Comment tenir vos résolutions cette année ?
3 janvier 2019

Imaginez un monde « idéal », où on peut réaliser absolument tout ce qu’on veut. Aucun obstacle n’est insurmontable, on trouve une solution à chaque problème. C’est un monde où il suffit de penser à quelque chose, un projet, une envie, pour aussitôt en entreprendre la réalisation. Dans ce monde, il n’y a pas de procrastination, de doute permanent, de manque de confiance en soi qui tienne. Peu importe le temps que cela demande, chaque tâche est menée à terme et vous contemplez à chaque étape les résultats que vous avez créés. Dans ce monde-là, il est amusant de créer et de se challenger. Plus l’objectif paraît impossible et irréalisable, plus c’est fun. S’inscrire pour un marathon quand on n’a jamais couru de sa vie ? Eh pourquoi pas ! Ecrire un livre ? Reprendre ses études à 50 ans passées, pourquoi ce serait un problème ?

J’aime croire que les choses se passeraient naturellement comme ça si on enlevait tout ce qui se met en travers de notre chemin. Le fameux « principe de réalité », l’autocritique impitoyable, l’absence de plan d’action, sans oublier les nombreuses distractions dont notre monde regorge. J’ai essayé d’imaginer qui je serais si je tenais toujours mes engagements envers moi-même, si je réalisais tous les projets que j’avais envie de créer. J’ai l’impression que c’est tout un pan de ma vie, de mon être, qui manque et franchement ? j’ai un peu les boules parce que je ne rattraperai jamais ce temps-là.

Voilà pourquoi j’ai décidé, en ce début d’année, de me donner un seul objectif, un Big Goal pour 2019 : éliminer ce qui s’interpose entre mes rêves et moi. Ce qui limite ma capacité d’action et de création. Ce qui me fait procrastiner ou ce qui me pompe mon énergie au point où il ne m’en reste plus pour faire ce qui compte vraiment.

J’arrête les excuses

Le problème quand on se dit en permanence qu’on n’a pas le temps, pas les ressources (matériel ou argent), pas le réseau ou tout simplement pas la disponibilité pour faire quelque chose, on en fait notre réalité. La réalité, ce n’est pas ce qu’on constate avec nos propres yeux. La réalité, c’est ce qu’on choisit de croire. Et cette année, je choisis de croire que j’ai toujours le temps de faire ce que j’ai décidé de faire. Je choisis de croire que de grandes choses peuvent être accomplies à raison de 10 minutes à la fois. Que je n’ai pas besoin d’équipement coûteux pour me lancer. Que je trouverai une solution quoi qu’il arrive. Fuck yeah !

J’arrête les faux plaisirs

Une soirée pizza netflix, c’est agréable, de temps en temps, ça fait du bien, mais si je passe ma vie à ne faire que les trucs agréables ou rassurants, aka la « zone de confort », comment vais-je développer la résilience et le courage pour supporter l’incertitude et la difficulté qu’implique de se lancer dans un projet un peu ambitieux ? La discipline, ce n’est pas un trait de caractère comme je l’ai longtemps cru, c’est un muscle qui se travaille chaque fois qu’on choisit de remettre au plus tard la gratification et de s’atteler à une tâche pénible mais nécessaire. Nous avons à notre disposition une pléthore d’activités qui nous apportent une gratification immédiate : la bouffe (le sucre notamment), l’alcool,  le sexe, les séries, les réseaux sociaux… Alors bien sûr, ces plaisirs sont très agréables et nécessaires dans une certaine mesure, mais il en existe d’autres, plus durables, comme la satisfaction d’avoir résolu un problème, terminé un projet ou juste de se dire « allez, demain matin je me lève une heure plus tôt pour faire du sport », et de le faire vraiment.

J’arrête les pensées assassines

Comme il serait plus simple de travailler sans toutes les petites phrases assassines qui tournent en boucle dans notre tête : « C’est nul ! » « Tu n’y connais rien ! » « Aucune chance que ça marche ! » On se contenterait de faire le job, sans états d’âme. Si les choses sont plus difficiles que prévu, on n’y verrait pas la preuve de notre incapacité fondamentale à le faire, on augmenterait simplement la dose d’effort.  C’est possible d’arrêter cet auto-harcèlement continu qui nous mine dans nos entreprises quelles qu’elles soient. En décidant de ne plus y faire attention. Ces pensées seront toujours là, comme les haters sur internet, mais on peut arrêter de les écouter.

J’arrête de douter

Descartes écrivait que quand on est perdu dans une forêt, il faut choisir une direction et s’y tenir coûte que coûte. A force de marcher, on finira toujours par aboutir quelque part. Mais faire un choix est devenu très difficile dans notre société où règne l’abondance d’options. Tout engagement est difficile, même dans un projet aussi anodin que le choix du papier peint. Suis-je la seule à questionner sans arrêt tout ce que je fais, à m’interrompre en cours de route pour me demander si je suis bien sur la bonne voie, s’il ne vaudrait pas mieux essayer autre chose, s’il n’existe pas mieux ailleurs ? Pourtant, quand j’ai décidé de cuisiner quelque chose, je ne m’interromps pas au bout de la recette en me demandent si à la place des gaufres je ne ferais pas plutôt des beignets. Douter et questionner, voilà encore des choses dont on peut se passer. CQFD

J’arrête d’arrêter

Pourquoi la plupart des résolutions échouent ? Parce qu’on s’arrête avant de les avoir atteintes. La première fois que j’ai entendu ça, j’ai du faire un pause. Hein ? Mais c’est vrai. Si je fais un Paris-Lyon, à moins d’avoir un accident grave qui m’empêche de continuer, je ne vais pas faire demi-tour parce qu’il y a des bouchons ou une route barrée. Peu importe le temps que ça prendra, du moment que j’avance, je sais que j’y arriverai à destination. On peut aborder ainsi chacun de nos objectifs : même s’il nous paraît lointain ou difficile d’accès, la seule façon d’y arriver, c’est de faire un pas après l’autre. Il peut arriver qu’on trébuche ou qu’on se dévie, mais il suffit de se remettre sur la route sitôt qu’on s’en rend compte : mieux vaut arriver en retard que pas du tout.

J’espère que vous êtes remontés comme des coucous après avoir lu ça, moi en tous cas je suis à bloc !!  J’ai bien conscience que cela fait beaucoup de choses à changer cette année, et pour être honnête j’ai la trouille de ne pas y arriver. Surtout que cela vient s’ajouter à tout le reste (le travail, la « vie », etc.).  Mais je n’ai plus envie de faire marche arrière, je n’ai plus envie de me cacher. Parce que ne pas réaliser ses rêves, c’est pénible aussi, bien plus pénible que l’échec ou la difficulté. Alors quitte à en chier, autant construire quelque chose au passage… Pour finir, j’ai décidé de me faire coacher ! Je vais travailler avec la seule et l’unique master life coach Brooke Castillo, dont les podcasts à eux seuls ont déjà changé ma vie. Cela fait partie, avec la créativité, des nouveaux sujets qui seront traités sur le blog en 2019. Très bonne année à tous !!

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