Comment s’y mettre

Comment s’y mettre

Comment s’y mettre

5 juin 2019

Vous avez un truc important à faire. Un article à écrire, un dossier à boucler, ou tout simplement poser vos jours de congé. Seulement vous n’arrivez pas à vous y mettre. Cela vous « sort complètement de la tête », il y a toujours autre chose de plus urgent à gérer, si bien que vous repoussez de jour en jour. Ce serait plus facile à comprendre s’il s’agissait d’une tâche ingrate ou déplaisante, mais ce n’est pas toujours le cas. Il s’agit aussi d’activités qui vous font plaisir ou dont vous savez qu’elles auront plein d’effets bénéfiques.

Ce phénomène a longtemps été un mystère pour moi, et une expérience pénible en plus – à cause de tout le jugement qui va avec :
« T’as vraiment aucune excuse ! »
« C’est dingue de mettre autant de temps ! »
« Les autres y arrivent »
« Quelque chose cloche chez toi »

Si encore cet auto-harcèlement servait à quelque chose ! L’ironie est que plus on se fustige, moins on arrive à s’y mettre. Avec le risque de tuer sa passion au passage. C’est comme ça que j’ai arrêté d’écrire pendant plusieurs années. Chaque fois que je m’y mettais, je me disais que tout ce que je faisais était à jeter alors j’ai commencé à redouter, puis à esquiver, les séances de travail. Quand écrire ne me procurait plus aucun plaisir, j’ai arrêté.

A l’époque je ne connaissais pas le coaching mental. Je ne savais pas que mes jugements étaient optionnels ou que je pouvais changer mes pensées. Ceci dit, le perfectionnisme n’a pas disparu, la tentation de la procrastination non plus. Se coacher n’est pas une potion magique qui nous immunise contre le trash-talk de notre cerveau. Mais cela permet de limiter les dégâts.

Voici 3 façons de « hacker » la résistance qui se présente invariablement : 

 

#1 Accepter la difficulté

 

Plus je me dis que quelque chose devrait me venir facilement et être fluides, plus c’est fastidieux et la moindre imperfection m’irrite. Quand j’accepte la part de labeur et de pénibilité qui accompagne tout travail de création, les choses redeviennent plus légères. L’énergie que je perdais à me rebeller contre la difficulté ou à me juger est redirigée vers la résolution du problème. En plus, il y a un côté gratifiant à se lancer dans quelque chose d’inconfortable à dessein. Je me dis que je suis une warrior et je suis fière de moi.

 

#2 Alléger avant d’accélérer

 

Ma pensée automatique est souvent : « C’est trop, c’est trop dur ». C’est surtout le signe que j’essaie d’en faire trop d’un coup. Je veux aller vite, alors je charge la mule, mais c’est un piège car c’est comme ça que je perds du temps. Si vous avez 100kg de livres à déménager, vous préférez porter 2 cartons de 50 kg ou 10 cartons de 10 kg ? Vous pensez peut-être gagner du temps en faisant ça en deux fois, mais est-ce que c’est la façon la plus efficace ? Personne ne nous remettra une médaille du mérite parce qu’on aura bien morflé au passage.

 

#3 Préparer le terrain 

 

Steven Pressfield a écrit : « Le plus dur, ce n’est pas d’écrire. C’est de s’asseoir et de se mettre à écrire ». Une fois lancé, le mouvement s’alimente tout seul. En vous concentrant sur les gestes déclencheurs, vous mettez toutes les chances de votre côté. Cela commence par planifier. N’attendez pas d’avoir le temps pour faire quelque chose. Programmez un rendez-vous dans votre agenda, préparez ce dont vous aurez besoin, créez un cadre agréable pour travailler (ou faire du sport…). Et vous êtes déjà en train de le faire.

Peu importe ce qu’on vous dit, il n’est JAMAIS trop tard pour s’y mettre, changer d’avis, commencer ou renoncer à quelque chose. Alors ne renoncez pas, même si cela fait des mois que vous n’y arrivez pas. N’oubliez pas cependant que nos actions sont toujours alignées avec nos croyances profondes, qu’on s’en rende compte ou non. La meilleure façon de s’y mettre, c’est de checker ses pensées 😉

Qu’avez-vous à perdre ?

Qu’avez-vous à perdre ?

Qu’avez-vous  à perdre ?
9 mai 2019

Vous êtes sur le point de prendre une décision qui pourrait changer votre vie.

Mais vous hésitez encore. Vous pensez peut-être que si c’était vraiment la « bonne » décision, les choses seraient plus faciles, vous n’auriez pas de doutes ou de craintes. Bien sûr, vous avez envie d’y aller, mais votre esprit vous ramène toujours vers la « réalité » : qu’est-ce qui vous dit que ça va marcher ? Vous vous êtes déjà emballé-e par le passé et ça ne vous a pas toujours réussi. Bien sûr, « on n’a rien sans rien », vous en avez conscience, mais tout de même, c’est un gros risque que vous prenez et vous n’êtes pas sûr-e de très bien le vivre si ça ne se passait pas comme prévu.

Si vous vous trouvez dans cette situation en ce moment, rassurez-vous : tout se passe comme prévu.

Votre cerveau réagit comme il le ferait face à toute expérience inconnue : en vous mettant en garde. Est-ce que vous êtes bien sûr-e de vouloir aller explorer cette partie de la jungle ? Ok, ça a l’air très beau par ici, mais il pourrait y avoir des tigres ou autres créatures dangereuses qui pourraient vous dévorer ! Cela vous paraît un poil mélodramatique, tendez bien l’oreille pour entendre le scénario que vous êtes vous-même en train de dérouler dans votre tête. Je parie que vos pensées vont automatiquement vers ce qui ne pourrait pas marcher et tout ce que vous avez à perdre.

Accordons quelques minutes d’attention à ce que votre mental angoissé veut vous dire. Entendons ses arguments, mais j’ai déjà une petite idée de ce qu’il vous dira. Il va sans doute agiter le drapeau rouge de l’échec et de l’humiliation « Et tu vas passer pour quoi, hein ? Qu’est-ce qu’ils vont penser de toi les autres ? ». Il va vous mettre en garde contre tout ce que vous avez à perdre « C’est beaucoup d’argent quand même ! Et beaucoup de temps ! Ce n’est pas comme si tu n’étais pas déjà débordé-e… Tu ne veux pas attendre un meilleur moment ? »

Poussons le bouchon un peu plus loin. Plutôt que de sous-entendre que quelque chose pourrait mal se passer, allez directement au worst case scenario.

Quelle est la pire chose qui pourrait vous arriver ? Si vous perdiez tout ce que vous redoutez de perdre, que feriez-vous ? Comment vous sentiriez-vous ?

Ces questions ne sont pas confortables mais quand on s’autorise à pénétrer dans cet espace obscur, on y trouve une étonnante sérénité.

Celle qui vient avec la réalisation que, même si le ciel nous tombe sur la tête, même si on s’effondre, on pourra se relever. Si notre conjoint nous quitte, on y survivra. Si on se fait virer, on trouvera un autre job. Si on perd la face, on aura ses amis et ses proches pour se consoler. Si on perd de l’argent, on le regagnera.

En réalité, la pire chose qui puisse vous arriver, c’est d’éprouver une émotion désagréable. L’humiliation, le rejet, la déception, la peur. En gros, toutes celles que vous êtes DÉJÀ en train de ressentir par anticipation. Donc au pire du pire, vous reviendrez à la case départ. Même si votre projet échoue ou ne se passe pas comme prévu, ça ne peut pas être pire que maintenant.

En revanche, en ne le faisant pas, vous prenez le risque de vous priver de ce que vous pourriez gagner dans cette expérience. Puisque vous avez passé un moment à envisager le pire, il est équitable d’envisager également l’inverse. Quel serait le best case scenario pour vous ? Qu’avez-vous à gagner ? Quel genre de personne pourriez-vous devenir en vous lançant dans cette aventure (que votre projet réussisse ou échoue d’ailleurs). Placez-vous du point de vue de ce futur-vous. Imaginez ce que vous ressentiriez à l’idée d’avoir failli passer à côté de tout ça, parce vous êtes resté-e bloqué-e dans la peur.

 

Et si c’était ça, la pire chose qui pourrait vous arriver : passer à côté de vous-même ?

Bienvenue

Bienvenue

Vous avez des idées, des envies, des projets plein la tête, mais du mal à passer à l’action ? Vous êtes au bon endroit !

Vous découvrirez comment dépasser le stress, le doute et la procrastination, accéder à vos talents cachés et créer tout ce dont vous rêvez 🖤

Kasia

Quelle est la prochaine étape de votre vie ? Une question pour le découvrir

Quelle est la prochaine étape de votre vie ? Une question pour le découvrir

Quelle sera la prochaine étape de votre vie ?

1 mai 2019

Si vous vous sentez à un carrefour de votre vie, notamment professionnel, que vous hésitez en plusieurs options ou que n’avez pas la moindre idée de ce que sera la prochaine étape, je vous propose un exercice pour y voir plus clair. Il est parfois difficile d’accéder à nos véritables désirs. Il y a ce qu’on veut vraiment, et il y a la « voix de la raison » qui les filtre en fonction de votre tolérance au risque, à l’instabilité ou à l’échec. Notre intuition est une voix douce qui aime s’exprimer dans le silence. Mais quand l’Angoisse parle, c’est un cri strident qui masque tout le reste. A ce niveau, nous ne verrons que des problèmes, des obstacles et ce qu’il est impossible de faire. Pour au final, se sentir découragé-e-s et ne rien entreprendre 😒. Voici une autre approche, que j’ai moi-même testée (et validée). Préparez de quoi écrire car cela va solliciter votre imagination.

Que feriez-vous si vous touchiez 10 000 000 € ? Si demain vous gagnez au loto ou qu’un riche oncle fait de vous son unique héritier-e… Cela paraît inconcevable, mais imaginez tout de même. Comment dépenseriez-vous cet argent ? Qu’est-ce qui changerait – ou non – dans votre quotidien si vous n’étiez plus obligé-e de travailler pour vivre ? Cette question est moins triviale qu’il n’y paraît. Comment occuperiez-vous vos journées ? Quel type d’activités vous stimulerait ? Quel genre de défis auriez-vous envie de relever si l’argent n’était plus un problème ? Par ricochet, que feriez-vous si vous n’aviez pas peur d’échouer ? Si vous n’aviez pas l’enjeu de réussir à tout prix ?

J’ai fait cet exercice à un moment où je me sentais un peu perdue justement et je ne savais pas quelle direction prendre. Ce qui me brouillait la vue, c’était ma peur de me retrouver dans une situation financière inconfortable, de ne pas être en mesure de subvenir à mes besoins. Du coup, il y a des options qui étaient automatiquement exclues car trop risquées. En soi, c’est tout à fait naturel de vouloir à subvenir à ses besoins, accéder au nécessaire vital (logement, nourriture, habits, éducation, santé…) et même à un certain confort. Mais ça peut aussi se transformer en peur parfois irrationnelle de manquer ou de se retrouver en difficulté, qui nous fait tout simplement passer à côté de projets qui nous tiennent à coeur ou ne pas saisir d’opportunités par peur de l’incertitude créée par le changement.

En me plaçant à un niveau où l’argent n’est plus un problème, dans un état mental d’abondance et de sécurité, les choses sont devenues très claires. J’ai fait deux découvertes très intéressantes. Tout d’abord, j’ai pu accéder à des désirs et des envies beaucoup plus ambitieuses que le projet de me créer une vie confortable. J’ai compris que mon imagination n’avait vraiment aucune limite, que c’était moi-même qui me limitais dans ma façon d’envisager les choses.

Ensuite, et surtout, j’ai réalisé qu’accumuler l’argent ne m’intéressait pas tant que ça en fait. Une fois mes besoins basiques comblés et quelques lubies réalisées (au hasard, un loft avec terrasse à Paris, une jolie maison de plain-pied pour mes parents, un tour du monde et quelques oeuvres d’art), je me voyais continuer de travailler mais uniquement sur ce qui me passionne vraiment. A partir de ce moment, tout est devenu plus clair. J’ai décidé d’en faire ma priorité. Finies les hésitations : si je savais désormais quelle était la prochaine étape de ma vie.

C’est peut-être ça, la vraie richesse : savoir pourquoi on se lève le matin, identifier sa « mission » de vie, trouver de la joie dans son travail et se sentir utile. Et ça, ça vaut bien plus que 10 000 000 €.

***

J’ai vraiment hâte de découvrir ce que cet exercice a révélé pour vous ! Dites-moi tout 😁 Partagez-le en commentaire et n’oubliez pas de vous abonner, si ce n’est déjà fait 😉

Apprendre à échouer

Apprendre à échouer

MA VIE
8 avril 2019

Winston Churchill disait que le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme.
Imaginez ce que serait votre vie si vous n’aviez pas peur de l’échec. Si, après une déconvenue, vous arriviez à passer à autre chose sans ruminer pendant des semaines. Si l’échec vous inspirait de nouvelles actions au lieu de vous décourager. Après tout, la réussite est inévitable tant qu’on ne s’arrête pas avant d’avoir accompli son objectif. Mais qu’est-ce que ça veut dire, se planter en beauté ?

 

Savoir qu’on va tomber

 

Au judo, l’une des premières leçons est d’apprendre à tomber. Non pas « comment éviter la chute » mais « comment tomber sans se faire mal ». La chute est inévitable. D’ailleurs, une partie déterminante du combat se déroule au sol. Notre adversaire gagne quand il parvient à nous immobiliser (ou nous renverser sur le dos).

L’échec est d’autant plus difficile à vivre quand il nous prend par surprise mais quand on sait que c’est normal, on réagit différemment. Notre culture n’a d’yeux que pour les réussites, les champions et les faits glorieux, mais chaque victoire a été préparée par des dizaines voire des centaines d’échecs.

Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas. – Thomas Edison

Pour vous donner une vraie chance de réussir, anticipez tout ce qui pourrait vous faire échouer. Listez les obstacles sur votre route et préparez des solutions. Pour écrire cet article par exemple, j’ai coupé le wifi et mis mon téléphone en mode avion pour ne pas être tentée d’aller sur Instagram ou de jouer à Jelly Splash 🙈

 

Vivre ses émotions

 

La peur de l’échec, c’est la peur de se retrouver face à des émotions jugées intolérables. Soit nous évitons les situations « à risque » qui pourraient nous exposer à la déception, à l’humiliation, ou encore à la tristesse (la zone de confort ne n’appelle pas ainsi pour rien !). Soit nous essayons de « prendre sur nous », d’encaisser sans rien montrer, en nous punissant au moindre signe de « faiblesse ». Remarquez combien de fois vous vous dites alors :
« Arrête d’en faire des caisses »
« Ce n’est pas la fin du monde ! »
« Tu es bête de te mettre dans cet état pour si peu »

Savoir échouer, c’est accepter de vivre l’émotion brute au moment où elle se présente. Sans la juger mais sans la prolonger non plus. Méfiez-vous des émotions qui surgissent quand vous vous repassez le film des événements. La rumination, l’autoflagellation ou le ressentiment sont toxiques : votre corps produit autant d’hormones de stress que devant la situation initiale, comme si vous y étiez toujours.

En revanche, s’exposer régulièrement à certaines situations les rend moins stressantes. Quand on fait de la prospection commerciale par exemple, le taux de rejet est immense (90 à 95 %). Au début, c’est très difficile à vivre, puis, comme on s’y attend, on le prend moins à coeur, si bien qu’à la fin, on se concentre uniquement sur les 5 à 10% de personnes qui sont intéressées.

 

Faire de l’échec un allié

 

Pour cela, il faut d’abord arriver à ne pas prendre les choses personnellement (plus facile à dire qu’à faire, j’en conviens !).

Imaginez que vous trouviez un coffre-fort qui contient 100 millions d’euros. Pour les obtenir, il faut trouver la bonne combinaison. A mon avis, vous ne perdriez pas de temps à ruminer les mauvaises combinaisons : vous seriez sans doute trop occupé-e à en tester un maximum pour trouver la bonne !

L’échec n’est pas seulement inévitable, il est aussi nécessaire au succès. Quand un petit enfant se met debout pour la première fois, ses jambes sont encore trop frêles pour porter le poids de son corps et il tombe. Mais à force de tomber – et de se relever – les muscles de ses jambes se renforcent, jusqu’au jour où il tient tout seul. Vous imaginez si ce petit être s’était découragé et avait décidé de passer sa vie à quatre pattes ?

Echouer ne vous définit pas en tant que personne. C’est juste un bilan de vos actions.
On parle d’échec quand :
– les actions entreprises ne produisent pas le résultat escompté
– les actions nécessaires à la réussite n’ont pas été entreprises

L’échec a une vertu pédagogique – à condition bien sûr de savoir rectifier le tir, d’où l’expression « Errare humanum est, perseverare diabolicum. » C’est une invitation à changer votre approche, mais pas votre objectif. Peu importe le temps du trajet, si vous continuez d’avancer, vous finirez toujours par arriver à destination !

Comment trouver le temps de tout faire ?

Comment trouver le temps de tout faire ?

MA VIE
1 avril 2019

Si vous avez du mal à trouver le temps de faire les choses importantes pour vous, cet article pourrait vous intéresser. Même si votre agenda est rempli à ras bords, sachez que le problème vient plus de votre perfectionnisme que de votre charge de travail.
En vous empêchant de tenter votre chance, le perfectionnisme vous fait échouer avant même d’avoir commencé. A coup de phrases comme « Ça risque de me prendre du temps, et je n’en ai pas, alors je ne vais pas commencer ». Ou bien « Je ne peux pas le faire parfaitement, alors je ne vais pas le faire du tout. »
Et si au contraire vous pouviez le faire en 10 minutes ?
« Pff, mais c’est trop peu, on n’a rien le temps de faire en 10 minutes… » Non seulement on peut faire plein de choses en 10 minutes, mais en plus, c’est une excellente façon de court-circuiter ce défaitisme par anticipation.

 

On peut toujours trouver 10 min

Même dans une journée ultra chargée, on peut trouver au moins 10 minutes, fût-ce les 10 dernières minutes avant de vous coucher. Une journée de 24h où 10h seraient consacrées au travail, c’est 60 opportunités de trouver 10 minutes pour faire enfin ce truc qui nous attend. Sachant que le Français moyen passe plus de 5h devant un écran, on voit vite où on pourrait faire quelques coupes…

 

On peut tout faire en 10 min

Méditer. Préparer un repas. Ranger une pièce. Faire un workout. Passer ces deux coups de fils administratifs qui nous prennent la tête. On peut tout faire en 10 minutes. Je fais des mini-sessions de 10 minutes avec ma coach qui sont très efficaces. Plutôt que d’adapter votre planning à vos activités, adaptez vos activités à votre planning. Si vous ne disposez que de 10 ou 15 minutes (voire 5…), faites-en un jeu de produire quelque chose dans ces délais – c’est comme ça que je fais mes tâches ménagères !

 

Les bénéfices de 10 min par jour se cumulent

Certains projets demandent un réel investissement en temps. En découpant votre travail en étapes de 10 minutes, vous avez bien plus de chances d’en voir le bout qu’en attendant d’avoir enfin le temps. Après tout, 10 min x 7 jours x 52 semaines, cela fait 60h, soit l’équivalent d’une semaine de travail intensif. Pour paraphraser Tony Robbins, on surestime ce qu’on peut faire une semaine mais on sous-estime ce qu’on peut faire en un an.

 

La qualité de la quantité

On pense qu’il faut beaucoup de temps pour produire quelque chose d’intéressant, mais ce n’est pas la quantité de temps dont nous disposons qui compte, c’est la façon dont nous l’employons. 10 minutes d’attention pleine et entière, sans distractions, sans smartphone à proximité, valent mieux qu’une heure à multitasker. En plus, il y a de fortes chances qu’une fois lancé-e, vous ayez envie d’enchaîner sur une 2ème séance.

 

Une autre façon de travailler

Avoir des délais réduits nous force à être plus créatifs et plus efficaces, en simplifiant au maximum. On n’a pas le temps d’être perfectionniste quand on n’a que quelques minutes. Naturellement, le but n’est pas de ne travailler QUE par séances de 10 minutes. Il est bon de pouvoir aller en profondeur, de se donner 3 ou 4h pour aller au fond d’un sujet. Compresser au minimum les tâches peu critiques vous permettra justement de créer du temps pour ce qui compte vraiment pour vous.

Prenez une décision pour arrêter de vous prendre la tête

Prenez une décision pour arrêter de vous prendre la tête

Sortir de l’indécision

25 mars 2019

Imaginez l’espace mental disponible dont vous disposeriez si vous n’étiez pas tou- jours en train de douter. Si vous pouviez prendre une décision et avancer sans vous retourner. Pourquoi est-ce si difficile ? Parce qu’on veut prendre LA bonne dé- cision, celle qui nous évitera les erreurs et les regrets. Le problème, c’est qu’on passe beaucoup trop de temps à délibérer, alors que c’est dans l’action qu’on dé- couvre ce qui fonctionne ou pas. Si vous vous prenez la tête en ce moment, c’est qu’il y a une décision que vous n’arrivez pas à prendre. S’il n’y avait qu’une chose à retenir de cet article ce serait celle-ci : votre pire ennemi, ce n’est pas l’erreur, c’est l’indécision. 

Il n’y a pas de mauvaise décision

 

Toute décision est une action. Vos actions produisent des résultats. Ces résultats créent de nouvelles circonstances. Et, les circonstances sont toujours neutres. Tout le reste relève de vos pensées, de vos interprétations et de vos jugements.

Nos décisions entraînent des conséquences. Certaines sont perçues comme agréables, d’autres comme désagréables. Certaines se manifestent tout de suite, d’autres sont visibles sur le long terme. Dans tous les cas, ces conséquences ne sont pas responsables de nos états d’âme.

Quand vous vous sentez bien, ce n’est pas parce que vous avez pris la « bonne » décision. C’est parce que vous pensez avoir pris la bonne décision et que cette pensée vous fait du bien. A l’inverse, quand vous doutez de vos choix, ce n’est pas parce que vous vous êtes trompé-e mais parce que vous pensez que vous avez peut-être pris la mauvaise décision et que ce genre de pensée n’est pas agréable.

 

(suite…)

Comment tenir vos résolutions cette année ?

Comment tenir vos résolutions cette année ?

MA VIE
3 janvier 2019

Imaginez un monde « idéal », où on peut réaliser absolument tout ce qu’on veut. Aucun obstacle n’est insurmontable, on trouve une solution à chaque problème. C’est un monde où il suffit de penser à quelque chose, un projet, une envie, pour aussitôt en entreprendre la réalisation. Dans ce monde, il n’y a pas de procrastination, de doute permanent, de manque de confiance en soi qui tienne. Peu importe le temps que cela demande, chaque tâche est menée à terme et vous contemplez à chaque étape les résultats que vous avez créés. Dans ce monde-là, il est amusant de créer et de se challenger. Plus l’objectif paraît impossible et irréalisable, plus c’est fun. S’inscrire pour un marathon quand on n’a jamais couru de sa vie ? Eh pourquoi pas ! Ecrire un livre ? Reprendre ses études à 50 ans passées, pourquoi ce serait un problème ? (suite…)

Arrêtez d’attendre l’inspiration

Arrêtez d’attendre l’inspiration

Arrêter d’attendre l’inspiration

2 décembre 2018

J’adore écrire des articles pour ce blog. Le simple fait d’écrire me met en joie, et ce plaisir est décuplé quand vous me dites qu’un de mes articles vous a touché. Vraiment ! Il y a tellement d’activités et de distractions disponibles (sans parler du travail et des responsabilités de chacun) que les quelques minutes que vous prenez pour me lire m’honorent. Pourtant, je publie assez peu, ce qui peut sembler paradoxal avec ce que je dis juste au-dessus. Je culpabilise parfois de ne pas être aussi régulière que je le souhaiterais (même si au fond je sais bien que ça ne change pas grand chose pour vous que je publie une fois par semaine ou une fois par mois). Le fait est que je me suis fait la promesse tacite d’écrire uniquement quand je suis inspirée et quand je me sens bien. Cela va à l’encontre de tout ce que j’ai toujours lu et entendu sur la créativité. Les véritables professionnels de la création n’écrivent pas sous le coup de leurs émotions, dit-on, c’est même ce qui distingue l’amateur du professionnel. Ils sont disciplinés et ils ne s’autoriseraient jamais à sauter une séance de travail juste parce qu’ils ne le « sentent pas ». J’admire cette constance mais force est de constater que cette approche n’a jamais fonctionné pour moi. Je ne pense pas être la seule d’ailleurs, voilà pourquoi j’écris pour vanter les vertus de la procrastination. (suite…)

Apprendre à ne rien faire

Apprendre à ne rien faire

MA VIE
8 novembre 2018

La semaine dernière, j’étais en vacances. Rien d’extravagant, je suis restée chez moi, à m’adonner à mon activité préférée : ne rien faire pendant quelques jours. Et par « rien », j’entends bien sûr rien de « productif », « utile » ou qui s’apparente un tant soit peu à du travail.  Eh bien, c’est moins facile qu’il n’y paraît. Ne rien faire pendant une journée, ça va, ça s’appelle un weekend, mais sur toute une semaine, ça m’a fait bizarre. Il y avait un inconfort, surtout les premiers jours. Mon cerveau attendait sa dose quotidienne d’hormones du stress, et sans deadline ou to-do-list, il s’est senti désemparé. « C’est comme ça que tu comptes passer ta semaine, allongée dans le canapé ? Tu es sûre que tu n’as pas un truc un peu plus utile ou au moins créatif à faire ? » Eh bien oui, c’est le principe d’un break ! Pas d’injonctions, pas de livrables, pas d’efforts à fournir. Une partie de moi aurait aimé que je consacre cette semaine à refaire mon book pro, à écrire plein d’articles d’avance pour le blog ou au moins à faire 1h de sport par jour. Mais il s’est avéré que lire sous la couette, comparer des modèles d’extracteurs de jus, et ranger mes placards m’a procuré plus de joie (sans parler du spa ou du shopping qui s’en est suivi…). J’ai écrit cet article pour celles et ceux qui ont encore du mal à s’octroyer ces moments rien qu’à eux, pour ceux qui ne voient pas l’intérêt de ne rien faire : ceci est pour vous !

Avez-vous remarqué qu’on ne ne fait jamais « rien » quand on ne « fait rien » ? Ce qu’on fait, c’est se faire plaisir. On s’adonne à des activités qui n’ont d’autre but que de nous rapprocher de nous-mêmes. Et ça suffit : il n’y a pas besoin de les rendre productives, de joindre « l’utile à l’agréable ». Etre et faire ne sont pas opposés : il y a de l’action dans l’Etre, et on peut prendre plaisir à Faire. Mais c’est intéressant d’observer le bouillonnement de l’Ego qui réclame une tâche, une activité, n’importe quoi pour s’occuper, pour confirmer l’identité à laquelle il est tant attaché. Cette agitation masque une vérité essentielle : l’Etre se suffit à lui-même, il n’y a rien à prouver, à produire ou à améliorer. Et c’est une douce réalisation dont le stress du quotidien nous prive.

J’ai longtemps eu peur du vide. Peur irrationnelle d’être confrontée à l’insatisfaction, au manque, à l’ennui, et tout le cortège d’émotions négatives que ça peut libérer. Par l’éducation que j’ai reçue, j’ai associé loisir et paresse pure et simple. Donc non seulement je n’arrivais jamais à vraiment déconnecter pendant les moments de détente, mais en plus, je me jugeais constamment pour ces moments « non-productifs ». Ces pensées parasitaient mon repos et m’empêchaient d’en récolter tous les fruits. Si je suis tout à fait honnête, la tentation de retourner vers ces pensées est constante, mais avec le temps, j’ai moins de mal à les écarter pour me concentrer sur des choses plus amusantes.

J’ai vraiment compris les vertus du « vide » quand j’ai réalisé que mes meilleures idées me venaient quand je ne faisais rien. Pas juste des idées d’ailleurs, des pensées, des moments eurêka et des petites épiphanies personnelles (ce que j’appelle un « tilt »). En réalité, je n’ai jamais autant d’idées créatives que quand je me détends. Ça vaut tous les brainstormings du monde. D’ailleurs, tous ceux dont le travail consiste de près ou de loin à trouver des solutions, proposer des concepts ou créer de quelque manière que ce soit, devraient envisager leurs vacances comme un investissement très précieux pour leur carrière. Pourquoi se limiter à la vie professionnelle d’ailleurs ? Dès qu’on fait un peu de place, dans sa penderie ou dans sa tête, on invite quelque chose (ou quelqu’un…) de nouveau dans sa vie.

Il y a plusieurs façons de faire le vide : se débarrasser de ce qui nous encombre ou ne nous sert plus, faire des choix qui nous amènent à renoncer au moins temporairement à certaines choses ou activités (ou personnes). D’une façon globale, c’est se détacher du monde extérieur. C’est une qualité de présence à ce qu’on fait. On écarte les distractions (les pensées ou les tâches) pour se consacrer pleinement à ce qui est devant nous, ou en nous. Faire le vide entre le monde et soi, c’est prendre conscience que nous ne sommes pas que notre environnement immédiat. Notre corps, notre métier, notre famille, même nos goûts, ne suffisent pas à nous définir entièrement. Notre santé mentale tient parfois à cette pellicule de « vide » entre notre monde extérieur et notre monde intérieur.

Le vide, c’est aussi le silence. Celui qui nous permet enfin d’entendre la voix de notre intuition, qui est souvent recouverte par le « bruit » du monde extérieur (ou de nos propres pensées). Alors il est temps de prendre un vrai moment de break. Ça peut être le temps d’un weekend, d’un jour off ou même d’une pause déjeuner. En vérité, la durée n’est pas importante, du moment que vous êtes pleinement avec vous-même. Pas besoin de partir sur une île déserte, quelques inspirations profondes, en fermant les yeux, peuvent suffire à vous propulser vers un véritable voyage intérieur 🙂 Vous m’en direz des nouvelles 😉

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