Se reconvertir, oui mais dans quoi ?

Se reconvertir, oui mais dans quoi ?

INTUITION
30 octobre 2019

 Cela fait quelques années déjà que vous travaillez pour la même entreprise et vous avez l’impression d’avoir fait le tour du poste. Vous aimeriez passer à autre chose mais vous ne savez pas vraiment quoi. Peut-être que c’est votre entreprise qui vous pousse vers le départ, ou bien vous êtes sans activité en ce moment, et vous vous demandez quelle sera votre prochaine étape de votre carrière. De toute façon, travailler quarante ans dans la même boîte devient de plus en plus rare. « Alors, tu veux faire quoi plus tard ? » Et vous qui pensiez que vous en aviez fini avec cette maudite question! Voici quelques conseils pour vous aider à découvrir votre prochaine incarnation professionnelle.

Posez vous les bonnes questions

Faire un bilan de compétences ou se faire coacher dans ces moments de transition est un bon point de départ (en toute subjectivité 😛). Toutefois, n’attendez pas des réponses magiques, même si ce serait parfois bien pratique si quelqu’un pouvait nous dire une fois pour toutes pour quel métier nous sommes faits. C’est une décision que personne ne peut prendre à votre place.

Et si vous ne le savez pas ? Ne vous arrêtez pas à ce constat et continuez de creuser.

Voici quelques questions à vous poser avec un carnet et un stylo :

Quel poste accepterais-je si je n’avais pas besoin de gagner de l’argent ?

Qu’est-ce que je ferais si je n’avais pas peur de me planter ?

Qu’est-ce qui me fait peur et envie à la fois ?

Combien d’argent ai-je envie de gagner par mois ? Que faudrait-il que je propose pour gagner plus ? Qu’accepterais-je en échange de gagner moins ?

Qu’est-ce que je pourrais faire même sans être payé ?

Qu’est-ce qui  me vient naturellement ? 

    Suivez votre curiosité

    A l’issue de ce questionnaire, vous avez peut-être des pistes mais rien qui ressort particulièrement. Vous aimeriez être de ceux qui ont une passion bien identifiée et qui n’attendent que l’opportunité de se lancer. Pourtant, transformer sa passion en métier n’est pas toujours une bonne idée (voir un article précédent).

    Dans son livre Big Magic, Elizabeth Gilbert explore l’idée que la passion est « overrated ». Elle propose de la remplacer par la curiosité. Après tout, on n’aime que ce qu’on connaît, et pour apprendre à connaître, il faut avoir la curiosité d’aller chercher quelques informations.

    Quels secteurs / domaines vous intéressent assez pour vous donner envie d’en savoir plus ? Choisissez-en 3 max et menez votre enquête.

    Faites des tests terrain

    Ne vous contentez pas de savoirs théoriques pour autant. Le meilleur moyen de savoir si quelque chose vous convient, c’est encore de la tester !

    Longtemps j’ai rêvé d’être journaliste, et puis, j’ai décroché un stage d’été dans un grand journal. Là, j’ai compris que l’idée que je me faisais de ce métier ne correspondait pas tout à fait au quotidien de la profession. Ce reality check m’a fait gagner beaucoup de temps et je n’ai jamais regretté de ne pas avoir continué dans cette voie.

    A défaut de faire un stage, essayez de vous faire une idée concrète du métier ou secteur qui vous intéresse. Vous pouvez par exemple interroger des personnes qui font ce que vous rêvez de faire, passer des entretiens pour échanger avec les RH d’une entreprise qui vous plaît, voire accepter des missions en deçà de vous compétences réelles, juste pour voir l’envers du décor. Quand on veut être comédien-ne, on commence souvent par faire de la figuration. Demandez-vous quel serait l’équivalent de la figuration dans votre « secteur » et commencez par-là.

    Vous sentirez assez vite si vous avez envie de persévérer ou non.

    Pour finir, souvenez-vous que vous écrivez votre propre histoire. Un projet professionnel, c’est un peu comme une histoire d’amour. Personne ne peut vous dire par avance si ça va marcher ou non. Pour cela, il faut se lancer ! 

    Et si vous voulez en parler, vous savez où me joindre 🙂 kasia@allislove.fr 

    Ce qui vous empêche d’avancer

    Ce qui vous empêche d’avancer

    Ce qui vous empêche d’avancer

    15 mai 2019

    Pourquoi est-ce si difficile de quitter des situations – ou des relations – qui nous rendent malheureux ? Nous savons que ce n’est pas bon pour nous. D’allumer cette cigarette. D’accepter cette mission sous-payée. De dire « bon d’accord » quand on pense « roh non.. ». Nous savons que nous nous faisons du mal et qu’il faudrait faire autrement, mais… c’est comme s’il y avait une rupture dans la communication entre le corps et l’esprit, une incohérence entre ce qu’on pense et ce qu’on fait. Cela me rappelle cette fable du chien assis sur un clou.
    « Pourquoi ton chien gémit-il ainsi ? » demande le fermier à son voisin.
    « Parce qu’il est assis sur un clou », répond ce dernier
    « Eh bien pourquoi ne se relève-t-il pas ? »
    « Parce qu’il n’a pas encore assez mal ».
    Serions-nous tous masochistes ?

    Un système de défense pragmatique

    Tout part d’une bonne intention : celle de nous éviter une expérience désagréable et perturbante. Chaque fois que nous avons le choix entre le connu et l’inconnu, nous avons tendance à nous diriger vers le connu, même s’il est pénible ou néfaste à long terme. Nous acceptons de « petits maux », bien réels, aujourd’hui, en pensant nous en éviter de plus grands, hypothétiques, demain.

    Ajoutez à cela que nous avons une prédisposition biologique à économiser notre énergie et à fuir tout effort inutile. Or, cela demande beaucoup d’énergie de rediriger son attention. De résister à l’envie de contre-attaquer quand nous nous sentons agressés. De ne pas nous engouffrer dans des pensées négatives quand les choses ne se passent pas exactement comme nous le souhaitons.

    Beaucoup d’entre nous laissons la situation se dégrader jusqu’à ce qu’elle devienne insupportable. On attend d’avoir une maladie grave pour arrêter de fumer, ou de faire un burn-out pour réévaluer sa vie professionnelle. Le changement ne nous fait plus peur alors, il nous paraît même nécessaire. Mais vous n’avez pas besoin de vous faire souffrir atrocement pour prendre une décision. Vous avez le droit de partir, même quand la situation est confortable, même quand elle est encore supportable, juste parce que vous en avez envie.

    Comment pouvons-nous alors empêcher les automatismes de prendre le dessus à chaque fois ?

    Arrêtez de vous juger

    Peut-être que vous avez pris votre décision, vous savez ce que vous voulez sur le long terme mais les actions ne s’alignent pas tout de suite. Il est facile de céder à la frustration mais c’est justement le moment d’être bienveillant-e avec vous-même. Ne vous répétez pas que vous êtes nul-le ou indécis-e et que vous n’arriverez jamais à changer. Cela ne fera que vous retarder. Reconnaître vos freins, paradoxalement, vous permettra d’avancer.

    Identifiez ce qui vous empêche d’avancer

    Quels sont-ils justement ? Prenez la situation qui vous fait souffrir et complétez la phrase « mais cela vaut toujours mieux que … » . Votre réponse vous révèlera la pensée qui fait obstacle.
    « Ça vaut toujours mieux que rien » ou la peur de manquer
    « Mieux vaut ça qu’être seul-e » ou la peur du célibat
    « Mieux vaut que je le fasse sinon elle va faire la gueule » ou la peur de déplaire

    Acceptez l’inconfort

    Quoiqu’il arrive, vous allez éprouver des émotions négatives. Rester est douloureux. Partir fait peur. Il n’y a pas moyen d’échapper à l’inconfort (sorry), mais vous pouvez lui donner un sens. Vous pouvez l’accepter comme faisant partie du jeu et ne pas vous inquiéter de sa présence. Quitte à être mal temporairement, autant que ce soit pour quelque chose qui compte vraiment pour vous, non ?

    Quelle est la prochaine étape de votre vie ? Une question pour le découvrir

    Quelle est la prochaine étape de votre vie ? Une question pour le découvrir

    Quelle sera la prochaine étape de votre vie ?

    1 mai 2019

    Si vous vous sentez à un carrefour de votre vie, notamment professionnel, que vous hésitez en plusieurs options ou que n’avez pas la moindre idée de ce que sera la prochaine étape, je vous propose un exercice pour y voir plus clair. Il est parfois difficile d’accéder à nos véritables désirs. Il y a ce qu’on veut vraiment, et il y a la « voix de la raison » qui les filtre en fonction de votre tolérance au risque, à l’instabilité ou à l’échec. Notre intuition est une voix douce qui aime s’exprimer dans le silence. Mais quand l’Angoisse parle, c’est un cri strident qui masque tout le reste. A ce niveau, nous ne verrons que des problèmes, des obstacles et ce qu’il est impossible de faire. Pour au final, se sentir découragé-e-s et ne rien entreprendre 😒. Voici une autre approche, que j’ai moi-même testée (et validée). Préparez de quoi écrire car cela va solliciter votre imagination.

    Que feriez-vous si vous touchiez 10 000 000 € ? Si demain vous gagnez au loto ou qu’un riche oncle fait de vous son unique héritier-e… Cela paraît inconcevable, mais imaginez tout de même. Comment dépenseriez-vous cet argent ? Qu’est-ce qui changerait – ou non – dans votre quotidien si vous n’étiez plus obligé-e de travailler pour vivre ? Cette question est moins triviale qu’il n’y paraît. Comment occuperiez-vous vos journées ? Quel type d’activités vous stimulerait ? Quel genre de défis auriez-vous envie de relever si l’argent n’était plus un problème ? Par ricochet, que feriez-vous si vous n’aviez pas peur d’échouer ? Si vous n’aviez pas l’enjeu de réussir à tout prix ?

    J’ai fait cet exercice à un moment où je me sentais un peu perdue justement et je ne savais pas quelle direction prendre. Ce qui me brouillait la vue, c’était ma peur de me retrouver dans une situation financière inconfortable, de ne pas être en mesure de subvenir à mes besoins. Du coup, il y a des options qui étaient automatiquement exclues car trop risquées. En soi, c’est tout à fait naturel de vouloir à subvenir à ses besoins, accéder au nécessaire vital (logement, nourriture, habits, éducation, santé…) et même à un certain confort. Mais ça peut aussi se transformer en peur parfois irrationnelle de manquer ou de se retrouver en difficulté, qui nous fait tout simplement passer à côté de projets qui nous tiennent à coeur ou ne pas saisir d’opportunités par peur de l’incertitude créée par le changement.

    En me plaçant à un niveau où l’argent n’est plus un problème, dans un état mental d’abondance et de sécurité, les choses sont devenues très claires. J’ai fait deux découvertes très intéressantes. Tout d’abord, j’ai pu accéder à des désirs et des envies beaucoup plus ambitieuses que le projet de me créer une vie confortable. J’ai compris que mon imagination n’avait vraiment aucune limite, que c’était moi-même qui me limitais dans ma façon d’envisager les choses.

    Ensuite, et surtout, j’ai réalisé qu’accumuler l’argent ne m’intéressait pas tant que ça en fait. Une fois mes besoins basiques comblés et quelques lubies réalisées (au hasard, un loft avec terrasse à Paris, une jolie maison de plain-pied pour mes parents, un tour du monde et quelques oeuvres d’art), je me voyais continuer de travailler mais uniquement sur ce qui me passionne vraiment. A partir de ce moment, tout est devenu plus clair. J’ai décidé d’en faire ma priorité. Finies les hésitations : si je savais désormais quelle était la prochaine étape de ma vie.

    C’est peut-être ça, la vraie richesse : savoir pourquoi on se lève le matin, identifier sa « mission » de vie, trouver de la joie dans son travail et se sentir utile. Et ça, ça vaut bien plus que 10 000 000 €.

    ***

    J’ai vraiment hâte de découvrir ce que cet exercice a révélé pour vous ! Dites-moi tout 😁 Partagez-le en commentaire et n’oubliez pas de vous abonner, si ce n’est déjà fait 😉

    Comment nos pensées créent notre réalité

    Comment nos pensées créent notre réalité

    INTUITION
    3 février 2019

    C’est une idée qui a changé ma vie. S’il n’y avait qu’un seul principe à retenir quand on a le désir de « travailler sur soi », ce serait celui-ci : mes pensées créent ma réalité. Le développement personnel, les neurosciences et les spiritualités new age (loi de l’attraction en tête) lui ont donné un twist moderne, mais c’est une idée depuis longtemps développée en philosophie, notamment par les Stoïciens.

    En écrivant « Il y a des choses qui dépendent de nous ; il y en a d’autres qui n’en dépendent pas. Ce qui dépend de nous, ce sont nos jugements, nos tendances, nos désirs, nos aversions » en ouverture de son « Manuel », Epictète devenait peut-être le premier life-coach de l’histoire… (suite…)

    Votre instinct peut-il vous tromper ?

    Votre instinct peut-il vous tromper ?

    INTUITION
    13 décembre 2018

    Pendant des années, je n’ai su que faire des informations que m’envoyait mon instinct. Pour être honnête, j’en avais peur, ça m’angoissait plus qu’autre chose. Forcément, à chaque fois qu’il se manifestait, c’était presque toujours pour m’annoncer une mauvaise nouvelle. « On sait toutes les deux que ça ne va pas le faire avec ce job / ce mec / ce projet. » Je ne cherchais d’ailleurs pas à questionner cette conclusion. Si je ne le « sentais » pas, alors quelque chose clochait forcément, ce n’était peut-être pas visible immédiatement mais ce quelque chose ne tarderait pas à se révéler. Un jour, j’en ai eu marre. « Pourquoi ça ne marcherait pas ? De toute façon, si je t’écoutais, je ne ferais jamais rien, tu vois tout en noir ! » Et zou, me voici lancée dans une entreprise foireuse qui allait se solder exactement comme mon instinct me l’avait prédit : mal et en plusieurs morceaux. Maintenant que je comprends un peu mieux le fonctionnement de mon instinct, j’ai envie de partager avec vous mes conclusions sur la question. A quoi sert-il au juste ? Peut-on savoir quand il se plante ? Est-ce que je cours à ma parte en choisissant de l’ignorer ? Entre le prendre au pied de la lettre et l’ignorer complètement, il y a sans doute un juste milieu. (suite…)

    Est-ce votre intuition ou votre peur qui vous parle ?

    Est-ce votre intuition ou votre peur qui vous parle ?

    INTUITION
    30 avril 2018

    Une des surprises de la vie intérieure est de découvrir qu’on n’est jamais vraiment seul-e avec soi-même ! Toutes sortes de voix s’expriment en nous : la voix de la Raison, celle de l’Enfant intérieur, le Démon de la Tentation (le fameux “allez, un dernier verre pour la route !” qu’on connaît bien..) et son acolyte, le Juge impitoyable (“Je t’avais dit de ne pas boire autant hier soir…”). Ce concert de voix différentes peut parfois virer à la cacophonie, voire nous paralyser quand on a une décision à prendre. Heureusement, il y a notre Intuition, qui est là pour nous guider… à condition de la reconnaître ! Quand deux voix distinctes nous disent des choses contraires, comment savoir laquelle vient de l’Intuition et laquelle vient de la Peur (peur de l’échec, de la souffrance, de l’inconnu…) ? Je vous propose un outil pour l’identifier à coup sûr. (suite…)

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