Se reconvertir, oui mais dans quoi ?

Se reconvertir, oui mais dans quoi ?

TRAVAIL
30 octobre 2019

 Cela fait quelques années déjà que vous travaillez pour la même entreprise et vous avez l’impression d’avoir fait le tour du poste. Vous aimeriez passer à autre chose mais vous ne savez pas vraiment quoi. Peut-être que c’est votre entreprise qui vous pousse vers le départ, ou bien vous êtes sans activité en ce moment, et vous vous demandez quelle sera votre prochaine étape de votre carrière. De toute façon, travailler quarante ans dans la même boîte devient de plus en plus rare. « Alors, tu veux faire quoi plus tard ? » Et vous qui pensiez que vous en aviez fini avec cette maudite question! Voici quelques conseils pour vous aider à découvrir votre prochaine incarnation professionnelle.

Posez vous les bonnes questions

Faire un bilan de compétences ou se faire coacher dans ces moments de transition est un bon point de départ (en toute subjectivité 😛). Toutefois, n’attendez pas des réponses magiques, même si ce serait parfois bien pratique si quelqu’un pouvait nous dire une fois pour toutes pour quel métier nous sommes faits. C’est une décision que personne ne peut prendre à votre place.

Et si vous ne le savez pas ? Ne vous arrêtez pas à ce constat et continuez de creuser.

Voici quelques questions à vous poser avec un carnet et un stylo :

Quel poste accepterais-je si je n’avais pas besoin de gagner de l’argent ?

Qu’est-ce que je ferais si je n’avais pas peur de me planter ?

Qu’est-ce qui me fait peur et envie à la fois ?

Combien d’argent ai-je envie de gagner par mois ? Que faudrait-il que je propose pour gagner plus ? Qu’accepterais-je en échange de gagner moins ?

Qu’est-ce que je pourrais faire même sans être payé ?

Qu’est-ce qui  me vient naturellement ? 

    Suivez votre curiosité

    A l’issue de ce questionnaire, vous avez peut-être des pistes mais rien qui ressort particulièrement. Vous aimeriez être de ceux qui ont une passion bien identifiée et qui n’attendent que l’opportunité de se lancer. Pourtant, transformer sa passion en métier n’est pas toujours une bonne idée (voir un article précédent).

    Dans son livre Big Magic, Elizabeth Gilbert explore l’idée que la passion est « overrated ». Elle propose de la remplacer par la curiosité. Après tout, on n’aime que ce qu’on connaît, et pour apprendre à connaître, il faut avoir la curiosité d’aller chercher quelques informations.

    Quels secteurs / domaines vous intéressent assez pour vous donner envie d’en savoir plus ? Choisissez-en 3 max et menez votre enquête.

    Faites des tests terrain

    Ne vous contentez pas de savoirs théoriques pour autant. Le meilleur moyen de savoir si quelque chose vous convient, c’est encore de la tester !

    Longtemps j’ai rêvé d’être journaliste, et puis, j’ai décroché un stage d’été dans un grand journal. Là, j’ai compris que l’idée que je me faisais de ce métier ne correspondait pas tout à fait au quotidien de la profession. Ce reality check m’a fait gagner beaucoup de temps et je n’ai jamais regretté de ne pas avoir continué dans cette voie.

    A défaut de faire un stage, essayez de vous faire une idée concrète du métier ou secteur qui vous intéresse. Vous pouvez par exemple interroger des personnes qui font ce que vous rêvez de faire, passer des entretiens pour échanger avec les RH d’une entreprise qui vous plaît, voire accepter des missions en deçà de vous compétences réelles, juste pour voir l’envers du décor. Quand on veut être comédien-ne, on commence souvent par faire de la figuration. Demandez-vous quel serait l’équivalent de la figuration dans votre « secteur » et commencez par-là.

    Vous sentirez assez vite si vous avez envie de persévérer ou non.

    Pour finir, souvenez-vous que vous écrivez votre propre histoire. Un projet professionnel, c’est un peu comme une histoire d’amour. Personne ne peut vous dire par avance si ça va marcher ou non. Pour cela, il faut se lancer ! 

    Et si vous voulez en parler, vous savez où me joindre 🙂 kasia@allislove.fr 

    Etre au chômage

    Etre au chômage

    TRAVAIL
    23 octobre 2019

    Pour la majorité d’entre nous, le chômage est comme le célibat : un spectre effrayant, une période de notre vie que nous tolérons à condition qu’elle ne soit pas trop longue. Quand elle se prolonge, nos pires craintes sur notre place dans la société et sur notre valeur en tant qu’être humain semblent confirmées. Les émotions qu’on éprouve alors – la honte, la culpabilité, l’échec – sont précisément ce qui nous empêche de vivre cette expérience pour ce qu’elle est (ou pourrait être) : un passage quasi-obligé dans toute vie professionnelle, l’opportunité d’un bilan et d’un changement de direction, voire, une période de (relative) insouciance et de repos bien mérité après des années en sur-régime. Que faire de ce blanc sur votre CV ?

    Personnellement, j’ai connu les deux extrêmes du spectre. Une période de chômage de 9 mois très chill, qui m’a permis de me former à la photo. Et des périodes ponctuelles de chômage « technique » où, faute de clients, je n’avais pas de revenus, ce qui m’angoissait au plus haut point. 

    La différence entre ces deux expériences tient à mes propres pensées et jugements sur la situation. Dans le premier cas, je me disais que c’était temporaire. Ça ne me dérangeait pas de vivre plus frugalement en attendant de poser les bases d’une nouvelle activité professionnelle. En plus, je vivais le début d’une histoire d’amour… Je me sentais insouciante et légère.

    La fois suivante, rien n’avait fondamentalement changé. J’étais toujours dans la construction, toujours amoureuse, avec simplement une alternance de creux et de pleins. Sauf que là, j’ai très mal vécu les creux. Je me disais que ce n’était pas normal, que c’était sûrement le signe que je n’avais pas de talent et que mes parents avaient raison de me dire de chercher un « vrai » boulot.

    A l’époque, je ne savais pas que c’étaient mes jugements qui me faisaient souffrir, qui me maintenaient dans la précarité et que ma façon de percevoir la « réalité » n’était qu’un miroir de mes peurs et de mes croyances. Je ne savais pas que la honte, la culpabilité et le sentiment d’échec que je trimballais étaient auto-infligés et complètement optionnels.

    Maintenant, si je devais revenir en arrière et me coacher, ce n’est pas nécessairement ce que je me dirais en premier. Je n’essaierais pas de créer une pensée positive et de transformer la difficulté en aisance. Je m’autoriserais au contraire à éprouver les émotions les plus pénibles, à cesser de lutter contre elles comme si leur passage dans mon corps était une anomalie.

    J’ai des souvenirs tendres et précieux de cette phase d’apprentissage entre 2011 et 2012. Mais la personne que je suis aujourd’hui, la femme, la coach mais aussi l’entrepreneuse, s’est construite grâce à mes fails répétés.

    J’ai découvert en moi un endroit paisible et imperturbable, plein d’amour, de joie et de légèreté, accessible à tout moment et en toutes circonstances. J’ai développé des ressources qui seraient restées en dormance sans l’adversité qui les a conjurées. A force d’apprendre, d’échouer et de réessayer, j’ai fini par comprendre ce qui marche et ne marche pas. Autant de choses que je peux partager aujourd’hui avec d’autres personnes.

    Grâce à cela, je me sens plus libre dans le choix de mes projets, de dire non ou stop. Je n’ai plus peur de me retrouver au chômage, à découvert ou de ne pas partir en vacances. La pire chose qui puisse jamais nous arriver, ce sont nos propres pensées. Ça tombe bien, c’est la seule chose que nous pouvons maîtriser.

    PS : et si ça ne vient pas naturellement, sachez que c’est un art qui s’apprend par le coaching 😊 Mailez-moi pour une consultation gratuite kasia@allislove.fr

    Travailler avec des cons

    Travailler avec des cons

    TRAVAIL
    16 octobre 2019

    L’ambiance au bureau est pesante en ce moment. Ça gossip en pause café, ça clashe en réunion et vous avez l’impression que le moindre geste est devenu « politique ». Quand les égos s’affrontent, ce sont les projets qui n’avancent pas. Vous tâchez de vous abstenir de faire des commentaires désobligeants mais en votre for intérieur, vous ne comprenez pas certain-e-s de vos collègues. Vous avez beau vous dire bonjour poliment tous les matins, au fond, vous ne pouvez pas la saquer. Vos valeurs clashent d’une façon qui rendent toute collaboration compliquée. Alors comment faire quand vous devez tout de même bosser ensemble ? 

    Le conflit est bon pour la santé (d’un projet)

    D’où nous vient cette idée qu’il ne devrait jamais y avoir de désaccord sur la façon de mener les choses, que les gens devraient se respecter et bien s’entendre en toutes circonstances ?

    C’est plutôt l’inverse qui est surprenant : qu’on arrive à travailler les uns avec les autres, malgré nos différences, nos caractères bien affirmés, et nos particularités qui nous rendent parfois irritables (et irritants).

    Cela ne veut pas dire qu’il faut accepter l’incivilité, la violence ou le harcèlement, mais les différences de point de vue sont une richesse. Elles permettent  par exemple d’améliorer la performance en mettant en évidence des angles morts, de générer des idées plus créatives, et d’anticiper les problèmes potentiels. Reste à savoir les accueillir…

    Ne pas prendre les choses personnellement

    Un feedback abrupt d’un supérieur sur le dernier projet rendu, ou un commentaire désobligeant d’une collègue sur notre attitude en réunion… Comment ne pas le prendre pour soi quand c’est clairement dirigé vers nous ?

    En se rappelant que « abrupt » et « désobligeant » n’est pas une donnée objective. C’est une question d’interprétation personnelle (de même que « con »). Quelqu’un d’autre trouvera que le même feedback était efficace et que le commentaire plus maladroit que malveillant.

    Quand bien même la personne en face de vous avait l’intention d’être blessante, nous choisissons la façon dont ses propos seront reçus. Vous pouvez les prendre comme un affront et réfléchir à une répartie cinglante. Vous pouvez les ignorer. Vous pouvez aussi vous demander en quoi ces propos sont pertinents et utiles pour vous. Au passage, rien ne désarme autant un interlocuteur remonté que de lui dire « Tu as totalement raison, merci de ne me le faire remarquer ! » (quand on le pense vraiment). 

    Personne n’a tort

    Ce qui crée vraiment le conflit, ce ne sont pas les divergences de point de vue mais le besoin d’imposer le sien. En d’autres termes, si tout le monde a raison et que personne n’a tort, alors il n’y a pas de problème. Notre éducation nous pousse à diviser le monde en deux camps : les bons et les mauvais, les winners et les losers. Il y a la bonne façon de faire et la mauvaise, mes valeurs sont meilleures que les tiennes, si je te donne raison ça veut dire que c’est moi le con. Et si on sortait de cette dichotomie ?

    Cela me rappelle cette fable zen : un groupe d’aveugles encercle un éléphant pour le décrire. Celui qui se situe le plus près de la trompe dira « Un éléphant, c’est d’abord une trompe ! ». Mais celui qui est à l’arrière et qui touche la cuisse de l’animal dira « C’est faux, un éléphant, c’est d’abord cette texture rugueuse et dense que je sens du plat de la main». Chacun témoignera de son expérience directe et en cela, tout sera vrai. Plus on a de points de vue, meilleure est notre idée de ce qu’est cet « éléphant ». 

    La meilleure façon de travailler avec un « con », ce n’est pas de gommer vos divergences mais d’apprendre à les respecter. Votre jugement vous empêche peut-être d’accéder à cette richesse, mais il ne tient qu’à vous d’envisager que ce « con » ne l’est peut-être pas tant que ça et qu’il ou elle a des choses très intéressantes à vous apporter ou au projet sur lequel vos collaborez.

    ***

    Si vous avez du mal à le faire vous-même, rassurez-vous, les relations avec les autres (au travail ou ailleurs) sont exactement le genre de sujets sur lesquels on travaille en coaching. Vous voulez en savoir plus ? Faites-moi signe sur kasia@allislove.fr 

    Avoir de meilleures idées

    Avoir de meilleures idées

    TRAVAIL
    9 octobre 2019

    Aimeriez-vous savoir comment travailler plus vite, avoir des idées plus percutantes et trouver des solutions plus rapidement ? Le tout sans pilule (ou appli) miracle…

    Le secret de la créativité et de la productivité n’est pas très sexy mais il est accessible à chacun : il s’agit de votre capacité de concentration. Plus exactement, d’un état de concentration maintenu pendant une durée significative, qui permet d’accéder à votre « zone de génie » (ou état de flow). Encore faut-il arriver à se concentrer quand le monde entier conspire pour vous distraire. A commencer par votre messagerie et vos collègues (ou votre conjoint…).

    Alors oui, vous pouvez couper les notifications sur votre téléphone, mais que faire contre les interruptions extérieures ? 

    Quand j’étais étudiante, j’aimais aller travailler à la bibliothèque universitaire. C’est un endroit silencieux, où l’on n’entend que le bruit des pages qui se tournent ou des doigts sur le clavier. Il y a toujours quelqu’un en charge pour maintenir le calme en « chutant » les bavards.

    Ce n’est pas tant que le silence est propice à la concentration. D’ailleurs j’aime aussi travailler dans les cafés pour les raisons opposées : tous les sons se fondent comment une paroi qui me met dans une bulle de travail.

    C’est que chaque interruption nous fait perdre du temps et le fil de nos pensées. Il paraît qu’au bureau, on est interrompu en moyenne toutes les 11 minutes : pas étonnant que la productivité soit meilleure en télétravail !

    On pourrait avoir l’impression que la concentration est un état précaire, impossible à atteindre dans un open space ou dans une pièce avec des enfants qui jouent. Je ne dis pas que c’est l’idéal pour travailler, mais il existe de nombreux contre-exemples pour nous montrer que c’est possible.

    On pense que ce sont les autres qui nous interrompent, quand en réalité, c’est nous qui nous laissons interrompre. Ça peut paraître minime mais c’est toute la différence entre quelqu’un qui n’arrive pas à se concentrer à moins d’être dans le silence complet et quelqu’un qui arrive à travailler quelles que soient les circonstances. Cela pourrait être vous.

    Partez du principe que :

    1. la concentration est votre état naturel quand vous vous mettez au travail. Un peu comme le sommeil est votre état naturel la nuit, quand vous êtes fatigué-e. Vous n’avez rien de particulier à faire, à part ne pas vous laisser déconcentrer
    2. personne ne peut vous déconcentrer, c’est vous qui décidez de détourner votre attention (quelquefois avec raison : s’il y a une détonation ou un bruit alarmant autour de vous, il est bon de pouvoir sortir de votre « flow »)

    Demandez-vous pourquoi vous vous laissez distraire aussi facilement.

    Voici mes raisons :

    • Un message sur mon téléphone me fait plus plasir que de faire ma compta (gratification immédiate VS bénéfice lointain)
    • quand je n’y arrive pas du premier coup (faible résistance à la frustration)
    • quand j’ai envie de faire autre chose (procrastination)
    • quand j’ai faim (hypoglycémie)

    En revanche, je me laisse rarement distraire par les autres. J’ignore les mails entrants ou les appels (sauf urgence). Quand on me demande quelque chose, je fais des réponses aussi courtes que possible, et, j’avoue, je suis cette personne « désagréable » qui vous demande si vous pouvez parler moins fort (ou qui met des boules quiès).

    En fait, la capacité à se concentrer est directement corrélée à notre capacité à dire non. Non à la gratification immédiate, non aux requêtes des autres, non à la peur de froisser quelqu’un ou qu’on ait une mauvaise opinion de vous. C’est la monnaie d’échange pour travailler mieux et moins, mais aussi, et surtout, pour être pleinement nous-mêmes et créer ce qu’on a envie.

    ***

    Une meilleure concentration, c’est l’un des nombreux bénéfices d’un coaching. En apprenant à accepter vos pensées sans vous laisser envahir par elles, vous vous laisserez moins déconcentrer par toutes ces phrases dans votre tête qui vous disent : « Laisse-tomber » « C’est impossible » « Tu n’y arriveras pas ». Commencez dès aujourd’hui : je vous attends sur 😊 kasia@allislove.fr 

    Trop de pression au travail

    Trop de pression au travail

    TRAVAIL
    2 octobre 2019

    C’est un des facteurs de mal-être dans le monde du travail. Le sentiment de stress permanent au sujet de vos performances. Quand vous avez l’impression d’être déjà au max de vos capacités et qu’on attend de vous deux fois plus de résultats. Avec le spectre d’un  licenciement en arrière-plan. Cette pression peut vite transformer votre quotidien en cauchemar. C’est un sujet à prendre au sérieux : comment garder sa santé mentale dans un environnement qui exige toujours plus de vous ?

    Imaginez que vos parents vous disent :  « Mange ta soupe, sinon ça va barder !». Cette phrase a peut-être eu quelque effet quand vous étiez enfant (et encore…) mais cela vous ferait bien rire si au prochain repas de famille, vous vous faisiez menacer de la sorte. 

    Le monde du travail n’est pas si différent. Les enjeux ont peut-être changé, mais le mécanisme est le même. Votre boss peut dire ce qui lui plaît. Les objectifs de l’entreprise, aussi démesurés soient-ils, ne peuvent à eux seuls générer de la peur ou du stress.

    Vous me direz peut-être que les deux n’ont rien à voir, que dans un cas, vous savez que vous ne risquez rien, et dans l’autre, vous pouvez vous faire virer.

    C’est bien pour cela que vous avez la pression : parce que vous croyez que la « menace » est réelle, ce qui déclenche une réaction de stress comme face à n’importe quel danger.

    Si vous pensez que vous retrouver sans emploi est l’une des pires choses qui pourraient vous arriver, et que par-dessus on vous donne un ultimatum « améliore tes performances ou ton contrat ne sera pas reconduit », oui, c’est parfaitement logique que vous ayez la pression.

    Cette pression vient néanmoins de vous, de votre système de valeurs. Je parie qu’il existe bon nombre de salariés pour qui un licenciement serait une bonne nouvelle – pas forcément une partie de plaisir mais l’occasion de commencer un nouveau projet, ou de prendre une année sabbatique.

    Peut-être est-ce autre chose qui vous terrorise : la peur de ne pas être à la hauteur, ou d’être « démasqué-e » dans votre incompétence présumée.

    Si vous vous sentez sous pression, ne laissez pas le mal-être s’installer. Il faut vous demander d’où cela vient exactement. Le but n’est pas de vous convaincre que vous vous faites des idées, mais de vous connaître un peu mieux et d’examiner s’il n’y a pas d’autres réactions plus efficaces que le stress.

    Admettons que vos résultats du dernier trimestre soient très inférieurs aux projections. Vous pouvez partir dans une spirale de pression et d’angoisse et vous martyriser à coups de « Je te l’avais bien dit que tu n’y arriverais pas !! ». Vous passez alors en mode « survie », ce qui coupe l’accès à votre créativité, nécessaire pour trouver des solutions. 

    Heureusement, il y a d’autres options.

    Vous pourriez par exemple réagir avec curiosité. « Tiens, c’est intéressant. Je vais examiner ce qui s’est passé pour comprendre. »

    Vous pourriez aussi en profiter pour avoir une discussion avec votre supérieur : « Je pense que pour atteindre les objectifs dans les délais impartis, il faut débloquer des ressources supplémentaires ».

    Ou bien reconnaître, en toute bienveillance envers vous-même, « Effectivement, ce n’est pas sur ce poste que je me sens le/la plus performant-e ».

    Vous pouvez aussi choisir de vous mettre en état de stress. Vous prenez conscience des enjeux et un petit coup de pression vous fait sortir de votre apathie ou procrastination. « Allez, cette fois je m’y mets sinon je n’aurai jamais fini avant mes congés. » La « bonne » pression, c’est celle que vous maîtrisez en pleine conscience.

    Il est facile d’oublier que nous avons plus de choix que nous le pensons. C’est parce que nous ne rendons pas toujours compte du moment où nous faisons ce choix. Le but d’un coach est de vous aider à identifier ces moments, à remonter le fil de votre pensée et à faire d’autres choix, qui vous servent plus au quotidien. Pour une consultation gratuite avec moi, cliquez sur kasia@allislove.fr

    Faire plusieurs choses à la fois

    Faire plusieurs choses à la fois

    TRAVAIL
    25 septembre 2019

    Le multitasking a mauvaise presse et sur le principe, je comprends pourquoi. Faire une seule chose à la fois est plus efficace et plus productif. Seulement dans nos vies professionnelles, nous sommes souvent amenés à travailler sur plusieurs projets en même temps. Un lancement de produit ET la refonte du site internet. Un appel d’offre ET un processus de recrutement. Par ailleurs, nous avons aussi des vies perso bien remplies, des enfants (ou des animaux) dont il faut s’occuper, des marathons qu’on veut préparer, des romans qu’on souhaite écrire et des amis qu’on aimerait voir plus d’une fois par an.

    L’idée qu’on ne peut faire bien qu’une seule chose à la fois peut alors sembler très décourageante et nous place devant des choix impossibles à faire. Mes enfants ou ma santé mentale ? Mon couple ou mon épanouissement personnel ? L’écriture ou la photographie ? Au final, on passe plus de temps à se demander ce qu’on doit faire, plutôt que de le faire vraiment.

    Voici trois principes qui vous permettront de mener de front plusieurs projets sans exploser la charge mentale.

    On ne peut pas tout faire, mais on peut faire ce qui est vraiment important.

    Le temps que nous avons chaque jour est limité à 24h. Cela laisse du temps pour faire pas mal de choses mais peut-être pas TOUT ce qu’on voudrait. Par conséquent, il faut faire des choix. Mais ne mettez pas en concurrence deux choses essentielles pour vous, comme votre sommeil et votre vie de famille.

    Le choix doit se faire entre ce qui est vraiment important – et par là j’entends ce qui est important pour VOUS – et ce qui n’est pas absolument nécessaire.

    J’ai décidé par exemple que filmer de nouvelles vidéos youtube n’était pas la priorité du moment, même si j’aime ça. En revanche, publier un article par semaine sur le blog est non négociable.

    On peut faire plusieurs choses à la fois, mais pas en même temps.

    Faire du « monotasking » localisé à l’intérieur de mon « multitasking » global, voilà le secret de l’équilibre. Une chose après l’autre, comme à l’école, où on avait plusieurs matières, on faisait d’abord du français pendant deux heures, et ensuite des maths, jamais les deux en même temps. En parlant d’école, rien de tel que de revenir aux « basiques ». Créer un cadre propice à la concentration. Noter ce qui doit être fait dans le calendrier. Diviser les gros projets en plusieurs tâches concrètes. Finir une tâche avant d’en commencer une autre. Ça paraît simpliste mais ça change la vie.

    On peut faire des choses différentes si elles vont dans le même sens

    Faire plusieurs choses en même temps, c’est un peu comme la voiturage : ça ne marche que si tout le monde veut aller au même endroit. Il en est de même pour les projets. Si le but est le même, ils peuvent se renforcer mutuellement, même s’ils sont très variés. Apprendre à vendre ses prestations est tout aussi important que de développer son portfolio, si l’objectif final est de vivre de sa créativité. A vous de trouver le fil rouge. S’il ne vous saute pas aux yeux, faites deux pas en arrière et considérez « the bigger picture ». Quel genre de vie avez-vous envie de mener ? Quel genre de personne avez-vous envie d’être ? Et en quoi les projets sur lesquels vous travaillez vous permettent de le devenir ? Et quels sont ceux qui vous en empêchent ?

    Bon c’est sûr, ça fait pas mal de questions existentielles d’un coup. Je vous conseille de vous poser une heure ou deux avec vous-même pour trouver vos réponses. Faire un coaching, c’est aussi l’opportunité de les découvrir. En tant que coach, je ne vais pas vous dire ce que vous devez faire, mais je peux vous aider à identifier vos priorités, vos envies et vos obstacles, au cas par cas. Quand on sait où on va et pourquoi on fait ce qu’on fait, le mélodrame du quotidien disparaît, et les résultats concrets apparaissent. Ecrivez-moi pour une consultation gratuite 😊 kasia@allislove.fr

    Eviter le surmenage

    Eviter le surmenage

    TRAVAIL
    11 septembre 2019

    Cela fait quelques semaines que vous êtes rentré-e et les vacances semblent déjà bien loin. Le travail reprend à pleines turbines, vous êtes sollicité-e de toutes parts, sans compter les obligations personnelles. Et encore, on n’a pas évoqué vos nouveaux objectifs pour cette nouvelle saison ! Résultat : les bienfaits du repos estival se sont dissipés, et le stress recommence à monter. Comment répondre aux challenges de la vie moderne sans finir l’année sur les rotules ?

    Tout d’abord, il est normal qu’après des vacances, la reprise d’un rythme plus soutenu vous paraisse plus pénible. Quelques semaines d’adaptation sont souvent nécessaires pour se réajuster à la charge de travail accrue.

    Ne laissez pas le stress et la fatigue s’installer pour autant.

    Le surmenage est l’ensemble des troubles résultant d’une surcharge d’activités : anxiété, épuisement, irritabilité… autant de symptômes qui peuvent conduire jusqu’au burn-out.

    Une réponse « logique » serait de réduire la charge de travail, et nous y viendrons un peu plus tard, mais ce n’est pas la solution que j’aimerais que vous envisagiez dans un premier temps.

    Voici pourquoi : votre charge de travail, même si elle vous semble immense, n’est pas ce qui cause le surmenage. Autant s’attaquer à la vraie source du problème.

    Priorisez le sommeil

    Après toute dépense physique ou mentale, un temps de récupération est nécessaire. Les sportifs de haut niveau dorment régulièrement 9h à 10h par nuit pour maximiser leurs performances, et ils ne sont pas les seuls.

    Le déséquilibre se crée quand ces temps de récupération sont trop courts.

    La première chose à faire quand votre charge de travail augmente et que vous vous sentez fatigué-e, c’est d’augmenter votre temps de sommeil.

    Pour créer ce temps supplémentaire, il vous faudra peut-être renoncer à quelques soirées netflix ou à des apéros en semaine. Votre santé est plus importante que la dernière saison de Black Mirror !

    Organisez votre temps

    Un matin où vous avez bien dormi, prenez une heure ou deux pour planifier vos tâches de la semaine.

    Cela peut vous paraître beaucoup mais dites-vous que 10 minutes de planification peuvent facilement créer 2 voire 3h plus tard.

    Commencez par définir la priorité de la semaine.

    Oui, LA priorité, au singulier, celle qui vous permettra de décider quelles tâches sont absolument nécessaires et celles qui peuvent attendre. Quand tout vous semble important et urgent, c’est qu’il y a un problème de priorisation et vous bénéficierez d’autant plus d’un moment de recul.

    Transformez les items de votre todo en RDV dans votre calendrier. Les premiers à placer sont ceux avec vous-même : temps de loisir et de repos.

    Attribuez une durée maxi à chaque tâche. Si vous n’avez qu’une demi-heure pour faire vos courses ou pour écrire un mail, alors utilisez-le au mieux et essayez de ne pas déborder.

    Surveillez votre langage

    Celui que vous utilisez pour vous parler, j’entends.

    Notez l’impact émotionnel de phrases comme « Je ne vais jamais y arriver », « C’est beaucoup trop » ou « C’est trop dur ». Ça ne donne pas vraiment envie de s’y mettre, n’est-ce pas ? Pire, ça nous fait nous sentir encore plus mal, comme prisonniers de notre propre vie.

    Dans tout ce que vous faites, rappelez-vous que VOUS choisissez vos activités. Personne ne vous force, personne ne vous mettra en prison si vous dites NON. Planifiez, mais en pleine conscience des raisons qui vous poussent à ajouter un projet à votre agenda.

    Maintenant, si vous avez décidé de faire quelque chose, félicitez-vous-en et encouragez-vous, même si cela implique de redoubler d’efforts. Rappelez vous pourquoi le jeu en vaut la chandelle. « C’est dur mais ça en vaut la peine », « Je peux faire des choses difficiles », « J’ai de la chance de travailler sur ce projet ».

    Si vous vous sentez toujours aussi stressé-e malgré ces recommendations (ou que vous n’arrivez pas à les appliquer), il y a sans doute des programmations inconscientes, des croyances limitantes, qui vous empêchent d’avancer. En vous faisant coacher, vous les identifierez rapidement et vos efforts commenceront à payer. Contactez-moi pour une consultation gratuite : kasia@allislove.fr 🙂

    Comment s’y mettre

    Comment s’y mettre

    Comment s’y mettre

    5 juin 2019

    Vous avez un truc important à faire. Un article à écrire, un dossier à boucler, ou tout simplement poser vos jours de congé. Seulement vous n’arrivez pas à vous y mettre. Cela vous « sort complètement de la tête », il y a toujours autre chose de plus urgent à gérer, si bien que vous repoussez de jour en jour. Ce serait plus facile à comprendre s’il s’agissait d’une tâche ingrate ou déplaisante, mais ce n’est pas toujours le cas. Il s’agit aussi d’activités qui vous font plaisir ou dont vous savez qu’elles auront plein d’effets bénéfiques.

    Ce phénomène a longtemps été un mystère pour moi, et une expérience pénible en plus – à cause de tout le jugement qui va avec :
    « T’as vraiment aucune excuse ! »
    « C’est dingue de mettre autant de temps ! »
    « Les autres y arrivent »
    « Quelque chose cloche chez toi »

    Si encore cet auto-harcèlement servait à quelque chose ! L’ironie est que plus on se fustige, moins on arrive à s’y mettre. Avec le risque de tuer sa passion au passage. C’est comme ça que j’ai arrêté d’écrire pendant plusieurs années. Chaque fois que je m’y mettais, je me disais que tout ce que je faisais était à jeter alors j’ai commencé à redouter, puis à esquiver, les séances de travail. Quand écrire ne me procurait plus aucun plaisir, j’ai arrêté.

    A l’époque je ne connaissais pas le coaching mental. Je ne savais pas que mes jugements étaient optionnels ou que je pouvais changer mes pensées. Ceci dit, le perfectionnisme n’a pas disparu, la tentation de la procrastination non plus. Se coacher n’est pas une potion magique qui nous immunise contre le trash-talk de notre cerveau. Mais cela permet de limiter les dégâts.

    Voici 3 façons de « hacker » la résistance qui se présente invariablement : 

     

    #1 Accepter la difficulté

     

    Plus je me dis que quelque chose devrait me venir facilement et être fluides, plus c’est fastidieux et la moindre imperfection m’irrite. Quand j’accepte la part de labeur et de pénibilité qui accompagne tout travail de création, les choses redeviennent plus légères. L’énergie que je perdais à me rebeller contre la difficulté ou à me juger est redirigée vers la résolution du problème. En plus, il y a un côté gratifiant à se lancer dans quelque chose d’inconfortable à dessein. Je me dis que je suis une warrior et je suis fière de moi.

     

    #2 Alléger avant d’accélérer

     

    Ma pensée automatique est souvent : « C’est trop, c’est trop dur ». C’est surtout le signe que j’essaie d’en faire trop d’un coup. Je veux aller vite, alors je charge la mule, mais c’est un piège car c’est comme ça que je perds du temps. Si vous avez 100kg de livres à déménager, vous préférez porter 2 cartons de 50 kg ou 10 cartons de 10 kg ? Vous pensez peut-être gagner du temps en faisant ça en deux fois, mais est-ce que c’est la façon la plus efficace ? Personne ne nous remettra une médaille du mérite parce qu’on aura bien morflé au passage.

     

    #3 Préparer le terrain 

     

    Steven Pressfield a écrit : « Le plus dur, ce n’est pas d’écrire. C’est de s’asseoir et de se mettre à écrire ». Une fois lancé, le mouvement s’alimente tout seul. En vous concentrant sur les gestes déclencheurs, vous mettez toutes les chances de votre côté. Cela commence par planifier. N’attendez pas d’avoir le temps pour faire quelque chose. Programmez un rendez-vous dans votre agenda, préparez ce dont vous aurez besoin, créez un cadre agréable pour travailler (ou faire du sport…). Et vous êtes déjà en train de le faire.

    Peu importe ce qu’on vous dit, il n’est JAMAIS trop tard pour s’y mettre, changer d’avis, commencer ou renoncer à quelque chose. Alors ne renoncez pas, même si cela fait des mois que vous n’y arrivez pas. N’oubliez pas cependant que nos actions sont toujours alignées avec nos croyances profondes, qu’on s’en rende compte ou non. La meilleure façon de s’y mettre, c’est de checker ses pensées 😉

    Comment trouver le temps de tout faire ?

    Comment trouver le temps de tout faire ?

    TRAVAIL
    1 avril 2019

    Si vous avez du mal à trouver le temps de faire les choses importantes pour vous, cet article pourrait vous intéresser. Même si votre agenda est rempli à ras bords, sachez que le problème vient plus de votre perfectionnisme que de votre charge de travail.
    En vous empêchant de tenter votre chance, le perfectionnisme vous fait échouer avant même d’avoir commencé. A coup de phrases comme « Ça risque de me prendre du temps, et je n’en ai pas, alors je ne vais pas commencer ». Ou bien « Je ne peux pas le faire parfaitement, alors je ne vais pas le faire du tout. »
    Et si au contraire vous pouviez le faire en 10 minutes ?
    « Pff, mais c’est trop peu, on n’a rien le temps de faire en 10 minutes… » Non seulement on peut faire plein de choses en 10 minutes, mais en plus, c’est une excellente façon de court-circuiter ce défaitisme par anticipation.

     

    On peut toujours trouver 10 min

    Même dans une journée ultra chargée, on peut trouver au moins 10 minutes, fût-ce les 10 dernières minutes avant de vous coucher. Une journée de 24h où 10h seraient consacrées au travail, c’est 60 opportunités de trouver 10 minutes pour faire enfin ce truc qui nous attend. Sachant que le Français moyen passe plus de 5h devant un écran, on voit vite où on pourrait faire quelques coupes…

     

    On peut tout faire en 10 min

    Méditer. Préparer un repas. Ranger une pièce. Faire un workout. Passer ces deux coups de fils administratifs qui nous prennent la tête. On peut tout faire en 10 minutes. Je fais des mini-sessions de 10 minutes avec ma coach qui sont très efficaces. Plutôt que d’adapter votre planning à vos activités, adaptez vos activités à votre planning. Si vous ne disposez que de 10 ou 15 minutes (voire 5…), faites-en un jeu de produire quelque chose dans ces délais – c’est comme ça que je fais mes tâches ménagères !

     

    Les bénéfices de 10 min par jour se cumulent

    Certains projets demandent un réel investissement en temps. En découpant votre travail en étapes de 10 minutes, vous avez bien plus de chances d’en voir le bout qu’en attendant d’avoir enfin le temps. Après tout, 10 min x 7 jours x 52 semaines, cela fait 60h, soit l’équivalent d’une semaine de travail intensif. Pour paraphraser Tony Robbins, on surestime ce qu’on peut faire une semaine mais on sous-estime ce qu’on peut faire en un an.

     

    La qualité de la quantité

    On pense qu’il faut beaucoup de temps pour produire quelque chose d’intéressant, mais ce n’est pas la quantité de temps dont nous disposons qui compte, c’est la façon dont nous l’employons. 10 minutes d’attention pleine et entière, sans distractions, sans smartphone à proximité, valent mieux qu’une heure à multitasker. En plus, il y a de fortes chances qu’une fois lancé-e, vous ayez envie d’enchaîner sur une 2ème séance.

     

    Une autre façon de travailler

    Avoir des délais réduits nous force à être plus créatifs et plus efficaces, en simplifiant au maximum. On n’a pas le temps d’être perfectionniste quand on n’a que quelques minutes. Naturellement, le but n’est pas de ne travailler QUE par séances de 10 minutes. Il est bon de pouvoir aller en profondeur, de se donner 3 ou 4h pour aller au fond d’un sujet. Compresser au minimum les tâches peu critiques vous permettra justement de créer du temps pour ce qui compte vraiment pour vous.

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