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Comment rester présent dans la tempête ?
1 juin 2018

Sur le papier, tout le monde s’accorde à dire que vivre le moment présent est quand même ce qu’il y a de mieux à faire. Ça fait partie de ces vérités pleines de bon sens généralement acceptées, au même titre que “dormir 8h par jour” ou “boire 1l d’eau”. Oui mais. C’est tellement plus facile de profiter du présent quand on est sur une plage, les doigts de pied en éventail. Là, on peut lire le Pouvoir du moment présent, d’Eckart Tolle et acquiescer à chaque phrase. Tout le challenge est de kiffer le moment quand c’est le milieu de l’hiver, qu’il fait froid et moche et que “rien ne va”. Le vrai risque, ce n’est pas tellement de sortir du présent mais d’être mal, tout court. C’est de dénigrer ce qu’il y a devant soi, en ramenant tout à son aspect le plus négatif (la migraine, la rupture, le découvert ou le chômage), au point où ça masque tout le reste. Alors, voici 3 outils, qui sont comme 3 formules magiques, pour vous permettre de retrouver du feel-good rapidement, dans n’importe quelle situation, aussi merdique vous paraisse-t-elle.

“Et à part ça ?”

Ce premier outil va vous permettre de prendre du recul instantanément pour dézoomer du problème et le voir sous un autre angle. Prenez votre temps à chaque étape, la progression a son importance.

étape 1 : la purge

Dans un carnet ou face à une oreille bienveillante (fût-elle celle de votre animal de compagnie…), exprimez toutes les émotions et pensées qui vous viennent à l’esprit au sujet d’une situation. Ne vous censurez pas, au contraire, s’il y a un moment où vous avez le droit de ne pas être diplomate ou même poli-e, c’est bien celui-ci ! Cette étape est importante car vivre le moment présent, c’est de reconnaître ce qui est, en l’occurrence, des émotions difficiles sur un sujet.

ex : mon collègue est un odieux connard qui n’en glande pas une et qui fout toute l’équipe dans la merde, je le déteste, j’aimerais qu’il se fasse virer et ne plus voir sa sale gueule !

étape 2 : et à part ça ?

Maintenant que vous avez vidé votre sac, que pouvez-vous dire d’autre, sans vous répéter ? Si vous avez l’impression d’avoir dit tout ce qu’il y avait à dire, essayez de chercher des choses plus générales. Ne dites que des choses qui vous semblent vraies, si vous n’y croyez pas ou si vous avez l’impression de vous forcer à positiver, ça ne marchera pas.

ex : mon collègue va changer de département, d’ici quelques semaines, je ne le verrai même plus, à part ça, l’ambiance au sein de l’équipe est plutôt bonne, on vient de signer un nouveau client intéressant. Oh et il fait beau aujourd’hui, je vais déjeuner en terrasse.

étape 3 : et à part ça ?

L’étape 2 vous a permis de “neutraliser” la situation négative en la diluant parmi d’autres observations tout aussi vraies et tout aussi valables. Vous pouvez vous arrêter là si vous vous sentez mieux, mais vous pouvez aussi aller plus loin en allant cette fois chercher des choses positives que vous pouvez dire sur la situation elle-même, ou sur d’autres aspects du présent, qui vous font kiffer.

ex : j’ai quand même de la chance de bosser dans une boîte aussi cool où on se marre autant, et ce soir je vais à la boxe, j’ai trop hâte, tiens et si on se faisait une petite sortie dans la nature ce weekend ? Ah ça va être cool !

étape 4  : et à part ça ?  

Répétez l’étape 3 jusqu’à ce que vous ayez un énorme smile d’une oreille à l’autre et que votre collègue ne vous paraît plus si insupportable que ça (mieux, vous ne faites même plus attention à lui).

“Et c’est très bien comme ça !”

J’aime bien cet outil-là, car il permet de sortir du jugement. Et quand on sort du jugement automatique, on se rend compte que des situations qui semblent a priori négatives, sont en fait des opportunités de transformation, des sortes de cadeaux cachés. Même sans aller jusque là, ça permet tout simplement d’alléger la charge douloureuse d’une situation. Le challenge est minime, par rapport au bénéfice. Il consiste à :

Décrivez

la situation d’un point de vue factuel uniquement – si vous en avez gros sur la patate et ne vous sentez pas d’humeur objective, commencez-donc par une petite purge comme à l’exercice précédent.

Ex : Donald Trump est le président des Etats-Unis. J’ai une fracture à la cheville. Il n’y a plus de schokobons.

Rajoutez

“et c’est très bien comme ça parce que” et laissez votre imagination compléter.

Ex : Il n’y a plus de schokobons, et c’est très bien comme ça parce que… je vais pouvoir me prendre des Kinder country à la place ! Donald Trump est le président des Etats-Unis et c’est très bien comme ça, parce que si George Bush Jr. a permis à Obama d’être élu, alors celui ou celle qui va succéder à Trump sera vraiment génial !

Variante :

“Et c’est l’opportunité de”. Je me suis fracturé la cheville et c’est l’occasion de faire un vrai break, et d’être à l’écoute de mon corps. La grève des transports continue et c’est l’occasion de prendre mon vélo pour me déplacer. Plus j’utilise cet outil, plus j’arrive à me réjouir de trucs improbables. Si on décide de voir quelque chose comme une invitation à … plutôt qu’un obstacle, la vie peut vraiment devenir plus cool.

“Et j’ai toujours ce que je veux !”

Celui-ci, je l’adore ! Et en plus pas besoin de mode d’emploi particulier, il suffit juste de prononcer cette phrase, dans n’importe quelle circonstance. C’est la formule magique qui me redonne confiance quand j’ai un moment de doute. Je suis de nature impatiente alors parfois, quand je ne vois pas les choses se concrétiser tout de suite, je me mets à questionner mon projet, en me demandant si j’ai bien fait. Ou alors, quand je voulais vraiment, vraiment, mais vraiment, quelque chose, un job, un appart, un schokobon, et que la réponse est un NON sans appel, ça me fait beaucoup de bien de me rappeler que j’ai toujours ce que je veux. Donc, si je ne l’ai pas, c’est que ce n’était pas la meilleure réponse à mon désir profond. C’est donc qu’une autre réponse arrive, et que cet “échec” ou refus apparent est soit un bug soit une redirection, et ne doit surtout pas m’intimider, parce que j’ai toujours ce que je veux !

John Lennon l’a formulé d’une façon très jolie : « Everything will be okay in the end. If it’s not okay, it’s not the end. » Parce que ce qui rend le présent si précieux, c’est aussi qu’il ne dure pas. Vivre dans le présent, c’est vivre en sachant que ce moment là ne reviendra pas, et avec lui, pas uniquement les moment désagréables, mais aussi tous les trucs sympa. Alors accueillons à bras ouverts ce que la vie à nous donner, je vous assure, sous l’emballage de la bouse de vache, il n’y a que des cadeaux. 

Bienvenue

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Vous avez des idées, des envies, des projets plein la tête, mais du mal à passer à l’action ? Vous êtes au bon endroit !

Vous découvrirez comment dépasser le stress, le doute et la procrastination, accéder à vos talents cachés et créer tout ce dont vous rêvez 🖤

Kasia