Etre au chômage

Etre au chômage

STRESS
23 octobre 2019

Pour la majorité d’entre nous, le chômage est comme le célibat : un spectre effrayant, une période de notre vie que nous tolérons à condition qu’elle ne soit pas trop longue. Quand elle se prolonge, nos pires craintes sur notre place dans la société et sur notre valeur en tant qu’être humain semblent confirmées. Les émotions qu’on éprouve alors – la honte, la culpabilité, l’échec – sont précisément ce qui nous empêche de vivre cette expérience pour ce qu’elle est (ou pourrait être) : un passage quasi-obligé dans toute vie professionnelle, l’opportunité d’un bilan et d’un changement de direction, voire, une période de (relative) insouciance et de repos bien mérité après des années en sur-régime. Que faire de ce blanc sur votre CV ?

Personnellement, j’ai connu les deux extrêmes du spectre. Une période de chômage de 9 mois très chill, qui m’a permis de me former à la photo. Et des périodes ponctuelles de chômage « technique » où, faute de clients, je n’avais pas de revenus, ce qui m’angoissait au plus haut point. 

La différence entre ces deux expériences tient à mes propres pensées et jugements sur la situation. Dans le premier cas, je me disais que c’était temporaire. Ça ne me dérangeait pas de vivre plus frugalement en attendant de poser les bases d’une nouvelle activité professionnelle. En plus, je vivais le début d’une histoire d’amour… Je me sentais insouciante et légère.

La fois suivante, rien n’avait fondamentalement changé. J’étais toujours dans la construction, toujours amoureuse, avec simplement une alternance de creux et de pleins. Sauf que là, j’ai très mal vécu les creux. Je me disais que ce n’était pas normal, que c’était sûrement le signe que je n’avais pas de talent et que mes parents avaient raison de me dire de chercher un « vrai » boulot.

A l’époque, je ne savais pas que c’étaient mes jugements qui me faisaient souffrir, qui me maintenaient dans la précarité et que ma façon de percevoir la « réalité » n’était qu’un miroir de mes peurs et de mes croyances. Je ne savais pas que la honte, la culpabilité et le sentiment d’échec que je trimballais étaient auto-infligés et complètement optionnels.

Maintenant, si je devais revenir en arrière et me coacher, ce n’est pas nécessairement ce que je me dirais en premier. Je n’essaierais pas de créer une pensée positive et de transformer la difficulté en aisance. Je m’autoriserais au contraire à éprouver les émotions les plus pénibles, à cesser de lutter contre elles comme si leur passage dans mon corps était une anomalie.

J’ai des souvenirs tendres et précieux de cette phase d’apprentissage entre 2011 et 2012. Mais la personne que je suis aujourd’hui, la femme, la coach mais aussi l’entrepreneuse, s’est construite grâce à mes fails répétés.

J’ai découvert en moi un endroit paisible et imperturbable, plein d’amour, de joie et de légèreté, accessible à tout moment et en toutes circonstances. J’ai développé des ressources qui seraient restées en dormance sans l’adversité qui les a conjurées. A force d’apprendre, d’échouer et de réessayer, j’ai fini par comprendre ce qui marche et ne marche pas. Autant de choses que je peux partager aujourd’hui avec d’autres personnes.

Grâce à cela, je me sens plus libre dans le choix de mes projets, de dire non ou stop. Je n’ai plus peur de me retrouver au chômage, à découvert ou de ne pas partir en vacances. La pire chose qui puisse jamais nous arriver, ce sont nos propres pensées. Ça tombe bien, c’est la seule chose que nous pouvons maîtriser.

PS : et si ça ne vient pas naturellement, sachez que c’est un art qui s’apprend par le coaching 😊 Mailez-moi pour une consultation gratuite kasia@allislove.fr

Trop de pression au travail

Trop de pression au travail

STRESS
2 octobre 2019

C’est un des facteurs de mal-être dans le monde du travail. Le sentiment de stress permanent au sujet de vos performances. Quand vous avez l’impression d’être déjà au max de vos capacités et qu’on attend de vous deux fois plus de résultats. Avec le spectre d’un  licenciement en arrière-plan. Cette pression peut vite transformer votre quotidien en cauchemar. C’est un sujet à prendre au sérieux : comment garder sa santé mentale dans un environnement qui exige toujours plus de vous ?

Imaginez que vos parents vous disent :  « Mange ta soupe, sinon ça va barder !». Cette phrase a peut-être eu quelque effet quand vous étiez enfant (et encore…) mais cela vous ferait bien rire si au prochain repas de famille, vous vous faisiez menacer de la sorte. 

Le monde du travail n’est pas si différent. Les enjeux ont peut-être changé, mais le mécanisme est le même. Votre boss peut dire ce qui lui plaît. Les objectifs de l’entreprise, aussi démesurés soient-ils, ne peuvent à eux seuls générer de la peur ou du stress.

Vous me direz peut-être que les deux n’ont rien à voir, que dans un cas, vous savez que vous ne risquez rien, et dans l’autre, vous pouvez vous faire virer.

C’est bien pour cela que vous avez la pression : parce que vous croyez que la « menace » est réelle, ce qui déclenche une réaction de stress comme face à n’importe quel danger.

Si vous pensez que vous retrouver sans emploi est l’une des pires choses qui pourraient vous arriver, et que par-dessus on vous donne un ultimatum « améliore tes performances ou ton contrat ne sera pas reconduit », oui, c’est parfaitement logique que vous ayez la pression.

Cette pression vient néanmoins de vous, de votre système de valeurs. Je parie qu’il existe bon nombre de salariés pour qui un licenciement serait une bonne nouvelle – pas forcément une partie de plaisir mais l’occasion de commencer un nouveau projet, ou de prendre une année sabbatique.

Peut-être est-ce autre chose qui vous terrorise : la peur de ne pas être à la hauteur, ou d’être « démasqué-e » dans votre incompétence présumée.

Si vous vous sentez sous pression, ne laissez pas le mal-être s’installer. Il faut vous demander d’où cela vient exactement. Le but n’est pas de vous convaincre que vous vous faites des idées, mais de vous connaître un peu mieux et d’examiner s’il n’y a pas d’autres réactions plus efficaces que le stress.

Admettons que vos résultats du dernier trimestre soient très inférieurs aux projections. Vous pouvez partir dans une spirale de pression et d’angoisse et vous martyriser à coups de « Je te l’avais bien dit que tu n’y arriverais pas !! ». Vous passez alors en mode « survie », ce qui coupe l’accès à votre créativité, nécessaire pour trouver des solutions. 

Heureusement, il y a d’autres options.

Vous pourriez par exemple réagir avec curiosité. « Tiens, c’est intéressant. Je vais examiner ce qui s’est passé pour comprendre. »

Vous pourriez aussi en profiter pour avoir une discussion avec votre supérieur : « Je pense que pour atteindre les objectifs dans les délais impartis, il faut débloquer des ressources supplémentaires ».

Ou bien reconnaître, en toute bienveillance envers vous-même, « Effectivement, ce n’est pas sur ce poste que je me sens le/la plus performant-e ».

Vous pouvez aussi choisir de vous mettre en état de stress. Vous prenez conscience des enjeux et un petit coup de pression vous fait sortir de votre apathie ou procrastination. « Allez, cette fois je m’y mets sinon je n’aurai jamais fini avant mes congés. » La « bonne » pression, c’est celle que vous maîtrisez en pleine conscience.

Il est facile d’oublier que nous avons plus de choix que nous le pensons. C’est parce que nous ne rendons pas toujours compte du moment où nous faisons ce choix. Le but d’un coach est de vous aider à identifier ces moments, à remonter le fil de votre pensée et à faire d’autres choix, qui vous servent plus au quotidien. Pour une consultation gratuite avec moi, cliquez sur kasia@allislove.fr

Eviter le surmenage

Eviter le surmenage

STRESS
11 septembre 2019

Cela fait quelques semaines que vous êtes rentré-e et les vacances semblent déjà bien loin. Le travail reprend à pleines turbines, vous êtes sollicité-e de toutes parts, sans compter les obligations personnelles. Et encore, on n’a pas évoqué vos nouveaux objectifs pour cette nouvelle saison ! Résultat : les bienfaits du repos estival se sont dissipés, et le stress recommence à monter. Comment répondre aux challenges de la vie moderne sans finir l’année sur les rotules ?

Tout d’abord, il est normal qu’après des vacances, la reprise d’un rythme plus soutenu vous paraisse plus pénible. Quelques semaines d’adaptation sont souvent nécessaires pour se réajuster à la charge de travail accrue.

Ne laissez pas le stress et la fatigue s’installer pour autant.

Le surmenage est l’ensemble des troubles résultant d’une surcharge d’activités : anxiété, épuisement, irritabilité… autant de symptômes qui peuvent conduire jusqu’au burn-out.

Une réponse « logique » serait de réduire la charge de travail, et nous y viendrons un peu plus tard, mais ce n’est pas la solution que j’aimerais que vous envisagiez dans un premier temps.

Voici pourquoi : votre charge de travail, même si elle vous semble immense, n’est pas ce qui cause le surmenage. Autant s’attaquer à la vraie source du problème.

Priorisez le sommeil

Après toute dépense physique ou mentale, un temps de récupération est nécessaire. Les sportifs de haut niveau dorment régulièrement 9h à 10h par nuit pour maximiser leurs performances, et ils ne sont pas les seuls.

Le déséquilibre se crée quand ces temps de récupération sont trop courts.

La première chose à faire quand votre charge de travail augmente et que vous vous sentez fatigué-e, c’est d’augmenter votre temps de sommeil.

Pour créer ce temps supplémentaire, il vous faudra peut-être renoncer à quelques soirées netflix ou à des apéros en semaine. Votre santé est plus importante que la dernière saison de Black Mirror !

Organisez votre temps

Un matin où vous avez bien dormi, prenez une heure ou deux pour planifier vos tâches de la semaine.

Cela peut vous paraître beaucoup mais dites-vous que 10 minutes de planification peuvent facilement créer 2 voire 3h plus tard.

Commencez par définir la priorité de la semaine.

Oui, LA priorité, au singulier, celle qui vous permettra de décider quelles tâches sont absolument nécessaires et celles qui peuvent attendre. Quand tout vous semble important et urgent, c’est qu’il y a un problème de priorisation et vous bénéficierez d’autant plus d’un moment de recul.

Transformez les items de votre todo en RDV dans votre calendrier. Les premiers à placer sont ceux avec vous-même : temps de loisir et de repos.

Attribuez une durée maxi à chaque tâche. Si vous n’avez qu’une demi-heure pour faire vos courses ou pour écrire un mail, alors utilisez-le au mieux et essayez de ne pas déborder.

Surveillez votre langage

Celui que vous utilisez pour vous parler, j’entends.

Notez l’impact émotionnel de phrases comme « Je ne vais jamais y arriver », « C’est beaucoup trop » ou « C’est trop dur ». Ça ne donne pas vraiment envie de s’y mettre, n’est-ce pas ? Pire, ça nous fait nous sentir encore plus mal, comme prisonniers de notre propre vie.

Dans tout ce que vous faites, rappelez-vous que VOUS choisissez vos activités. Personne ne vous force, personne ne vous mettra en prison si vous dites NON. Planifiez, mais en pleine conscience des raisons qui vous poussent à ajouter un projet à votre agenda.

Maintenant, si vous avez décidé de faire quelque chose, félicitez-vous-en et encouragez-vous, même si cela implique de redoubler d’efforts. Rappelez vous pourquoi le jeu en vaut la chandelle. « C’est dur mais ça en vaut la peine », « Je peux faire des choses difficiles », « J’ai de la chance de travailler sur ce projet ».

Si vous vous sentez toujours aussi stressé-e malgré ces recommendations (ou que vous n’arrivez pas à les appliquer), il y a sans doute des programmations inconscientes, des croyances limitantes, qui vous empêchent d’avancer. En vous faisant coacher, vous les identifierez rapidement et vos efforts commenceront à payer. Contactez-moi pour une consultation gratuite : kasia@allislove.fr 🙂

Trouver l’équilibre

Trouver l’équilibre

Trouver l’équilibre

26 juin 2019

Nous sommes nombreux-ses à rechercher « l’équilibre », ce point élusif où tous les domaines de notre vie s’accorderaient enfin. Vie pro & vie perso, carrière & famille, temps pour les autres & temps pour soi… En théorie.

On met beaucoup d’énergie à jongler entre plusieurs priorités, on se culpabilise de ne pas faire aussi bien partout, on minimise les succès qu’on obtient dans un domaine parce qu’on pense avoir échoué dans un autre.

D’où nous vient cette idée que pour nous sentir bien et fier-e-s de nous, il faudrait qu’on soit accompli-e-s dans tous les domaines simultanément ? Peut-être de l’idée que nous (= nous les femmes) arrivons à un moment dans l’histoire où nous pouvons tout avoir : corps, carrière, conjoint, enfants, succès, beauté… Ce message de libération est devenu une injonction pour beaucoup qui, faute d’avoir TOUT le package ont le sentiment que leurs accomplissements ne valent RIEN.

La promesse de « l’équilibre », c’est de nous sentir enfin en paix, « quand ». Quand on aura coché toutes les cases. Quand tout le monde sera content. Quand on aura réussi partout. Alors seulement on s’autorisera à nous sentir satisfait-e-s et comblées. Pour un court moment bien sûr puisque l’équilibre ne dure jamais.

Il y a une croyance limitante là-dessous : celle où nous aurions besoin de prouver notre valeur, aux yeux des autres d’abord, pour pouvoir la voir par nos propres yeux. Nous partons en quête de validation externe, de trophées et de preuves concrètes de notre valeur, comme si, de base, nous n’en avions aucune.

Le problème n’est pas d’avoir plusieurs projets / envies en même temps. Ça, c’est juste de l’organisation, du time-management et un peu de coaching. Le problème est de perdre notre énergie dans des impasses. Chercher sa valeur à l’extérieur de soi, c’est comme essayer de remplir le tonneau percé des Danaïdes. Vous pouvez essayer, si vous êtes assez rapides (= si vous travaillez dur), vous pouvez même avoir l’illusion temporaire que ça marche, mais une seconde d’inattention et tout s’écroule. Si vous vous sentez constamment épuisé-e, l’envie de rien, déprimé-e vous avez peut-être l’un de ces gouffres énergétiques dans votre vie.

Vous ne trouverez pas l’équilibre, ou tout autre terme pour désigner cet état de réconciliation intérieure, dans le monde. Le monde est foncièrement déséquilibré, l’avez-vous remarqué ? Le monde est en perpétuel mouvement. La vie s’en fout pas mal de la juste répartition des heures de la journée en fonction des priorités du moment. La vie s’en fout que vous ayez atteint vos objectifs, que vous soyez planté ou que vous ne fassiez jamais de sport.

La vie impose ses saisons. Des moments où un certain domaine réclame plus d’attention, d’énergie et de concentration que d’habitude. La saison des examens et concours. Les débuts (ou la fin) d’une histoire d’amour. La création d’une entreprise. Des travaux dans la maison. La naissance d’un enfant. Un deuil.

Et l’équilibre dans tout ça ? L’équilibre vous attend, là où il a toujours été, à côté de l’Estime de soi, de l’Amour Inconditionnel, de l’Abondance et de la Paix : en vous.

La vie vous fournit les matériaux mais VOUS êtes l’artiste créateur de votre propre vie.

VOUS êtes la force qui équilibre les choses, qui prend note des inégalités et qui répartit l’énergie. Qui donne du sens aux saisons et qui décide quand il est temps de passer à autre chose.

C’est VOUS qui trouvez l’équilibre dans le déséquilibre. La perfection dans l’imperfection. Le havre de paix dans la tempête.

Welcome home 😌💫

La tristesse est bonne pour la santé (mentale)

La tristesse est bonne pour la santé (mentale)

STRESS
16 avril 2019

La tristesse fait partie, avec la joie, la colère et la peur, des quatre émotions élémentaires. C’est peut-être celle que nous avons le plus de mal à accepter, en nous comme chez les autres. On s’empresse de (se) consoler, soit en niant la perte vécu (« on peut reconstruire, remplacer »), en minimisant sa valeur (« c’est juste du matériel, ce n’est pas grave ») ou en dévalorisant l’émotion elle-même (« ça ne sert à rien de pleurer »). On ne supporte pas quand elle s’éternise, mais on trouve étrange à l’inverse quand elle ne s’exprime pas dans les moments convenus à cet effet. Pourquoi fait-elle aussi peur et qu’est-ce qu’elle a à nous apporter ?

Triste par choix ?

 

La tristesse et les états qui lui sont associées (deuil, dépression, chagrin, etc.) effraient parce qu’on a l’impression de les subir. Pourtant, elle vient toujours de nous et non des événements eux-mêmes.

Elle est créée par :

1) la valeur que nous accordons aux personnes et aux choses perdues : plus grande la valeur, plus grande sera la tristesse
2) notre jugement sur cette perte, selon qu’elle nous semble irréversible, définitive et/ou préjudiciable (et qui est relatif).

La tristesse est un sujet très intime : il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises raisons d’être triste, il n’y a que nos raisons à nous. C’est toujours intéressant, et révélateur de nos propres valeurs, de se demander ce qui nous rend tristes exactement.

Qu’avons-nous le sentiment d’avoir perdu ? Cela nous dit à quoi nous sommes attachés. A nous de valider cet attachement ou non. Je veux pouvoir éprouver du chagrin quand je perds un ami ou un parent, mais je ne souhaite m’attrister de la perte de quelque chose qui est remplaçable.

 

Faut-il se consoler ?

 

Partant de ce principe, on peut être tenté de complètement éliminer la tristesse de sa vie. Puisque mes pensées créent mes émotions, je vais penser des choses qui ne vont pas créer de tristesse, comme ça je n’aurai jamais à la vivre. En théorie c’est possible, mais en pratique, c’est presque impossible et pas vraiment souhaitable.

Remarquez comme nous sommes rapides à vouloir nous consoler, à positiver, à vouloir passer à autre chose le plus vite possible. Pourquoi avons-nous tellement peur d’être tristes ? Une émotion, aussi désagréable soit-elle, n’est qu’une vibration dans le corps. Vivre son émotion, c’est tout simplement ressentir sa présence dans notre corps, sans la juger, sans essayer de la chasser, de la retenir par une histoire autour.

Souvent, en tentant de la fuir ou de la bloquer, nous nous faisons plus souffrir qu’en acceptant de la laisser nous traverser.

 

Les ‘bienfaits’ de la tristesse

 

C’est une émotion porteuse de leçons essentielles qui nous font grandir. En nous forçant à marquer un temps d’arrêt, elle nous permet de prendre du recul sur notre quotidien, de nous interroger sur ce qui a du sens pour nous et de nous repositionner si nos actes ne sont pas complètement alignés avec nos intentions.

Source de créativité, la tristesse a inspiré beaucoup d’oeuvres d’art. Cela ne veut pas dire qu’il faille être triste pour créer, mais c’est une émotion qui nous pousse souvent à nous exprimer de façon symbolique, sous forme de texte, de chanson ou de dessin, comme pour l’évacuer (ou « sublimer »).

La tristesse permet ainsi de créer du lien. On peut être touché par la tristesse de quelqu’un (ou d’une oeuvre d’art, justement) même quand on n’est pas impacté par l’événement lui-même. Elle nous pousse à nous rassembler, à montrer de l’empathie et donner de l’affection à nos proches. Elle nous permet d’accéder à notre humanité.

C’est paradoxal, mais notre capacité à aimer et à vivre la joie est d’autant plus grande qu’on sait aussi accueillir le chagrin et la perte. L’un ne va pas sans l’autre. Chaque fois qu’on nie la tristesse, ou toute autre émotion « négative », on diminue aussi notre capacité à éprouver des émotions positives – ce qui peut nous pousser à les stimuler artificiellement (alcool, drogues, junk food, etc.).

 

***

La prochaine fois que vous serez face à la tristesse, marquez un temps d’arrêt pour vous demander ce qu’elle a à vous apprendre. Parfois, en l’interrogeant, vous découvrirez que ce que vous pensiez perdu, ne l’est pas vraiment. L’objet n’est peut-être plus là, la personne que vous aimiez est peut-être partie, mais l’amour que vous éprouvez sera toujours présent pour vous et en vous. « Rien de ce qui est réel ne peut être détruit ».

Apprendre à échouer

Apprendre à échouer

STRESS
8 avril 2019

Winston Churchill disait que le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme.
Imaginez ce que serait votre vie si vous n’aviez pas peur de l’échec. Si, après une déconvenue, vous arriviez à passer à autre chose sans ruminer pendant des semaines. Si l’échec vous inspirait de nouvelles actions au lieu de vous décourager. Après tout, la réussite est inévitable tant qu’on ne s’arrête pas avant d’avoir accompli son objectif. Mais qu’est-ce que ça veut dire, se planter en beauté ?

 

Savoir qu’on va tomber

 

Au judo, l’une des premières leçons est d’apprendre à tomber. Non pas « comment éviter la chute » mais « comment tomber sans se faire mal ». La chute est inévitable. D’ailleurs, une partie déterminante du combat se déroule au sol. Notre adversaire gagne quand il parvient à nous immobiliser (ou nous renverser sur le dos).

L’échec est d’autant plus difficile à vivre quand il nous prend par surprise mais quand on sait que c’est normal, on réagit différemment. Notre culture n’a d’yeux que pour les réussites, les champions et les faits glorieux, mais chaque victoire a été préparée par des dizaines voire des centaines d’échecs.

Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas. – Thomas Edison

Pour vous donner une vraie chance de réussir, anticipez tout ce qui pourrait vous faire échouer. Listez les obstacles sur votre route et préparez des solutions. Pour écrire cet article par exemple, j’ai coupé le wifi et mis mon téléphone en mode avion pour ne pas être tentée d’aller sur Instagram ou de jouer à Jelly Splash 🙈

 

Vivre ses émotions

 

La peur de l’échec, c’est la peur de se retrouver face à des émotions jugées intolérables. Soit nous évitons les situations « à risque » qui pourraient nous exposer à la déception, à l’humiliation, ou encore à la tristesse (la zone de confort ne n’appelle pas ainsi pour rien !). Soit nous essayons de « prendre sur nous », d’encaisser sans rien montrer, en nous punissant au moindre signe de « faiblesse ». Remarquez combien de fois vous vous dites alors :
« Arrête d’en faire des caisses »
« Ce n’est pas la fin du monde ! »
« Tu es bête de te mettre dans cet état pour si peu »

Savoir échouer, c’est accepter de vivre l’émotion brute au moment où elle se présente. Sans la juger mais sans la prolonger non plus. Méfiez-vous des émotions qui surgissent quand vous vous repassez le film des événements. La rumination, l’autoflagellation ou le ressentiment sont toxiques : votre corps produit autant d’hormones de stress que devant la situation initiale, comme si vous y étiez toujours.

En revanche, s’exposer régulièrement à certaines situations les rend moins stressantes. Quand on fait de la prospection commerciale par exemple, le taux de rejet est immense (90 à 95 %). Au début, c’est très difficile à vivre, puis, comme on s’y attend, on le prend moins à coeur, si bien qu’à la fin, on se concentre uniquement sur les 5 à 10% de personnes qui sont intéressées.

 

Faire de l’échec un allié

 

Pour cela, il faut d’abord arriver à ne pas prendre les choses personnellement (plus facile à dire qu’à faire, j’en conviens !).

Imaginez que vous trouviez un coffre-fort qui contient 100 millions d’euros. Pour les obtenir, il faut trouver la bonne combinaison. A mon avis, vous ne perdriez pas de temps à ruminer les mauvaises combinaisons : vous seriez sans doute trop occupé-e à en tester un maximum pour trouver la bonne !

L’échec n’est pas seulement inévitable, il est aussi nécessaire au succès. Quand un petit enfant se met debout pour la première fois, ses jambes sont encore trop frêles pour porter le poids de son corps et il tombe. Mais à force de tomber – et de se relever – les muscles de ses jambes se renforcent, jusqu’au jour où il tient tout seul. Vous imaginez si ce petit être s’était découragé et avait décidé de passer sa vie à quatre pattes ?

Echouer ne vous définit pas en tant que personne. C’est juste un bilan de vos actions.
On parle d’échec quand :
– les actions entreprises ne produisent pas le résultat escompté
– les actions nécessaires à la réussite n’ont pas été entreprises

L’échec a une vertu pédagogique – à condition bien sûr de savoir rectifier le tir, d’où l’expression « Errare humanum est, perseverare diabolicum. » C’est une invitation à changer votre approche, mais pas votre objectif. Peu importe le temps du trajet, si vous continuez d’avancer, vous finirez toujours par arriver à destination !

Prenez une décision pour arrêter de vous prendre la tête

Prenez une décision pour arrêter de vous prendre la tête

Sortir de l’indécision

25 mars 2019

Imaginez l’espace mental disponible dont vous disposeriez si vous n’étiez pas tou- jours en train de douter. Si vous pouviez prendre une décision et avancer sans vous retourner. Pourquoi est-ce si difficile ? Parce qu’on veut prendre LA bonne dé- cision, celle qui nous évitera les erreurs et les regrets. Le problème, c’est qu’on passe beaucoup trop de temps à délibérer, alors que c’est dans l’action qu’on dé- couvre ce qui fonctionne ou pas. Si vous vous prenez la tête en ce moment, c’est qu’il y a une décision que vous n’arrivez pas à prendre. S’il n’y avait qu’une chose à retenir de cet article ce serait celle-ci : votre pire ennemi, ce n’est pas l’erreur, c’est l’indécision. 

Il n’y a pas de mauvaise décision

 

Toute décision est une action. Vos actions produisent des résultats. Ces résultats créent de nouvelles circonstances. Et, les circonstances sont toujours neutres. Tout le reste relève de vos pensées, de vos interprétations et de vos jugements.

Nos décisions entraînent des conséquences. Certaines sont perçues comme agréables, d’autres comme désagréables. Certaines se manifestent tout de suite, d’autres sont visibles sur le long terme. Dans tous les cas, ces conséquences ne sont pas responsables de nos états d’âme.

Quand vous vous sentez bien, ce n’est pas parce que vous avez pris la « bonne » décision. C’est parce que vous pensez avoir pris la bonne décision et que cette pensée vous fait du bien. A l’inverse, quand vous doutez de vos choix, ce n’est pas parce que vous vous êtes trompé-e mais parce que vous pensez que vous avez peut-être pris la mauvaise décision et que ce genre de pensée n’est pas agréable.

 

(suite…)

Que faire de vos pensées négatives ?

Que faire de vos pensées négatives ?

STRESS
18 mars 2019

Une pensée négative, c’est une pensée qui ne fait pas de bien. Ce sont les ruminations sur le passé, les jugements qu’on émet, toutes les phrases assassines qu’on se dit, face au miroir ou au travail. Et puis il y a les impasses mentales comme « Tu n’y arriveras jamais » ou « A quoi bon ? », le genre de pensées qui n’ont rien de constructif à apporter. Le problème, c’est que :

  • nous avons 60 000 pensées par jour
  • la pensée, par défaut, est orientée « survie », donc négative
  • on ne « supprime » pas une pensée comme une fichier corrompu sur un ordinateur

La bonne nouvelle, c’est qu’on n’a pas besoin de se battre contre nos propres pensées. Il suffit de leur enlever leur pouvoir de nuisance. (suite…)

Comment nos pensées créent notre réalité

Comment nos pensées créent notre réalité

STRESS
3 février 2019

C’est une idée qui a changé ma vie. S’il n’y avait qu’un seul principe à retenir quand on a le désir de « travailler sur soi », ce serait celui-ci : mes pensées créent ma réalité. Le développement personnel, les neurosciences et les spiritualités new age (loi de l’attraction en tête) lui ont donné un twist moderne, mais c’est une idée depuis longtemps développée en philosophie, notamment par les Stoïciens.

En écrivant « Il y a des choses qui dépendent de nous ; il y en a d’autres qui n’en dépendent pas. Ce qui dépend de nous, ce sont nos jugements, nos tendances, nos désirs, nos aversions » en ouverture de son « Manuel », Epictète devenait peut-être le premier life-coach de l’histoire… (suite…)

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