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Est-ce important d’atteindre ses objectifs ?
10 septembre 2018

La rentrée est souvent synonyme de résolutions et d’objectifs que nous nous fixons. Moi la première, je suis rentrée de vacances avec une énergie nouvelle que j’ai eu envie de réinvestir dans mes projets. Voici une liste non exhaustive (quoique légèrement exhausting) :

  • Publier deux fois par semaine sur ce blog
  • Écrire un nouveau livre
  • Créer une chaîne Youtube. Ou un Podcast.
  • Aller courir 3 fois par semaine, nager 1 fois par semaine, et marcher tous les jours
  • Faire du yoga le matin
  • Faire une détox (pas de gluten, pas de laitages, pas de sucres raffinés, pas de café, pas d’alcool) sur un mois, avec reconduction possible.
  • Créer tous les jours quelque chose, qu’il s’agisse d’un dessin, d’une photo, d’un texte…

Rien que de lire cette liste me fatigue, liste qui n’inclut même pas mes résolutions professionnelles, mes envies de sorties (les expos, les films, les activités, les podcasts, les livres, les séries à découvrir)… Le mois vient à peine de commencer et je suis déjà en retard sur pas mal de trucs : je n’ai posté qu’une fois la semaine dernière, je ne suis pas aussi stricte que je l’aimerais sur ma détox (haaaan, j’ai bu du cidre, j’ai sucré un déca, et j’ai mangé du gâteau maison au gluten, vite qu’on me fouette !) et je ne suis pas encore retournée à la piscine.

Certains remarqueront à raison que, peut-être, je me fixe trop d’objectifs. C’est vrai, je pourrais choisir juste un truc dans cette longue liste et essayer déjà d’y parvenir. Mais ça ne résoudrait pas le problème fondamental qui est que : nos envies et idées sont toujours plus nombreuses et abondantes que le temps, l’énergie et les ressources dont nous disposons pour les réaliser, en tous cas à un instant donné. Des milliards de spermatozoïdes pour un seul ovule, deux à la limite, il n’y en a pas un qui mérite plus que l’autre de décrocher le pompon. Alors comment choisir ? C’est difficile de renoncer. C’est difficile aussi de ne pas s’en vouloir, de ne pas se sentir en échec, alors qu’à la base, personne ne nous a demandé de sortir de notre zone de confort.

 « A quoi bon se fixer des objectifs, si on ne les atteint jamais ? »

Pourquoi, en effet, s’infliger ça ? Pourquoi cette tyrannie à vouloir devenir meilleurs à tout prix ? Est-ce qu’on ne pourrait pas déjà apprendre à nous aimer tels que nous sommes ? C’est une posture valable, que j’ai adoptée en tous cas pendant quelques années. Avant de me rendre compte que les envies, comme les pulsions, ne nous demandent pas notre avis pour se manifester et nous titiller. Nous ne pouvons pas nous empêcher de grandir. Nous avançons même quand nous avons l’impression de stagner, si bien que notre petit cocon finit toujours par nous paraître étouffant.

Peut-être que le problème, c’est que notre attention est trop braquée sur les résultats.

Ce qui ne veut pas dire que les résultats sont sans intérêt, simplement qu’ils ne font pas tout. Les résultats, ce sont juste des indicateurs ponctuels, presque géographiques, qui nous situent sur notre trajectoire. Ils ne disent rien de nos motivations ou de nos intentions. Aussitôt atteints, aussitôt remplacés : j’ai perdu 5 kg, maintenant je veux me muscler. J’ai couru un marathon maintenant je veux faire un triathlon. J’ai fini un roman, maintenant j’attaque le deuxième. Tel Sisyphe, en haut de la montagne, vous regardez le rocher dévaler la pente. Le temps de reprendre votre souffle, tout est à recommencer. Quand on a conscience de ça, on peut commencer par se délester de cette pression à « performer » à tout prix, à être toujours au taquet de sa to do list et regarder « the bigger picture ».

Si atteindre ses objectifs n’est pas aussi important qu’on le croit, qu’est-ce qui l’est ? Eh bien peut-être l’effort déployé, notre engagement au quotidien pour se rapprocher un petit peu plus d’un idéal qu’on sait qu’on n’atteindra jamais.

« A great life is determined by the amazing goals you commit to, not necessarily the ones you achieve. »

pour citer Brooke Castillo, une life coach américaine. C’est une idée qui a un peu cassé mon cerveau quand je l’ai entendue la première fois mais ça fait sens. Par exemple, j’aimerais réduire mes déchets. Sans doute, n’arriverai-je pas tout de suite à faire tenir toutes mes ordures dans un simple bocal, comme cette jeune femme qui n’achète plus au’en vrac, composte ou recycle tout, fait ses propres cosmétiques et produits d’entretien. Mais faut-il que je m’empêche de passer à l’action sous prétexte que cet objectif me paraît trop difficile ? Faut-il que je me décourage parce que je ne suis pas arrivée à publier deux articles la semaine dernière ? Ou que j’abandonne ma détox parce que j’ai fait un écart ?

Les résultats ne sont que des marqueurs.

Ce que je veux vraiment, c’est trouver une façon de m’alimenter qui rend mon corps heureux tout en me faisant plaisir. C’est instaurer une pratique de création quotidienne où je me rends disponible, mettant de côté les notifications et les distractions pour me consacrer à l’écriture ou à la photo. C’est chercher comment réduire mon empreinte carbone et de consommer de façon plus éthique et écologique. L’engagement que nous prenons à réaliser nos objectifs est plus important, plus durable et plus impactant au final que les résultats obtenus. Alors n’ayez pas peur de viser la lune, comme disait Oscar Wilde, « car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles ».

    Bienvenue

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    Vous avez des idées, des envies, des projets plein la tête, mais du mal à passer à l’action ? Vous êtes au bon endroit !

    Vous découvrirez comment dépasser le stress, le doute et la procrastination, accéder à vos talents cachés et créer tout ce dont vous rêvez 🖤

    Kasia