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Comment nos pensées créent notre réalité
3 février 2019

C’est une idée qui a changé ma vie. S’il n’y avait qu’un seul principe à retenir quand on a le désir de « travailler sur soi », ce serait celui-ci : mes pensées créent ma réalité. Le développement personnel, les neurosciences et les spiritualités new age (loi de l’attraction en tête) lui ont donné un twist moderne, mais c’est une idée depuis longtemps développée en philosophie, notamment par les Stoïciens.

En écrivant « Il y a des choses qui dépendent de nous ; il y en a d’autres qui n’en dépendent pas. Ce qui dépend de nous, ce sont nos jugements, nos tendances, nos désirs, nos aversions » en ouverture de son « Manuel », Epictète devenait peut-être le premier life-coach de l’histoire…

Qu’est-ce que cela veut dire, concrètement, que mes pensées créent ma réalité ?

(notez que j’écris « ma » réalité et pas « la » réalité, car je ne veux pas me lancer ici dans une discussion métaphysique sur l’existence d’un monde objectif)

  • Cela veut dire que tout ce qui se passe dans le monde extérieur (= ce qui ne dépend pas de moi) est neutre jusqu’à ce que ce soit interprété par notre cerveau.
  • C’est notre interprétation des faits, événements et circonstances qui va leur attribuer une signification et qui va les rendre agréables ou désagréables, positifs ou négatifs, désirables ou indésirables.
  • Nous avons alors une émotion, qui est directement corrélée à cette interprétation.
  • Rien de ce qui se passe dans le monde n’a le pouvoir de nous affecter en bien ou en mal. Ce sont bel et bien nos pensées qui créent nos affects, et pas les événements.
  • Nos pensées sont toujours des jugements personnels, même quand nous avons l’impression de faire un constat objectif.

Je vais être franche. J’ai eu beaucoup de mal avec ce concept au début. J’ai mis du temps à accepter qu’aucune circonstance ne soit bonne ou mauvaise jusqu’à ce que j’aie une pensée à ce sujet. Que la guerre, les viols, les meurtres, le cancer ou le réchauffement climatique, sont des circonstances neutres, des faits qui n’ont pas de charge positive ou négative en soi. La possibilité que le Bien et le Mal ne soient que des catégories mentales me révoltait au début. Je ne voulais pas devenir indifférente et voir tout de façon neutre, ou pire, positiver des atrocités.

Je vois bien aujourd’hui qu’il ne s’agit pas de ça. Il ne s’agit pas d’éliminer tout jugement ou préférence. Il s’agit simplement de comprendre le fonctionnement de notre pensée et la véritable origine de notre souffrance. Je peux choisir de continuer d’être révoltée par toutes ces choses, mais maintenant je sais que c’est un choix.

Je sais aussi désormais que mes émotions sont créées par toutes les pensées, jugements et interprétations que j’ai en permanence, que j’en sois consciente ou non. Avant, je croyais que mes émotions étaient une réponse directe à ce qui se passait dans le monde. Si je me sentais mal, c’est qu’il y avait une raison objective, que je m’empressais de trouver. Il me manque ça et ça pour réussir, et de toute façon, je suis nulle, incapable, etc. J’attribuais également mon bonheur à des circonstances extérieures : ça ira mieux quand… je serai vraiment heureuse le jour où… Dans les deux cas, j’avais tort.

C’est une bonne nouvelle qui peut être difficile à accepter. « Comment ça je crée ma propre souffrance ? Donc, si j’ai une vie de merde, en gros, c’est de ma faute ? Si je me fais harceler, c’est de ma faute aussi ? ». Bien sûr que non. D’ailleurs, rien ne vous oblige à croire que vos pensées créent votre réalité (c’est un peu le comble de l’ironie : choisir de ne pas croire que vous ne choisissez pas ce que vous croyez).

A quoi ça sert de savoir que nos pensées créent notre réalité ?

 

Je vais vous dire ce que ça a changé dans ma vie.

  • Ça m’a permis de prendre conscience que l’immense partie de ma souffrance était optionnelle. Je ne dis pas que je ne souffre plus – c’est faux et en plus, je ne crois pas que le but ma vie soit de supprimer toute souffrance – mais j’arrive à mieux en identifier les causes.
  • J’ai beaucoup appris à observer mes pensées. J’ai d’abord compris que je n’étais pas mes pensées (ouf ! parce que je pense beaucoup de conneries), et je ne les subis plus comme une réalité objective avec une origine, une histoire et un sens. Je les vois davantage comme des phrases (ou des nuages) qui passent dans ma tête.
  • J’ai aussi appris à mieux me connaître en observant les mouvements de mon mental. Mes pensées inconscientes ont commencé à remonter à la surface et je ne vais pas vous mentir, ça n’est pas joli joli. C’est même effrayant ! Mais ce n’est que comme ça qu’on peut réussir à changer ses pensées.

C’est ça la vraie bonne nouvelle. Nous sommes plus libres que nous le croyons. Nos pensées ne dépendent que de nous. Nous pouvons les changer, créer de nouvelles pensées et générer ainsi toutes les émotions que nous voulons. L’amour, la joie, l’abondance, la gratitude, la compassion nous sont accessibles à tout moment, sans rien changer à nos vies. Juste en portant notre attention sur les pensées qui les créent. Mais comment change-t-on ses pensées ? Comment arrêter de ruminer les pensées « toxiques » ? Comment créer des émotions ? #staytuned

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Kasia