Comment être en vacances toute l’année ?
27 août 2018

On les attend toute l’année avec impatience. Les vacances d’été. Synonyme de grand voyage, de farniente, ou de plage. On compte les jours qui nous séparent de. Et puis nous revoilà au bureau, quelques semaines plus tard, comme si tout cela n’avait été qu’un rêve. Comment, c’est déjà terminé ? Mais il reste tant de choses à faire ! On commençait à peine à se détendre… Et que dire de ces jours qui commencent déjà à raccourcir, oui oui, subrepticement, l’air de rien, le soleil se couche de plus en plus tôt, la fraîcheur des soirées annonce l’imminence de l’automne. Quoi ? déjà ? non ! encore un peu s’il vous plaît ! Si vous aussi avez le coup de blues de la rentrée, rassurez-vous, il ne va pas durer très longtemps. Voici quelques idées pour le surmonter en douceur, mieux, pour vous sentir en vacances toute l’année !

Spoiler : tout ça, c’est dans votre tête.

Je ne jetterai la pierre à personne car je suis la première à avoir fait un « déni » de rentrée. Le soir de mon retour, j’étais en train de faire la fête à Paris plage, en poum poum short et petit haut léger, comme si j’étais toujours à la Centrale d’Hossegor, hashtag même pas froid. J’ai mis presque une semaine à défaire ma valise et à ranger mon appart…

Perso, je ne trouve pas ça étonnant. Difficile de faire mieux que cette douce régression hédoniste que sont les vacances. Même quand on est plutôt satisfait de sa vie, qu’on apprécie son travail, comment rivaliser avec ces moments où on n’avait rien d’autre à faire que de profiter du moment présent, de nous faire plaisir, sans planning, sans to-do-list, sans responsabilités (à part peut-être celle de mettre de la crème solaire…) ? Si en plus on était nourris, logés, blanchis, sans courses, ni ménage ni repas à préparer, c’est le pompon. L’été, c’est peut-être l’un des moments où nous retrouvons cette précieuse insouciance que nous avions dans notre enfance.

Puisqu’on parle d’enfance… Je ne sais pas pour vous mais moi, au bout de deux bons mois de vacances, je commençais à m’ennuyer. Mes amis me manquaient et j’avais franchement hâte que l’école reprenne (oui, j’étais CE GENRE d’enfants 🙈). Maintenant que j’y pense, ça m’a fait ça aussi, un été, il y a quelques années, où je suis partie quatre semaines. A la fin, je ne profitais plus ni des paysages ni des grasses matinées. Après avoir fait le vide complet, ma tête s’était remplie de nouvelles idées, d’envies et de projets, et il me tardait de revenir à Paris pour attaquer ça. C’est peut-être une question de durée, mon sweet spot se situant entre 3 et 4 semaines de vacances. Ou peut-être que c’est dans la tête tout ça.

Une question d’équilibre

Quand on y réfléchit bien, de quoi avons-nous vraiment la nostalgie quand nous avons le blues des vacances ? Je me dis par exemple que j’aimerais vivre au bord de la mer, mais si je me réveillais tous les matins avec une immense plage à perte de vue devant moi, est-ce que je serais aussi émerveillée chaque jour ? Ne me surprendrais-je pas au bout de quelques mois à avoir envie de montagne ? L’agitation de la « Grande Ville » ne me manquerait-elle pas ?

En fait je n’en sais rien, mais une chose est sûre : le contraste entre nos différentes expériences accentue le plaisir qu’on y trouve. Tout comme la pluie d’automne rend les jours ensoleillés encore plus joyeux, tout comme le bruit nous fait savourer le silence, les périodes de travail intense nous permettent d’apprécier comme il se doit la douce indolence des vacances, qui nous lasserait peut-être, venait-elle à se prolonger indéfiniment.

Dans un monde idéal, les périodes de repos seraient parfaitement ajustées aux périodes de travail. Comme quand on était à l’école en fait : 2 semaines de pause toutes les 6 à 8 semaines. Déjà que la France n’est pas la plus mal lotie en termes de congés payés, difficile d’imaginer tenir une telle cadence avec les exigences du travail (à moins d’être freelance #ahah). Et si je vous disais qu’il est possible d’être en vacances toute l’année, même en travaillant comme une bête ? De se sentir dépaysé dans son quotidien même quand on n’a pas le budget pour s’offrir un tour du monde ? Et sans rien changer à votre mode de vie, sans nécessairement changer de job (quoique, cette option vous est toujours accessible). Cela repose sur des ajustements dans notre façon de penser et deux principes fondamentaux, que voici :

Principe numéro 1 : les bienfaits des vacances me sont accessibles partout et tout le temps

Finalement, ce qui nous manque le plus en vacances, ce n’est peut-être pas tant la plage et le sable fin que ces moments d’insouciance et de repos, de connexion aux autres et à la nature, de disponibilité mentale et émotionnelle, d’écoute de soi, de découverte et d’expériences nouvelles. Bonne nouvelle : ces bienfaits nous sont accessibles à tout instant. Ce n’est pas la plage qui vous fait ça, c’est vous qui vous autorisez à le vivre dans ce contexte particulier. Et si vous débloquiez ces super-pouvoirs au quotidien ? Voici quelques idées :

  • j’investis pleinement mes moments de repos pour décompresser, déconnecter, et me recharger, surtout quand mon corps m’invite à le faire. Je m’accorde de vraies nuits de sommeil. J’arrête de bosser le soir et le weekend.  En respectant mon temps OFF, j’ai plus d’énergie pour mes temps ON.
  • je saisis toute occasion pour bouger mon corps, si possible en extérieur, à la lumière du jour, quel que soit le temps. Si en plus j’ai accès à un peu de nature et de verdure, c’est encore mieux. Ça compense un peu le fait d’être assis, enfermé·s la majorité du temps. Je n’ai pas besoin d’attendre les vacances d’été pour me mettre au vert, on peut aussi recharger ses batteries le temps d’un weekend ou même d’une journée.
  • je ne surcharge pas mon agenda, je me laisse des respirations dans mon planning, j’arrive à dire non aux sollicitations qui ne me nourrissent pas. J’identifie ce qui est superflu dans ma vie et ce qui me prend du temps (ex: les heures passées sur les réseaux sociaux ou devant netflix, mais aussi certaines relations que j’entretiens et qui ne font que me drainer…), que je pourrais consacrer à faire autre chose (du sport, des sorties, un side-project ou tout simplement, rien).

Principe numéro 2 : je suis bien partout là où je suis vraiment

Ça pourrait être le principe 1, tant il est important : partout où je suis pleinement présent·e, pleinement conscient·e, j’ai tout ce dont j’ai besoin.

  • Même si j’ai parfois envie de croire que c’est corrélé, en réalité, mon bien-être n’est conditionné ni à l’endroit où je me trouve, ni au temps qu’il fait, ni aux personnes avec qui je suis. La seule chose qui doit changer, c’est ma disposition d’esprit. C’est ma capacité à accueillir et à aimer ce qui est, plutôt que de lutter contre ou d’essayer de le changer. C’est le pouvoir du moment présent.
  • Ce n’est pas grave non plus si je ne suis pas en permanence dans la gratitude et la pleine-conscience. Il ne s’agit pas de nier son ressenti, de tamponner les émotions négatives qui pourraient se manifester, sous prétexte d’être dans le bien-être permanent. Honorer le présent, c’est aussi accueillir ces moments où nous peinons, où les choses semblent difficiles et fastidieuses, où nous n’aspirons qu’à repartir. Il s’agit plutôt de se rappeler, dans ces moments-là, que ce n’est qu’une illusion de notre esprit, et qu’il est toujours possible d’accéder à la joie, en revenant pleinement à soi

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