Se reconvertir, oui mais dans quoi ?

Se reconvertir, oui mais dans quoi ?

PROJETS
30 octobre 2019

 Cela fait quelques années déjà que vous travaillez pour la même entreprise et vous avez l’impression d’avoir fait le tour du poste. Vous aimeriez passer à autre chose mais vous ne savez pas vraiment quoi. Peut-être que c’est votre entreprise qui vous pousse vers le départ, ou bien vous êtes sans activité en ce moment, et vous vous demandez quelle sera votre prochaine étape de votre carrière. De toute façon, travailler quarante ans dans la même boîte devient de plus en plus rare. « Alors, tu veux faire quoi plus tard ? » Et vous qui pensiez que vous en aviez fini avec cette maudite question! Voici quelques conseils pour vous aider à découvrir votre prochaine incarnation professionnelle.

Posez vous les bonnes questions

Faire un bilan de compétences ou se faire coacher dans ces moments de transition est un bon point de départ (en toute subjectivité 😛). Toutefois, n’attendez pas des réponses magiques, même si ce serait parfois bien pratique si quelqu’un pouvait nous dire une fois pour toutes pour quel métier nous sommes faits. C’est une décision que personne ne peut prendre à votre place.

Et si vous ne le savez pas ? Ne vous arrêtez pas à ce constat et continuez de creuser.

Voici quelques questions à vous poser avec un carnet et un stylo :

Quel poste accepterais-je si je n’avais pas besoin de gagner de l’argent ?

Qu’est-ce que je ferais si je n’avais pas peur de me planter ?

Qu’est-ce qui me fait peur et envie à la fois ?

Combien d’argent ai-je envie de gagner par mois ? Que faudrait-il que je propose pour gagner plus ? Qu’accepterais-je en échange de gagner moins ?

Qu’est-ce que je pourrais faire même sans être payé ?

Qu’est-ce qui  me vient naturellement ? 

    Suivez votre curiosité

    A l’issue de ce questionnaire, vous avez peut-être des pistes mais rien qui ressort particulièrement. Vous aimeriez être de ceux qui ont une passion bien identifiée et qui n’attendent que l’opportunité de se lancer. Pourtant, transformer sa passion en métier n’est pas toujours une bonne idée (voir un article précédent).

    Dans son livre Big Magic, Elizabeth Gilbert explore l’idée que la passion est « overrated ». Elle propose de la remplacer par la curiosité. Après tout, on n’aime que ce qu’on connaît, et pour apprendre à connaître, il faut avoir la curiosité d’aller chercher quelques informations.

    Quels secteurs / domaines vous intéressent assez pour vous donner envie d’en savoir plus ? Choisissez-en 3 max et menez votre enquête.

    Faites des tests terrain

    Ne vous contentez pas de savoirs théoriques pour autant. Le meilleur moyen de savoir si quelque chose vous convient, c’est encore de la tester !

    Longtemps j’ai rêvé d’être journaliste, et puis, j’ai décroché un stage d’été dans un grand journal. Là, j’ai compris que l’idée que je me faisais de ce métier ne correspondait pas tout à fait au quotidien de la profession. Ce reality check m’a fait gagner beaucoup de temps et je n’ai jamais regretté de ne pas avoir continué dans cette voie.

    A défaut de faire un stage, essayez de vous faire une idée concrète du métier ou secteur qui vous intéresse. Vous pouvez par exemple interroger des personnes qui font ce que vous rêvez de faire, passer des entretiens pour échanger avec les RH d’une entreprise qui vous plaît, voire accepter des missions en deçà de vous compétences réelles, juste pour voir l’envers du décor. Quand on veut être comédien-ne, on commence souvent par faire de la figuration. Demandez-vous quel serait l’équivalent de la figuration dans votre « secteur » et commencez par-là.

    Vous sentirez assez vite si vous avez envie de persévérer ou non.

    Pour finir, souvenez-vous que vous écrivez votre propre histoire. Un projet professionnel, c’est un peu comme une histoire d’amour. Personne ne peut vous dire par avance si ça va marcher ou non. Pour cela, il faut se lancer ! 

    Et si vous voulez en parler, vous savez où me joindre 🙂 kasia@allislove.fr 

    Avoir de meilleures idées

    Avoir de meilleures idées

    PROJETS
    9 octobre 2019

    Aimeriez-vous savoir comment travailler plus vite, avoir des idées plus percutantes et trouver des solutions plus rapidement ? Le tout sans pilule (ou appli) miracle…

    Le secret de la créativité et de la productivité n’est pas très sexy mais il est accessible à chacun : il s’agit de votre capacité de concentration. Plus exactement, d’un état de concentration maintenu pendant une durée significative, qui permet d’accéder à votre « zone de génie » (ou état de flow). Encore faut-il arriver à se concentrer quand le monde entier conspire pour vous distraire. A commencer par votre messagerie et vos collègues (ou votre conjoint…).

    Alors oui, vous pouvez couper les notifications sur votre téléphone, mais que faire contre les interruptions extérieures ? 

    Quand j’étais étudiante, j’aimais aller travailler à la bibliothèque universitaire. C’est un endroit silencieux, où l’on n’entend que le bruit des pages qui se tournent ou des doigts sur le clavier. Il y a toujours quelqu’un en charge pour maintenir le calme en « chutant » les bavards.

    Ce n’est pas tant que le silence est propice à la concentration. D’ailleurs j’aime aussi travailler dans les cafés pour les raisons opposées : tous les sons se fondent comment une paroi qui me met dans une bulle de travail.

    C’est que chaque interruption nous fait perdre du temps et le fil de nos pensées. Il paraît qu’au bureau, on est interrompu en moyenne toutes les 11 minutes : pas étonnant que la productivité soit meilleure en télétravail !

    On pourrait avoir l’impression que la concentration est un état précaire, impossible à atteindre dans un open space ou dans une pièce avec des enfants qui jouent. Je ne dis pas que c’est l’idéal pour travailler, mais il existe de nombreux contre-exemples pour nous montrer que c’est possible.

    On pense que ce sont les autres qui nous interrompent, quand en réalité, c’est nous qui nous laissons interrompre. Ça peut paraître minime mais c’est toute la différence entre quelqu’un qui n’arrive pas à se concentrer à moins d’être dans le silence complet et quelqu’un qui arrive à travailler quelles que soient les circonstances. Cela pourrait être vous.

    Partez du principe que :

    1. la concentration est votre état naturel quand vous vous mettez au travail. Un peu comme le sommeil est votre état naturel la nuit, quand vous êtes fatigué-e. Vous n’avez rien de particulier à faire, à part ne pas vous laisser déconcentrer
    2. personne ne peut vous déconcentrer, c’est vous qui décidez de détourner votre attention (quelquefois avec raison : s’il y a une détonation ou un bruit alarmant autour de vous, il est bon de pouvoir sortir de votre « flow »)

    Demandez-vous pourquoi vous vous laissez distraire aussi facilement.

    Voici mes raisons :

    • Un message sur mon téléphone me fait plus plasir que de faire ma compta (gratification immédiate VS bénéfice lointain)
    • quand je n’y arrive pas du premier coup (faible résistance à la frustration)
    • quand j’ai envie de faire autre chose (procrastination)
    • quand j’ai faim (hypoglycémie)

    En revanche, je me laisse rarement distraire par les autres. J’ignore les mails entrants ou les appels (sauf urgence). Quand on me demande quelque chose, je fais des réponses aussi courtes que possible, et, j’avoue, je suis cette personne « désagréable » qui vous demande si vous pouvez parler moins fort (ou qui met des boules quiès).

    En fait, la capacité à se concentrer est directement corrélée à notre capacité à dire non. Non à la gratification immédiate, non aux requêtes des autres, non à la peur de froisser quelqu’un ou qu’on ait une mauvaise opinion de vous. C’est la monnaie d’échange pour travailler mieux et moins, mais aussi, et surtout, pour être pleinement nous-mêmes et créer ce qu’on a envie.

    ***

    Une meilleure concentration, c’est l’un des nombreux bénéfices d’un coaching. En apprenant à accepter vos pensées sans vous laisser envahir par elles, vous vous laisserez moins déconcentrer par toutes ces phrases dans votre tête qui vous disent : « Laisse-tomber » « C’est impossible » « Tu n’y arriveras pas ». Commencez dès aujourd’hui : je vous attends sur 😊 kasia@allislove.fr 

    Faire plusieurs choses à la fois

    Faire plusieurs choses à la fois

    PROJETS
    25 septembre 2019

    Le multitasking a mauvaise presse et sur le principe, je comprends pourquoi. Faire une seule chose à la fois est plus efficace et plus productif. Seulement dans nos vies professionnelles, nous sommes souvent amenés à travailler sur plusieurs projets en même temps. Un lancement de produit ET la refonte du site internet. Un appel d’offre ET un processus de recrutement. Par ailleurs, nous avons aussi des vies perso bien remplies, des enfants (ou des animaux) dont il faut s’occuper, des marathons qu’on veut préparer, des romans qu’on souhaite écrire et des amis qu’on aimerait voir plus d’une fois par an.

    L’idée qu’on ne peut faire bien qu’une seule chose à la fois peut alors sembler très décourageante et nous place devant des choix impossibles à faire. Mes enfants ou ma santé mentale ? Mon couple ou mon épanouissement personnel ? L’écriture ou la photographie ? Au final, on passe plus de temps à se demander ce qu’on doit faire, plutôt que de le faire vraiment.

    Voici trois principes qui vous permettront de mener de front plusieurs projets sans exploser la charge mentale.

    On ne peut pas tout faire, mais on peut faire ce qui est vraiment important.

    Le temps que nous avons chaque jour est limité à 24h. Cela laisse du temps pour faire pas mal de choses mais peut-être pas TOUT ce qu’on voudrait. Par conséquent, il faut faire des choix. Mais ne mettez pas en concurrence deux choses essentielles pour vous, comme votre sommeil et votre vie de famille.

    Le choix doit se faire entre ce qui est vraiment important – et par là j’entends ce qui est important pour VOUS – et ce qui n’est pas absolument nécessaire.

    J’ai décidé par exemple que filmer de nouvelles vidéos youtube n’était pas la priorité du moment, même si j’aime ça. En revanche, publier un article par semaine sur le blog est non négociable.

    On peut faire plusieurs choses à la fois, mais pas en même temps.

    Faire du « monotasking » localisé à l’intérieur de mon « multitasking » global, voilà le secret de l’équilibre. Une chose après l’autre, comme à l’école, où on avait plusieurs matières, on faisait d’abord du français pendant deux heures, et ensuite des maths, jamais les deux en même temps. En parlant d’école, rien de tel que de revenir aux « basiques ». Créer un cadre propice à la concentration. Noter ce qui doit être fait dans le calendrier. Diviser les gros projets en plusieurs tâches concrètes. Finir une tâche avant d’en commencer une autre. Ça paraît simpliste mais ça change la vie.

    On peut faire des choses différentes si elles vont dans le même sens

    Faire plusieurs choses en même temps, c’est un peu comme la voiturage : ça ne marche que si tout le monde veut aller au même endroit. Il en est de même pour les projets. Si le but est le même, ils peuvent se renforcer mutuellement, même s’ils sont très variés. Apprendre à vendre ses prestations est tout aussi important que de développer son portfolio, si l’objectif final est de vivre de sa créativité. A vous de trouver le fil rouge. S’il ne vous saute pas aux yeux, faites deux pas en arrière et considérez « the bigger picture ». Quel genre de vie avez-vous envie de mener ? Quel genre de personne avez-vous envie d’être ? Et en quoi les projets sur lesquels vous travaillez vous permettent de le devenir ? Et quels sont ceux qui vous en empêchent ?

    Bon c’est sûr, ça fait pas mal de questions existentielles d’un coup. Je vous conseille de vous poser une heure ou deux avec vous-même pour trouver vos réponses. Faire un coaching, c’est aussi l’opportunité de les découvrir. En tant que coach, je ne vais pas vous dire ce que vous devez faire, mais je peux vous aider à identifier vos priorités, vos envies et vos obstacles, au cas par cas. Quand on sait où on va et pourquoi on fait ce qu’on fait, le mélodrame du quotidien disparaît, et les résultats concrets apparaissent. Ecrivez-moi pour une consultation gratuite 😊 kasia@allislove.fr

    Voyager en solo

    Voyager en solo

    Il y a voyager et voyager seul-e. L’un n’est pas nécessairement mieux que l’autre. C’est juste une expérience différente, non-interchangeable, qui mérite d’être vécue au moins une fois dans sa vie. Les appréhensions que vous éprouvez font intégralement partie de l’expérience. Si vous pensez que que pour partir à l’aventure il faut être particulièrement courageux (ou célibataire…), détrompez-vous. Le voyage en solo est avant tout l’occasion de découvrir des choses essentielles sur soi et de repousser nos propres limites. Voici les leçons que j’ai glânées de 10 ans de voyages en solo.

    On n’est jamais vraiment seul-e

    A moins de faire une retraite dans la montagne ou dans un désert, on est amené à croiser beaucoup de personnes différentes. Il y a les autres voyageurs solo, mais il y a tous ceux qui contribuent à votre voyage : le chauffeur du taxi qui vous amène à votre hôtel, la marchande de bibelots au marché, la serveuse du café où vous allez choper du wifi gratuit. Il suffit d’un sourire ou d’un bonjour, comment allez-vous pour faire connaissance. Le but n’est pas d’éviter la solitude. C’est elle qui va vous aider à aller vers les autres plus facilement. On ressent moins ce besoin quand on est en groupe ou en couple. On peut toujours se lier d’amitié avec n’importe qui, mais en solo, on en a vraiment envie.

    On apprend à se débrouiller

    Pourquoi partir au bout du monde, dans un pays dont vous ne parlez pas la langue, sans personne pour vous assister ? Il serait plus logique de rester au chaud à la maison… Mais l’envie d’aventure et de déouverte est plus forte. Seul-e, dans un pays lointain, vous réaliserez que vous êtes plus fort-e que vous ne le croyez. Retrouver son chemin même sans google maps, échanger avec les locaux même sans parler leur langue, gérer n’importe quelle situation. C’est le genre d’aventures qui renforcera votre confiance en vous et dont vous rappelerez avec fierté. Si vous avez été capable d’escalader un volcan, vous trouverez le courage de demander une augmentation…

    On s’oublie momentanément

    Voyager seul-e offre une expérience plus immersive, presque contemplative. Les nouvelles choses qu’on découvre nous rendent plus présents, plus à l’écoute de nos sensations. Chaque jour nous sommes dans l’action et la découverte. Pour les esprits angoissés, c’est l’antidote parfait à la rumination. Notre cerveau adore apprendre et pendant que nous absorbons toutes ces nouveautés, nous ne pensons plus à notre quotidien, nos complexes, nos problèmes. Sans personne pour nous rappeler qui nous sommes, c’est fort plaisant de pouvoir être n’importe qui, d’expérimenter de nouvelles identités (je me suis découvert une âme de casse-cou par exemple…) ou de dépasser ses propres limites.

    Et on se redécouvre…

    Tout ce temps passé en solo est une formidable occasion de faire connaissance avec vous-même. La distance avec votre quotidien vous permettra de voir votre vie sous un angle nouveau, de prendre du recul, de réfléchir à vos envies, et de décider dans quelle direction vous voulez avancer. Loin du jugement de votre entourage, vous pouvez laisser libre cours à vos rêves les plus fous, et vous rendre compte qu’ils ne sont peut-être pas si fous finalement. Chaque expérience de voyage en solo a été l’occasion de me rendre compte que ce qu’on appelle « l’identité » est en fait un ensemble de pensées et d’habitudes. Si le voyage vous permet de découvrir qui vous êtes quand vous n’essayez pas de répondre aux attentes des autres, vous réaliserez aussi que vous pouvez être n’importe qui et surtout, qui vous souhaitez être 💫

    Pas de vacances à l’horizon prochainement ? La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas besoin de partir au bout du monde pour faire l’expérience du voyage intérieur. Se faire coacher est une autre façon de faire face à vos peurs, de les dépasser et de découvrir vos envies profondes. Faites-moi coucou pour en discuter  💁‍♀️ kasia@allislove.fr 

    Bienvenue

    Bienvenue

    Vous avez des idées, des envies, des projets plein la tête, mais du mal à passer à l’action ? Vous êtes au bon endroit !

    Vous découvrirez comment dépasser le stress, le doute et la procrastination, accéder à vos talents cachés et créer tout ce dont vous rêvez 🖤

    Kasia

    PROJETS
    14 décembre 2019

    Il y a voyager et voyager seul-e. L’un n’est pas nécessairement mieux que l’autre. C’est juste une expérience différente, non-interchangeable, qui mérite d’être vécue au moins une fois dans sa vie. Les appréhensions que vous éprouvez font intégralement partie de l’expérience. Si vous pensez que que pour partir à l’aventure il faut être particulièrement courageux (ou célibataire…), détrompez-vous. Le voyage en solo est avant tout l’occasion de découvrir des choses essentielles sur soi et de repousser nos propres limites. Voici les leçons que j’ai glânées de 10 ans de voyages en solo.

    On n’est jamais vraiment seul-e

    A moins de faire une retraite dans la montagne ou dans un désert, on est amené à croiser beaucoup de personnes différentes. Il y a les autres voyageurs solo, mais il y a tous ceux qui contribuent à votre voyage : le chauffeur du taxi qui vous amène à votre hôtel, la marchande de bibelots au marché, la serveuse du café où vous allez choper du wifi gratuit. Il suffit d’un sourire ou d’un bonjour, comment allez-vous pour faire connaissance. Le but n’est pas d’éviter la solitude. C’est elle qui va vous aider à aller vers les autres plus facilement. On ressent moins ce besoin quand on est en groupe ou en couple. On peut toujours se lier d’amitié avec n’importe qui, mais en solo, on en a vraiment envie.

    On apprend à se débrouiller

    Pourquoi partir au bout du monde, dans un pays dont vous ne parlez pas la langue, sans personne pour vous assister ? Il serait plus logique de rester au chaud à la maison… Mais l’envie d’aventure et de déouverte est plus forte. Seul-e, dans un pays lointain, vous réaliserez que vous êtes plus fort-e que vous ne le croyez. Retrouver son chemin même sans google maps, échanger avec les locaux même sans parler leur langue, gérer n’importe quelle situation. C’est le genre d’aventures qui renforcera votre confiance en vous et dont vous rappelerez avec fierté. Si vous avez été capable d’escalader un volcan, vous trouverez le courage de demander une augmentation…

    On s’oublie momentanément

    Voyager seul-e offre une expérience plus immersive, presque contemplative. Les nouvelles choses qu’on découvre nous rendent plus présents, plus à l’écoute de nos sensations. Chaque jour nous sommes dans l’action et la découverte. Pour les esprits angoissés, c’est l’antidote parfait à la rumination. Notre cerveau adore apprendre et pendant que nous absorbons toutes ces nouveautés, nous ne pensons plus à notre quotidien, nos complexes, nos problèmes. Sans personne pour nous rappeler qui nous sommes, c’est fort plaisant de pouvoir être n’importe qui, d’expérimenter de nouvelles identités (je me suis découvert une âme de casse-cou par exemple…) ou de dépasser ses propres limites.

    Et on se redécouvre…

    Tout ce temps passé en solo est une formidable occasion de faire connaissance avec vous-même. La distance avec votre quotidien vous permettra de voir votre vie sous un angle nouveau, de prendre du recul, de réfléchir à vos envies, et de décider dans quelle direction vous voulez avancer. Loin du jugement de votre entourage, vous pouvez laisser libre cours à vos rêves les plus fous, et vous rendre compte qu’ils ne sont peut-être pas si fous finalement. Chaque expérience de voyage en solo a été l’occasion de me rendre compte que ce qu’on appelle « l’identité » est en fait un ensemble de pensées et d’habitudes. Si le voyage vous permet de découvrir qui vous êtes quand vous n’essayez pas de répondre aux attentes des autres, vous réaliserez aussi que vous pouvez être n’importe qui et surtout, qui vous souhaitez être 💫

    Pas de vacances à l’horizon prochainement ? La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas besoin de partir au bout du monde pour faire l’expérience du voyage intérieur. Se faire coacher est une autre façon de faire face à vos peurs, de les dépasser et de découvrir vos envies profondes. Faites-moi coucou pour en discuter  💁‍♀️ kasia@allislove.fr 

    Trouver l’équilibre

    Trouver l’équilibre

    Trouver l’équilibre

    26 juin 2019

    Nous sommes nombreux-ses à rechercher « l’équilibre », ce point élusif où tous les domaines de notre vie s’accorderaient enfin. Vie pro & vie perso, carrière & famille, temps pour les autres & temps pour soi… En théorie.

    On met beaucoup d’énergie à jongler entre plusieurs priorités, on se culpabilise de ne pas faire aussi bien partout, on minimise les succès qu’on obtient dans un domaine parce qu’on pense avoir échoué dans un autre.

    D’où nous vient cette idée que pour nous sentir bien et fier-e-s de nous, il faudrait qu’on soit accompli-e-s dans tous les domaines simultanément ? Peut-être de l’idée que nous (= nous les femmes) arrivons à un moment dans l’histoire où nous pouvons tout avoir : corps, carrière, conjoint, enfants, succès, beauté… Ce message de libération est devenu une injonction pour beaucoup qui, faute d’avoir TOUT le package ont le sentiment que leurs accomplissements ne valent RIEN.

    La promesse de « l’équilibre », c’est de nous sentir enfin en paix, « quand ». Quand on aura coché toutes les cases. Quand tout le monde sera content. Quand on aura réussi partout. Alors seulement on s’autorisera à nous sentir satisfait-e-s et comblées. Pour un court moment bien sûr puisque l’équilibre ne dure jamais.

    Il y a une croyance limitante là-dessous : celle où nous aurions besoin de prouver notre valeur, aux yeux des autres d’abord, pour pouvoir la voir par nos propres yeux. Nous partons en quête de validation externe, de trophées et de preuves concrètes de notre valeur, comme si, de base, nous n’en avions aucune.

    Le problème n’est pas d’avoir plusieurs projets / envies en même temps. Ça, c’est juste de l’organisation, du time-management et un peu de coaching. Le problème est de perdre notre énergie dans des impasses. Chercher sa valeur à l’extérieur de soi, c’est comme essayer de remplir le tonneau percé des Danaïdes. Vous pouvez essayer, si vous êtes assez rapides (= si vous travaillez dur), vous pouvez même avoir l’illusion temporaire que ça marche, mais une seconde d’inattention et tout s’écroule. Si vous vous sentez constamment épuisé-e, l’envie de rien, déprimé-e vous avez peut-être l’un de ces gouffres énergétiques dans votre vie.

    Vous ne trouverez pas l’équilibre, ou tout autre terme pour désigner cet état de réconciliation intérieure, dans le monde. Le monde est foncièrement déséquilibré, l’avez-vous remarqué ? Le monde est en perpétuel mouvement. La vie s’en fout pas mal de la juste répartition des heures de la journée en fonction des priorités du moment. La vie s’en fout que vous ayez atteint vos objectifs, que vous soyez planté ou que vous ne fassiez jamais de sport.

    La vie impose ses saisons. Des moments où un certain domaine réclame plus d’attention, d’énergie et de concentration que d’habitude. La saison des examens et concours. Les débuts (ou la fin) d’une histoire d’amour. La création d’une entreprise. Des travaux dans la maison. La naissance d’un enfant. Un deuil.

    Et l’équilibre dans tout ça ? L’équilibre vous attend, là où il a toujours été, à côté de l’Estime de soi, de l’Amour Inconditionnel, de l’Abondance et de la Paix : en vous.

    La vie vous fournit les matériaux mais VOUS êtes l’artiste créateur de votre propre vie.

    VOUS êtes la force qui équilibre les choses, qui prend note des inégalités et qui répartit l’énergie. Qui donne du sens aux saisons et qui décide quand il est temps de passer à autre chose.

    C’est VOUS qui trouvez l’équilibre dans le déséquilibre. La perfection dans l’imperfection. Le havre de paix dans la tempête.

    Welcome home 😌💫

    Comment s’y mettre

    Comment s’y mettre

    Comment s’y mettre

    5 juin 2019

    Vous avez un truc important à faire. Un article à écrire, un dossier à boucler, ou tout simplement poser vos jours de congé. Seulement vous n’arrivez pas à vous y mettre. Cela vous « sort complètement de la tête », il y a toujours autre chose de plus urgent à gérer, si bien que vous repoussez de jour en jour. Ce serait plus facile à comprendre s’il s’agissait d’une tâche ingrate ou déplaisante, mais ce n’est pas toujours le cas. Il s’agit aussi d’activités qui vous font plaisir ou dont vous savez qu’elles auront plein d’effets bénéfiques.

    Ce phénomène a longtemps été un mystère pour moi, et une expérience pénible en plus – à cause de tout le jugement qui va avec :
    « T’as vraiment aucune excuse ! »
    « C’est dingue de mettre autant de temps ! »
    « Les autres y arrivent »
    « Quelque chose cloche chez toi »

    Si encore cet auto-harcèlement servait à quelque chose ! L’ironie est que plus on se fustige, moins on arrive à s’y mettre. Avec le risque de tuer sa passion au passage. C’est comme ça que j’ai arrêté d’écrire pendant plusieurs années. Chaque fois que je m’y mettais, je me disais que tout ce que je faisais était à jeter alors j’ai commencé à redouter, puis à esquiver, les séances de travail. Quand écrire ne me procurait plus aucun plaisir, j’ai arrêté.

    A l’époque je ne connaissais pas le coaching mental. Je ne savais pas que mes jugements étaient optionnels ou que je pouvais changer mes pensées. Ceci dit, le perfectionnisme n’a pas disparu, la tentation de la procrastination non plus. Se coacher n’est pas une potion magique qui nous immunise contre le trash-talk de notre cerveau. Mais cela permet de limiter les dégâts.

    Voici 3 façons de « hacker » la résistance qui se présente invariablement : 

     

    #1 Accepter la difficulté

     

    Plus je me dis que quelque chose devrait me venir facilement et être fluides, plus c’est fastidieux et la moindre imperfection m’irrite. Quand j’accepte la part de labeur et de pénibilité qui accompagne tout travail de création, les choses redeviennent plus légères. L’énergie que je perdais à me rebeller contre la difficulté ou à me juger est redirigée vers la résolution du problème. En plus, il y a un côté gratifiant à se lancer dans quelque chose d’inconfortable à dessein. Je me dis que je suis une warrior et je suis fière de moi.

     

    #2 Alléger avant d’accélérer

     

    Ma pensée automatique est souvent : « C’est trop, c’est trop dur ». C’est surtout le signe que j’essaie d’en faire trop d’un coup. Je veux aller vite, alors je charge la mule, mais c’est un piège car c’est comme ça que je perds du temps. Si vous avez 100kg de livres à déménager, vous préférez porter 2 cartons de 50 kg ou 10 cartons de 10 kg ? Vous pensez peut-être gagner du temps en faisant ça en deux fois, mais est-ce que c’est la façon la plus efficace ? Personne ne nous remettra une médaille du mérite parce qu’on aura bien morflé au passage.

     

    #3 Préparer le terrain 

     

    Steven Pressfield a écrit : « Le plus dur, ce n’est pas d’écrire. C’est de s’asseoir et de se mettre à écrire ». Une fois lancé, le mouvement s’alimente tout seul. En vous concentrant sur les gestes déclencheurs, vous mettez toutes les chances de votre côté. Cela commence par planifier. N’attendez pas d’avoir le temps pour faire quelque chose. Programmez un rendez-vous dans votre agenda, préparez ce dont vous aurez besoin, créez un cadre agréable pour travailler (ou faire du sport…). Et vous êtes déjà en train de le faire.

    Peu importe ce qu’on vous dit, il n’est JAMAIS trop tard pour s’y mettre, changer d’avis, commencer ou renoncer à quelque chose. Alors ne renoncez pas, même si cela fait des mois que vous n’y arrivez pas. N’oubliez pas cependant que nos actions sont toujours alignées avec nos croyances profondes, qu’on s’en rende compte ou non. La meilleure façon de s’y mettre, c’est de checker ses pensées 😉

    Qu’avez-vous à perdre ?

    Qu’avez-vous à perdre ?

    Qu’avez-vous  à perdre ?
    9 mai 2019

    Vous êtes sur le point de prendre une décision qui pourrait changer votre vie.

    Mais vous hésitez encore. Vous pensez peut-être que si c’était vraiment la « bonne » décision, les choses seraient plus faciles, vous n’auriez pas de doutes ou de craintes. Bien sûr, vous avez envie d’y aller, mais votre esprit vous ramène toujours vers la « réalité » : qu’est-ce qui vous dit que ça va marcher ? Vous vous êtes déjà emballé-e par le passé et ça ne vous a pas toujours réussi. Bien sûr, « on n’a rien sans rien », vous en avez conscience, mais tout de même, c’est un gros risque que vous prenez et vous n’êtes pas sûr-e de très bien le vivre si ça ne se passait pas comme prévu.

    Si vous vous trouvez dans cette situation en ce moment, rassurez-vous : tout se passe comme prévu.

    Votre cerveau réagit comme il le ferait face à toute expérience inconnue : en vous mettant en garde. Est-ce que vous êtes bien sûr-e de vouloir aller explorer cette partie de la jungle ? Ok, ça a l’air très beau par ici, mais il pourrait y avoir des tigres ou autres créatures dangereuses qui pourraient vous dévorer ! Cela vous paraît un poil mélodramatique, tendez bien l’oreille pour entendre le scénario que vous êtes vous-même en train de dérouler dans votre tête. Je parie que vos pensées vont automatiquement vers ce qui ne pourrait pas marcher et tout ce que vous avez à perdre.

    Accordons quelques minutes d’attention à ce que votre mental angoissé veut vous dire. Entendons ses arguments, mais j’ai déjà une petite idée de ce qu’il vous dira. Il va sans doute agiter le drapeau rouge de l’échec et de l’humiliation « Et tu vas passer pour quoi, hein ? Qu’est-ce qu’ils vont penser de toi les autres ? ». Il va vous mettre en garde contre tout ce que vous avez à perdre « C’est beaucoup d’argent quand même ! Et beaucoup de temps ! Ce n’est pas comme si tu n’étais pas déjà débordé-e… Tu ne veux pas attendre un meilleur moment ? »

    Poussons le bouchon un peu plus loin. Plutôt que de sous-entendre que quelque chose pourrait mal se passer, allez directement au worst case scenario.

    Quelle est la pire chose qui pourrait vous arriver ? Si vous perdiez tout ce que vous redoutez de perdre, que feriez-vous ? Comment vous sentiriez-vous ?

    Ces questions ne sont pas confortables mais quand on s’autorise à pénétrer dans cet espace obscur, on y trouve une étonnante sérénité.

    Celle qui vient avec la réalisation que, même si le ciel nous tombe sur la tête, même si on s’effondre, on pourra se relever. Si notre conjoint nous quitte, on y survivra. Si on se fait virer, on trouvera un autre job. Si on perd la face, on aura ses amis et ses proches pour se consoler. Si on perd de l’argent, on le regagnera.

    En réalité, la pire chose qui puisse vous arriver, c’est d’éprouver une émotion désagréable. L’humiliation, le rejet, la déception, la peur. En gros, toutes celles que vous êtes DÉJÀ en train de ressentir par anticipation. Donc au pire du pire, vous reviendrez à la case départ. Même si votre projet échoue ou ne se passe pas comme prévu, ça ne peut pas être pire que maintenant.

    En revanche, en ne le faisant pas, vous prenez le risque de vous priver de ce que vous pourriez gagner dans cette expérience. Puisque vous avez passé un moment à envisager le pire, il est équitable d’envisager également l’inverse. Quel serait le best case scenario pour vous ? Qu’avez-vous à gagner ? Quel genre de personne pourriez-vous devenir en vous lançant dans cette aventure (que votre projet réussisse ou échoue d’ailleurs). Placez-vous du point de vue de ce futur-vous. Imaginez ce que vous ressentiriez à l’idée d’avoir failli passer à côté de tout ça, parce vous êtes resté-e bloqué-e dans la peur.

     

    Et si c’était ça, la pire chose qui pourrait vous arriver : passer à côté de vous-même ?

    Bienvenue

    Bienvenue

    Vous avez des idées, des envies, des projets plein la tête, mais du mal à passer à l’action ? Vous êtes au bon endroit !

    Vous découvrirez comment dépasser le stress, le doute et la procrastination, accéder à vos talents cachés et créer tout ce dont vous rêvez 🖤

    Kasia

    Quelle est la prochaine étape de votre vie ? Une question pour le découvrir

    Quelle est la prochaine étape de votre vie ? Une question pour le découvrir

    Quelle sera la prochaine étape de votre vie ?

    1 mai 2019

    Si vous vous sentez à un carrefour de votre vie, notamment professionnel, que vous hésitez en plusieurs options ou que n’avez pas la moindre idée de ce que sera la prochaine étape, je vous propose un exercice pour y voir plus clair. Il est parfois difficile d’accéder à nos véritables désirs. Il y a ce qu’on veut vraiment, et il y a la « voix de la raison » qui les filtre en fonction de votre tolérance au risque, à l’instabilité ou à l’échec. Notre intuition est une voix douce qui aime s’exprimer dans le silence. Mais quand l’Angoisse parle, c’est un cri strident qui masque tout le reste. A ce niveau, nous ne verrons que des problèmes, des obstacles et ce qu’il est impossible de faire. Pour au final, se sentir découragé-e-s et ne rien entreprendre 😒. Voici une autre approche, que j’ai moi-même testée (et validée). Préparez de quoi écrire car cela va solliciter votre imagination.

    Que feriez-vous si vous touchiez 10 000 000 € ? Si demain vous gagnez au loto ou qu’un riche oncle fait de vous son unique héritier-e… Cela paraît inconcevable, mais imaginez tout de même. Comment dépenseriez-vous cet argent ? Qu’est-ce qui changerait – ou non – dans votre quotidien si vous n’étiez plus obligé-e de travailler pour vivre ? Cette question est moins triviale qu’il n’y paraît. Comment occuperiez-vous vos journées ? Quel type d’activités vous stimulerait ? Quel genre de défis auriez-vous envie de relever si l’argent n’était plus un problème ? Par ricochet, que feriez-vous si vous n’aviez pas peur d’échouer ? Si vous n’aviez pas l’enjeu de réussir à tout prix ?

    J’ai fait cet exercice à un moment où je me sentais un peu perdue justement et je ne savais pas quelle direction prendre. Ce qui me brouillait la vue, c’était ma peur de me retrouver dans une situation financière inconfortable, de ne pas être en mesure de subvenir à mes besoins. Du coup, il y a des options qui étaient automatiquement exclues car trop risquées. En soi, c’est tout à fait naturel de vouloir à subvenir à ses besoins, accéder au nécessaire vital (logement, nourriture, habits, éducation, santé…) et même à un certain confort. Mais ça peut aussi se transformer en peur parfois irrationnelle de manquer ou de se retrouver en difficulté, qui nous fait tout simplement passer à côté de projets qui nous tiennent à coeur ou ne pas saisir d’opportunités par peur de l’incertitude créée par le changement.

    En me plaçant à un niveau où l’argent n’est plus un problème, dans un état mental d’abondance et de sécurité, les choses sont devenues très claires. J’ai fait deux découvertes très intéressantes. Tout d’abord, j’ai pu accéder à des désirs et des envies beaucoup plus ambitieuses que le projet de me créer une vie confortable. J’ai compris que mon imagination n’avait vraiment aucune limite, que c’était moi-même qui me limitais dans ma façon d’envisager les choses.

    Ensuite, et surtout, j’ai réalisé qu’accumuler l’argent ne m’intéressait pas tant que ça en fait. Une fois mes besoins basiques comblés et quelques lubies réalisées (au hasard, un loft avec terrasse à Paris, une jolie maison de plain-pied pour mes parents, un tour du monde et quelques oeuvres d’art), je me voyais continuer de travailler mais uniquement sur ce qui me passionne vraiment. A partir de ce moment, tout est devenu plus clair. J’ai décidé d’en faire ma priorité. Finies les hésitations : si je savais désormais quelle était la prochaine étape de ma vie.

    C’est peut-être ça, la vraie richesse : savoir pourquoi on se lève le matin, identifier sa « mission » de vie, trouver de la joie dans son travail et se sentir utile. Et ça, ça vaut bien plus que 10 000 000 €.

    ***

    J’ai vraiment hâte de découvrir ce que cet exercice a révélé pour vous ! Dites-moi tout 😁 Partagez-le en commentaire et n’oubliez pas de vous abonner, si ce n’est déjà fait 😉

    Apprendre à échouer

    Apprendre à échouer

    PROJETS
    8 avril 2019

    Winston Churchill disait que le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme.
    Imaginez ce que serait votre vie si vous n’aviez pas peur de l’échec. Si, après une déconvenue, vous arriviez à passer à autre chose sans ruminer pendant des semaines. Si l’échec vous inspirait de nouvelles actions au lieu de vous décourager. Après tout, la réussite est inévitable tant qu’on ne s’arrête pas avant d’avoir accompli son objectif. Mais qu’est-ce que ça veut dire, se planter en beauté ?

     

    Savoir qu’on va tomber

     

    Au judo, l’une des premières leçons est d’apprendre à tomber. Non pas « comment éviter la chute » mais « comment tomber sans se faire mal ». La chute est inévitable. D’ailleurs, une partie déterminante du combat se déroule au sol. Notre adversaire gagne quand il parvient à nous immobiliser (ou nous renverser sur le dos).

    L’échec est d’autant plus difficile à vivre quand il nous prend par surprise mais quand on sait que c’est normal, on réagit différemment. Notre culture n’a d’yeux que pour les réussites, les champions et les faits glorieux, mais chaque victoire a été préparée par des dizaines voire des centaines d’échecs.

    Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas. – Thomas Edison

    Pour vous donner une vraie chance de réussir, anticipez tout ce qui pourrait vous faire échouer. Listez les obstacles sur votre route et préparez des solutions. Pour écrire cet article par exemple, j’ai coupé le wifi et mis mon téléphone en mode avion pour ne pas être tentée d’aller sur Instagram ou de jouer à Jelly Splash 🙈

     

    Vivre ses émotions

     

    La peur de l’échec, c’est la peur de se retrouver face à des émotions jugées intolérables. Soit nous évitons les situations « à risque » qui pourraient nous exposer à la déception, à l’humiliation, ou encore à la tristesse (la zone de confort ne n’appelle pas ainsi pour rien !). Soit nous essayons de « prendre sur nous », d’encaisser sans rien montrer, en nous punissant au moindre signe de « faiblesse ». Remarquez combien de fois vous vous dites alors :
    « Arrête d’en faire des caisses »
    « Ce n’est pas la fin du monde ! »
    « Tu es bête de te mettre dans cet état pour si peu »

    Savoir échouer, c’est accepter de vivre l’émotion brute au moment où elle se présente. Sans la juger mais sans la prolonger non plus. Méfiez-vous des émotions qui surgissent quand vous vous repassez le film des événements. La rumination, l’autoflagellation ou le ressentiment sont toxiques : votre corps produit autant d’hormones de stress que devant la situation initiale, comme si vous y étiez toujours.

    En revanche, s’exposer régulièrement à certaines situations les rend moins stressantes. Quand on fait de la prospection commerciale par exemple, le taux de rejet est immense (90 à 95 %). Au début, c’est très difficile à vivre, puis, comme on s’y attend, on le prend moins à coeur, si bien qu’à la fin, on se concentre uniquement sur les 5 à 10% de personnes qui sont intéressées.

     

    Faire de l’échec un allié

     

    Pour cela, il faut d’abord arriver à ne pas prendre les choses personnellement (plus facile à dire qu’à faire, j’en conviens !).

    Imaginez que vous trouviez un coffre-fort qui contient 100 millions d’euros. Pour les obtenir, il faut trouver la bonne combinaison. A mon avis, vous ne perdriez pas de temps à ruminer les mauvaises combinaisons : vous seriez sans doute trop occupé-e à en tester un maximum pour trouver la bonne !

    L’échec n’est pas seulement inévitable, il est aussi nécessaire au succès. Quand un petit enfant se met debout pour la première fois, ses jambes sont encore trop frêles pour porter le poids de son corps et il tombe. Mais à force de tomber – et de se relever – les muscles de ses jambes se renforcent, jusqu’au jour où il tient tout seul. Vous imaginez si ce petit être s’était découragé et avait décidé de passer sa vie à quatre pattes ?

    Echouer ne vous définit pas en tant que personne. C’est juste un bilan de vos actions.
    On parle d’échec quand :
    – les actions entreprises ne produisent pas le résultat escompté
    – les actions nécessaires à la réussite n’ont pas été entreprises

    L’échec a une vertu pédagogique – à condition bien sûr de savoir rectifier le tir, d’où l’expression « Errare humanum est, perseverare diabolicum. » C’est une invitation à changer votre approche, mais pas votre objectif. Peu importe le temps du trajet, si vous continuez d’avancer, vous finirez toujours par arriver à destination !

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