Prenez une décision pour arrêter de vous prendre la tête

Prenez une décision pour arrêter de vous prendre la tête

Sortir de l’indécision

25 mars 2019

Imaginez l’espace mental disponible dont vous disposeriez si vous n’étiez pas tou- jours en train de douter. Si vous pouviez prendre une décision et avancer sans vous retourner. Pourquoi est-ce si difficile ? Parce qu’on veut prendre LA bonne dé- cision, celle qui nous évitera les erreurs et les regrets. Le problème, c’est qu’on passe beaucoup trop de temps à délibérer, alors que c’est dans l’action qu’on dé- couvre ce qui fonctionne ou pas. Si vous vous prenez la tête en ce moment, c’est qu’il y a une décision que vous n’arrivez pas à prendre. S’il n’y avait qu’une chose à retenir de cet article ce serait celle-ci : votre pire ennemi, ce n’est pas l’erreur, c’est l’indécision. 

Il n’y a pas de mauvaise décision

 

Toute décision est une action. Vos actions produisent des résultats. Ces résultats créent de nouvelles circonstances. Et, les circonstances sont toujours neutres. Tout le reste relève de vos pensées, de vos interprétations et de vos jugements.

Nos décisions entraînent des conséquences. Certaines sont perçues comme agréables, d’autres comme désagréables. Certaines se manifestent tout de suite, d’autres sont visibles sur le long terme. Dans tous les cas, ces conséquences ne sont pas responsables de nos états d’âme.

Quand vous vous sentez bien, ce n’est pas parce que vous avez pris la « bonne » décision. C’est parce que vous pensez avoir pris la bonne décision et que cette pensée vous fait du bien. A l’inverse, quand vous doutez de vos choix, ce n’est pas parce que vous vous êtes trompé-e mais parce que vous pensez que vous avez peut-être pris la mauvaise décision et que ce genre de pensée n’est pas agréable.

 

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Comment tenir vos résolutions cette année ?

Comment tenir vos résolutions cette année ?

PROJETS
3 janvier 2019

Imaginez un monde « idéal », où on peut réaliser absolument tout ce qu’on veut. Aucun obstacle n’est insurmontable, on trouve une solution à chaque problème. C’est un monde où il suffit de penser à quelque chose, un projet, une envie, pour aussitôt en entreprendre la réalisation. Dans ce monde, il n’y a pas de procrastination, de doute permanent, de manque de confiance en soi qui tienne. Peu importe le temps que cela demande, chaque tâche est menée à terme et vous contemplez à chaque étape les résultats que vous avez créés. Dans ce monde-là, il est amusant de créer et de se challenger. Plus l’objectif paraît impossible et irréalisable, plus c’est fun. S’inscrire pour un marathon quand on n’a jamais couru de sa vie ? Eh pourquoi pas ! Ecrire un livre ? Reprendre ses études à 50 ans passées, pourquoi ce serait un problème ? (suite…)

Arrêtez d’attendre l’inspiration

Arrêtez d’attendre l’inspiration

Arrêter d’attendre l’inspiration

2 décembre 2018

J’adore écrire des articles pour ce blog. Le simple fait d’écrire me met en joie, et ce plaisir est décuplé quand vous me dites qu’un de mes articles vous a touché. Vraiment ! Il y a tellement d’activités et de distractions disponibles (sans parler du travail et des responsabilités de chacun) que les quelques minutes que vous prenez pour me lire m’honorent. Pourtant, je publie assez peu, ce qui peut sembler paradoxal avec ce que je dis juste au-dessus. Je culpabilise parfois de ne pas être aussi régulière que je le souhaiterais (même si au fond je sais bien que ça ne change pas grand chose pour vous que je publie une fois par semaine ou une fois par mois). Le fait est que je me suis fait la promesse tacite d’écrire uniquement quand je suis inspirée et quand je me sens bien. Cela va à l’encontre de tout ce que j’ai toujours lu et entendu sur la créativité. Les véritables professionnels de la création n’écrivent pas sous le coup de leurs émotions, dit-on, c’est même ce qui distingue l’amateur du professionnel. Ils sont disciplinés et ils ne s’autoriseraient jamais à sauter une séance de travail juste parce qu’ils ne le « sentent pas ». J’admire cette constance mais force est de constater que cette approche n’a jamais fonctionné pour moi. Je ne pense pas être la seule d’ailleurs, voilà pourquoi j’écris pour vanter les vertus de la procrastination. (suite…)

Faut-il faire de sa passion un métier ?

Faut-il faire de sa passion un métier ?

PROJETS
24 septembre 2018

Confucius, qui n’était pas le dernier des imbéciles, aurait dit : « Choisis un métier que tu aimes et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie ». Je m’incline devant cette phrase pleine de sagesse, même si j’émets quelques doutes sur son origine. Ce n’est pas comme si aux temps de la Chine impériale le quidam moyen avait un vaste panel d’options qui s’offrait à lui, careerwise. Mais admettons. C’est sûr que quitte à turbiner, autant essayer de kiffer au passage, la logique me semble ici imparable… Mais quand il s’agit de prendre une orientation professionnelle, je ne suis pas plus avancée. Je m’exprime au présent parce que même si je suis satisfaite du métier que je fais (un métier-passion à la base), celui-ci n’a eu de cesse de prendre des formes différentes et continue d’évoluer au moment où je vous écris. Hier : « photographe », aujourd’hui : « créatrice de contenus et consultante », qu’en sera-t-il demain ? Autour de moi, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur leur avenir professionnel. Qu’on envisage un changement de carrière ou qu’on s’inquiète de l’évolution de son métier, une chose revient systématiquement dans les aspirations de mes semblables : une quête de sens et un besoin d’authenticité. Faire un boulot, oui, mais pas n’importe lequel. Y en a marre des Bullshit jobs (ici ou ici) ! Confucius est plus d’actualité que jamais, mais transformer sa passion en métier suffira-t-il à réenchanter notre rapport au travail ?

Faire ce qu’on aime, et après ?

On kiffe quand même beaucoup plus la vie quand on fait ce qu’on aime – moi qui bosse en free-lance depuis 2011, je ne vais pas prétendre le contraire. On se sent davantage maître·sse de sa vie, on est plus motivé·e au quotidien, on accepte plus facilement les contraintes. Même les tâches ingrates nous semblent fun. D’ailleurs, si vous vous apercevez que dans une activité, c’est seulement le « produit fini » qui vous attire, alors que toutes les étapes préliminaires et intermédiaires vous semblent pénibles et fastidieuses, je ne vous conseillerais pas d’en faire votre métier car vous risquez de déchanter assez vite. Le résultat visible et tangible ne constitue bien souvent que 10% du travail réel, effectué en souterrain. Sur une semaine de travail, je passe peut-être un jour, un jour et demi à shooter / tourner, le reste du temps, je suis soit en préparation (pré-prod), soit en retouche / montage (post-prod), soit en prospection soit à l’ouest (ahah). Il vaut mieux aimer cette diversité.

A condition bien sûr que votre passion soit jobable (néologisme affreux – pardon – calqué sur l’adjectif bankable)… Tant que quelqu’un ne sera pas disposé à vous proposer de l’argent en échange de vos services, votre passion ne sera qu’un hobby. Pour cela, il vous faut apporter une solution à un problème, un bénéfice à une situation, créer de la valeur ajoutée. Cela vous place dans une posture de service et vous contraint à penser aux besoins du client avant votre petit kif perso (ou du moins, il faut que les deux soient alignés). La méthodologie de l’ikigai – ou « joie de vivre et raison d’être » en japonais vous propose justement d’identifier le sweet spot entre :
– ce que vous aimez faire
– ce que vous savez bien faire
– ce dont le monde a besoin
– ce pour quoi vous pourriez être payé

 

Quand la passion s’étiole…

Maintenant, il y a certaines choses qui ne changeront pas, même si vous faites ce que vous aimez. Choisir un métier passion ne vous met pas à l’abri du « labeur » ou des crises de sens. Vous n’échapperez pas aux phases d’ennui, de stress intense, de prises de tête avec les clients ou les prestataires, de découragement, d’à-quoi-bonisme… Résistez à la tentation de croire qu’« à partir du moment où je ferai ce que j’aime vraiment, je ne me poserai plus de questions, j’aurai juste à faire le truc et c’est bon ». Oh que non. Vous passerez des nuits sans dormir, non pas à gâcher votre bel avenir (je n’espère pas du moins), mais à vous demander si vous avez fait le bon choix, si ce choix vous convient toujours, ou s’il est l’heure d’en faire un nouveau. Sauf que, dans les moments de stress, vous n’aurez plus votre « passion » pour vous servir d’échappatoire… hashtag ironie.

Eh oui, vous ne ferez plus les choses de la même manière ni avec la même énergie quand ce sera votre « travail ». Admettons que vous aimez cuisiner, et que demain vous prenez place en tant que chef ou même commis dans un restaurant, à raison d’une dizaine d’heures par jour. Il y a des chances qu’une fois rentré·e à la maison, vous n’ayez plus trop le feu sacré pour sortir votre tablier et vous lancer dans une longue préparation juste « pour le délire » de tester des espumas de pomme de terre. Sans oublier la pression financière qui vient peser dans le game, vous stresser en fin de mois, et vous faire faire le yoyo entre projets « de coeur » mais mal-payés et les projets plus rémunérateurs mais un peu moins excitants. Voilà pourquoi certains préfèrent garder un job « alimentaire » pour nourrir leur passion plutôt que l’inverse.

Je ne suis absolument pas en train d’essayer de vous déprimer ou de vous décourager. Au contraire ! je suis la première à dire Yolo ! Faites ce qui vous plaît et le reste OSEF. Simplement, si vous envisagez de faire un virage à 180° dans votre vie (pro ou perso d’ailleurs) parce que vous avez l’impression que l’herbe est plus verte à côté, je dis prudence… Pour citer Neil Gaiman : « Wherever you go, you take yourself with you. » Alors, avant de faire tout péter, faites un petit bilan …

 

Faire ce qu’on aime ou aimer ce qu’on fait ?

Le « problème » des passions, c’est qu’elles fluctuent au gré des saisons : faut-il que je me lance dans une formation pour devenir naturopathe parce que je suis accro aux recettes sans gluten et aux mocktails ? Faire ce qu’on aime est un bon début, mais je ne suis pas sûre que ça résolve le problème du « sens » dans la vie professionnelle. Au mieux, on repart pour un cycle. Mon job me gonfle —> je change pour faire un truc qui me plaît —> ma passion devient un job à temps plein —> mon job me gonfle. Vous me direz, ça peut être le genre de soucis qu’on peut souhaiter avoir #firstworldproblems

Comment sortir de l’éternel retour de la frustration (le samsara professionel) ? J’avoue que je n’ai pas de réponse toute faite. Mais de plus en plus, je réalise que faire ce qu’on aime n’est pas aussi important qu’aimer ce qu’on fait. En faisant d’ « aimer » un verbe d’action. Aimer comme « chercher des choses à apprécier, ce qui m’enrichit ou ce que j’apprends dans n’importe quelle situation ». Aimer comme « créer et apporter la passion qui semble cruellement manquer, plutôt que d’attendre de les trouver en dehors de moi».

Il ne s’agit pas de se convaincre de rester dans une situation intenable, simplement de se souvenir qu’on n’est pas obligé·e·s de souffrir le martyre pour partir. On peut kiffer son job et malgré tout décider qu’il est temps de passer à autre chose. N’est-ce pas d’ailleurs le best case scénario ? Partir joyeusement parce qu’un autre projet nous appelle comme une évidence, plutôt que de fuir une situation devenue intenable ? Et quand il est humainement impossible de kiffer le moindre aspect de son job et qu’on ronge son frein en attendant de pouvoir trouver mieux, il est encore possible d’apprécier la liberté que nous avons aujourd’hui, liberté assez récente à l’égard de l’histoire du Travail, de pouvoir changer de boulot et de vie, de se réinventer au gré de nos envies de faire des folies comme, par exemple, de tout plaquer pour faire de sa passion un métier…

Est-ce important d’atteindre ses objectifs ?

Est-ce important d’atteindre ses objectifs ?

PROJETS
10 septembre 2018

La rentrée est souvent synonyme de résolutions et d’objectifs que nous nous fixons. Moi la première, je suis rentrée de vacances avec une énergie nouvelle que j’ai eu envie de réinvestir dans mes projets. Voici une liste non exhaustive (quoique légèrement exhausting) :

  • Publier deux fois par semaine sur ce blog
  • Écrire un nouveau livre
  • Créer une chaîne Youtube. Ou un Podcast.
  • Aller courir 3 fois par semaine, nager 1 fois par semaine, et marcher tous les jours
  • Faire du yoga le matin
  • Faire une détox (pas de gluten, pas de laitages, pas de sucres raffinés, pas de café, pas d’alcool) sur un mois, avec reconduction possible.
  • Créer tous les jours quelque chose, qu’il s’agisse d’un dessin, d’une photo, d’un texte…

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Comment être en vacances toute l’année ?

Comment être en vacances toute l’année ?

PROJETS
27 août 2018

On les attend toute l’année avec impatience. Les vacances d’été. Synonyme de grand voyage, de farniente, ou de plage. On compte les jours qui nous séparent de. Et puis nous revoilà au bureau, quelques semaines plus tard, comme si tout cela n’avait été qu’un rêve. Comment, c’est déjà terminé ? Mais il reste tant de choses à faire ! On commençait à peine à se détendre… Et que dire de ces jours qui commencent déjà à raccourcir, oui oui, subrepticement, l’air de rien, le soleil se couche de plus en plus tôt, la fraîcheur des soirées annonce l’imminence de l’automne. Quoi ? déjà ? non ! encore un peu s’il vous plaît ! Si vous aussi avez le coup de blues de la rentrée, rassurez-vous, il ne va pas durer très longtemps. Voici quelques idées pour le surmonter en douceur, mieux, pour vous sentir en vacances toute l’année ! (suite…)

Faut-il apprendre à nous contenter de peu ?

Faut-il apprendre à nous contenter de peu ?

PROJETS
2 juillet 2018

L’insatisfaction est le sentiment qui peut résulter de l’inadéquation entre ses désirs et la réalité concrète et présente. Soit parce qu’on n’a pas exactement ce qu’on veut, soit parce qu’on n’arrive pas à se contenter de ce qu’on a. Ce n’est pas l’émotion la plus insupportable, mais elle peut nous mettre le doute, créer de l’angoisse ou l’agacement, vis-à-vis de soi comme de l’autre. Quand on dit à quelqu’un “Décidément, tu es un-e éternel-le insatisfait-e !”, c’est rarement pour lui faire un compliment… La solution serait-elle alors d’apprendre à se contenter de peu ? À ne jamais avoir d’attentes pour ne jamais être déçu-e ?

A un moment, c’est ce que j’ai cru. Je voulais me délivrer de ce sentiment qui finissait toujours par refaire surface. Même quand j’avais « tout pour être heureuse », même quand j’avais obtenu ce que je voulais. Je me suis demandé si le problème ne venait pas de moi, de mes exigences démesurées ou d’une inaptitude au bonheur que j’aurais, telle une tare congénitale #EmmaBovaryStyle. Pendant des années, ça a nourri mon anxiété chronique. J’étais à l’affût de tout signe annonciateur d’un échec ou d’une déception à venir, à tel point que je ne me laissais même plus aller à la joie ou à la satisfaction d’être allée au bout d’un projet, d’avoir fait du bon travail ou juste de kiffer les trucs cool du quotidien.

Evidemment, aujourd’hui je peux dire que le vrai « problème » (pour autant qu’on puisse parler de problème…), c’était de partir du principe que dans la vie, seules les émotions positives avaient droit de cité et qu’il fallait se débarrasser de tout ce qui n’était pas joie, enthousiasme, et bonne humeur. Mais ça, il m’a fallu quelques années (et quelques expériences) pour le comprendre…

Aujourd’hui, ça se passe un peu différemment. C’est toujours aussi déstabilisant, je ne vous le cache pas, mais l’accueil que je fais à l’insatisfaction est tout autre. J’essaie de ne pas la juger, de ne pas tisser d’histoire autour et de juste la vivre. Du coup, elle n’est plus un déclencheur d’anxiété, je commence même à y voir plein d’effets positifs.

Pourquoi serait-ce une mauvaise chose d’être insatisfait-e après tout ? C’est  aussi naturel que la sensation de la faim : même après le meilleur repas du monde, elle finit par revenir… Et encore heureux ! S’il nous suffisait d’une seule expérience pour nous combler à vie, ce serait quand même bien dommage, non ? « Hmm, génial cet orgasme ! je crois que ça va me suffire pour le restant de mes jours ! ». Qu’y aurait-il dans nos musées et dans nos bibliothèques si les artistes s’étaient « satisfaits » du premier jet de leurs oeuvres ? Encore heureux qu’on ne se satisfait pas du status quo, qu’on soit révolté-e-s par l’injustice, sinon on vivrait sans doute encore dans des grottes, vêtus de peaux de bêtes, à appliquer la Loi du Talion !

Ça ne veut pas dire que nous ne connaîtrons jamais la satisfaction. Ça, je crois qu’on peut la trouver, mais elle ne dure pas. Et c’est ok. Nous grandissons en permanence. Ce qui nous convenait il y a encore une semaine est désormais « trop petit » pour nous permettre de nous épanouir. Voilà pourquoi on peut avoir le sentiment que ce qui nous contentait parfaitement hier ne suffit plus à faire notre bonheur aujourd’hui. Moi qui aime beaucoup les plantes d’intérieur, il ne me viendrait pas à l’esprit d’engueuler ma Monstera parce que ses racines ont tellement poussé qu’il lui faut un nouveau pot «Azy fais pas ta précieuse ! pourquoi tu ne te contentes pas du petit pot dans lequel je t’ai ramenée du fleuriste ? »

A titre personnel, quand l’insatisfaction montre le bout de son nez, je ne me dis plus « eh merde, qu’est-ce que j’ai encore fait ou mal fait ? », mais plutôt « ah tiens, il est temps de ressortir de ma zone de confort ! » L’insatisfaction est devenue mon coach perso, en quelque sorte. Elle m’indique par où je suis en train de grandir, qu’il est temps de faire de la place pour ce qui vient. Il est temps d’attaquer ce projet qui me fait peur et envie à la fois. Il est temps de commencer une nouvelle série photo, en testant une technique que je ne maîtrise pas encore. Il est temps de ne plus se contenter de la facilité, mais d’essayer de creuser le sujet (ahah petite private joke de moi à moi-même quant à la rédaction de cet article qui avait une toute autre gueule il y a deux semaines – heureusement que je ne me suis pas satisfaite de cette première version 😉 ).

Un truc sur lequel j’ai envie de finir, c’est qu’il est absolument possible d’être insatisfait-e et comblé-e en même temps. C’est paradoxal mais pas contradictoire. Je peux être reconnaissant-e de tout ce que j’ai déjà, tout en souhaitant d’autres choses merveilleuses. Je peux trouver mon flow dans n’importe quelle situation, sans perdre de vue la vie que j’ai envie de créer. Être heureux-se dans le moment présent et enthousiaste à l’idée de ce qui vient. En cas de doute, la gratitude est toujours un bon point de départ.

Et la cerise sur le gâteau : d’expérience, plus on apprend à se « satisfaire » dans le présent, à trouver sa joie ici et maintenant (ce qui n’est pas la même chose que de brider ses appétits en se contentant du minimum), y compris et surtout dans les situations inconfortables, plus vite les choses les choses s’améliorent. Alors osez exprimer vos rêves les plus fous, comme dirait Oscar Wilde : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles ».

Et si vous aviez déjà la vie dont vous rêvez ?

Et si vous aviez déjà la vie dont vous rêvez ?

PROJETS
18 juin 2018
Qu’est-ce qui vous fait rêver ? Je suis curieuse… Moi, je rêve d’une grande maison entourée d’arbres (mais pas loin de la mer), avec une véranda lumineuse donnant sur un grand jardin en permaculture et des plants de fleurs. Et rajoutez un atelier où je pourrais aussi bien faire mes séances photo, qu’écrire pendant des heures, me lancer dans un projet DIY monumental sans avoir peur de mettre de traces de peinture partout, ou tout simplement faire une sieste bien méritée 😀 Rien que de l’écrire, ça me met de bonne humeur ! Et vous alors ? Je suis sûre qu’il y a une vision qui vous inspire de la joie et de l’espoir. Laissez-vous porter par votre imagination, même si votre esprit rationnel vous dit “Non mais oublie, ça n’arrivera jamais !” Parce que j’ai une bonne nouvelle pour vous. Nous pouvons, dès aujourd’hui, dès maintenant, vivre la vie dont nous rêvons. Pas besoin d’attendre d’avoir fini tel projet ou d’avoir amassé tant d’argent ou d’avoir rencontré une certaine personne : vous y êtes déjà ! Autosuggestion ou bien ? Explications…
Que voulons-nous vraiment lorsque nous désirons ? Nous pensons que ce sont les choses en elles-mêmes (ou les “circonstances extérieures”) : de la part de gâteau au job de ses rêves, en passant par le grand amour ou un million d’euros sur le compte en banque. Le fait est que ce ne sont pas vraiment ces choses que nous désirons #surprisesurprise mais les émotions qui viennent avec. C’est l’état dans lequel nous pensons nous trouver si nous obtenions ce que nous voulons. Voici quelques exemples :

Si j’avais le corps de mes rêves, je pourrais enfin avoir confiance en moi et porter toutes les fringues qui me plaisent.
Si j’étais marié-e, j’aurais enfin l’impression que mon/ma partenaire est réellement investi-e dans notre relation.
Si j’avais un million d’euros sur mon compte, je pourrais m’offrir ce que je veux et m’offrir le luxe de ne travailler que sur des projets qui me passionnent vraiment (voire, de ne pas travailler du tout).
Au final, nous sommes à la poursuite d’une émotion, qu’on peut résumer par “se sentir bien”. Se sentir à la hauteur. Validé-e. Reconnu-e. Aimé-e. Sentir qu’on a de l’importance. Que nous méritons le succès. Que nous avons droit au respect. Que ce que nous faisons est juste et a du sens. Que nous avons raison d’y croire. Que nous sommes libres. Oh oui, ça fait du bien tout ça.

En conditionnant ces émotions agréables à certaines circonstances, nous créons l’illusion que le bonheur est quelque chose qui se conquiert, et qui est en dehors de nous. Mais si tout se résume à une question d’émotions, rien ne nous empêche d’y accéder dès maintenant, tout de suite, sans que les circonstances extérieures aient besoin de changer. Qui a dit qu’il était impossible de se sentir aimé-e et désiré-e tant qu’on n’est pas en couple ? Il y a une infinité de formes d’amour et d’affection, qui transcendent le simple sentiment amoureux. Pourquoi devrait-on se priver du plaisir d’offrir et d’être généreux-se sous prétexte qu’on est dans le rouge ce mois-ci ? Il y a énormément d’autres façons de donner : de son temps, de sa présence, préparer un repas, faire un compliment, réaliser un petit cadeau avec les moyens du bord…

Pour revenir à mon propre rêve d’avoir une grande maison, l’émotion que je recherche est celle de calme et de contemplation tranquille de la nature. Cette émotion m’est accessible chaque fois que je m’occupe de mes plantes, que je les arrose, que je leur parle, que j’enlève les feuilles mortes… Et quand bien même je n’aurais aucune plante chez moi, je pourrais aller dans un parc, me perdre dans les bois, faire du jardinage … Ça n’enlève rien à mon désir d’avoir un jour cette grande maison, mais je ne suis pas obligée d’attendre d’avoir déménagé / trouvé la maison idéale / disposer des moyens de l’acheter, pour m’autoriser à éprouver le bonheur d’être baigné-e de nature. Pouvoir désirer sans se sentir frustré-e ou sans avoir le sentiment qu’il nous manque quelque chose, être excité-e par tout ce qui arrive, tout en étant satisfait-e et ravi-e des circonstances présentes, c’est comme avoir le beurre et l’argent du beurre !

Mais ce n’est pas tout ! On peut aller encore plus loin et débloquer d’autres levels de “feelgoodness”. Demandez vous « Quel genre de personne serais-je si j’avais ce million d’euros sur mon compte, si j’avais enfin le job de mes rêves, si je trouvais le compagnon ou la compagne idéal-e, si je perdais ces derniers 3 kilos ? Qu’est-ce qui serait différent dans mon attitude ? Dans mon état d’esprit ? Dans ma façon de gérer les aléas et les bugs du quotidien ? »

Je vais prendre l’exemple du boulot, un domaine où il n’est pas rare qu’on se sente frustré-e, pas à sa place ou pas encore là où on voudrait être. L’idée n’est pas de se convaincre que le taf qu’on fait est le meilleur du monde et que Ouah j’ai tellement de chance de faire ce boulot de merde. L’idée, c’est plutôt de se dire, Ok, je ne me vois pas faire ça toute ma vie, y a d’autres choses qui me branchent et qui n’ont rien à voir avec ça, mais admettons. Comment est-ce que j’aborderais une nouvelle journée de travail si je faisais déjà le job de mes rêves ? Comment me comporterais-je vis-à-vis de mes collègues ? de mes clients ? Comment parlerais-je de ce travail quand on me poserait la fatidique question “Et toi tu fais quoi dans la vie ?”. Quelles que soient les réponses, il n’y a absolument rien qui vous empêche d’être cette personne dès maintenant. Ou du moins d’essayer de vous rapprocher de cette personne. C’est ça l’alignement.

Je ne vous en voudrais pas de ne pas être immédiatement convaincu-e-s mais à partir du moment où j’ai commencé à me dire ça et à le pratiquer, ma vie a littéralement changé. C’est simple. Plus ça va et mieux ça va. Le bien attire le mieux. Ce qui est magique quand on donne son amour sans conditions, quand on aime et apprécie ce qui est, quoi que ce soit, c’est que la vie nous fournit sans cesse de nouvelles raisons de nous sentir grateful et joyeux. L’inverse est également vrai, plus on résiste à ce qui est, plus ça persiste. Plus on lutte contre quelque chose, une émotion, une circonstance, plus celle-ci pèse dans notre vie, vous ne trouvez pas ? En toute circonstance, rappelez-vous, vous avez le choix, pas toujours de choisir les circonstances, mais comment vous les percevez et comment elles vous impactent. Quel choix ferez-vous aujourd’hui ?

Peut-on ne faire que ce qu’on veut ?

Peut-on ne faire que ce qu’on veut ?

PROJETS
7 mai 2018

Est-il possible de se débarrasser de toute contrainte ? Vous avez 4h… Haha. J’ai toujours pris la philo très à coeur, mais genre, au pied de la lettre. J’y vois plus qu’un simple jeu conceptuel, les réponses m’intéressent vraiment parce que ce sont des questions que je me pose dans ma propre vie. Je ne crois pas qu’il existe des réponses absolues et définitives d’ailleurs. Le principal je crois, c’est de choisir les idées qui vous permettent de vous sentir bien et de vivre mieux. Cette semaine, l’idée que j’ai envie de mettre à l’honneur et de partager avec vous est celle d’une vie sans contrainte, où on ne fait que ce qu’on veut.

(suite…)

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