Trop de pression au travail
2 octobre 2019

C’est un des facteurs de mal-être dans le monde du travail. Le sentiment de stress permanent au sujet de vos performances. Quand vous avez l’impression d’être déjà au max de vos capacités et qu’on attend de vous deux fois plus de résultats. Avec le spectre d’un  licenciement en arrière-plan. Cette pression peut vite transformer votre quotidien en cauchemar. C’est un sujet à prendre au sérieux : comment garder sa santé mentale dans un environnement qui exige toujours plus de vous ?

Imaginez que vos parents vous disent :  « Mange ta soupe, sinon ça va barder !». Cette phrase a peut-être eu quelque effet quand vous étiez enfant (et encore…) mais cela vous ferait bien rire si au prochain repas de famille, vous vous faisiez menacer de la sorte. 

Le monde du travail n’est pas si différent. Les enjeux ont peut-être changé, mais le mécanisme est le même. Votre boss peut dire ce qui lui plaît. Les objectifs de l’entreprise, aussi démesurés soient-ils, ne peuvent à eux seuls générer de la peur ou du stress.

Vous me direz peut-être que les deux n’ont rien à voir, que dans un cas, vous savez que vous ne risquez rien, et dans l’autre, vous pouvez vous faire virer.

C’est bien pour cela que vous avez la pression : parce que vous croyez que la « menace » est réelle, ce qui déclenche une réaction de stress comme face à n’importe quel danger.

Si vous pensez que vous retrouver sans emploi est l’une des pires choses qui pourraient vous arriver, et que par-dessus on vous donne un ultimatum « améliore tes performances ou ton contrat ne sera pas reconduit », oui, c’est parfaitement logique que vous ayez la pression.

Cette pression vient néanmoins de vous, de votre système de valeurs. Je parie qu’il existe bon nombre de salariés pour qui un licenciement serait une bonne nouvelle – pas forcément une partie de plaisir mais l’occasion de commencer un nouveau projet, ou de prendre une année sabbatique.

Peut-être est-ce autre chose qui vous terrorise : la peur de ne pas être à la hauteur, ou d’être « démasqué-e » dans votre incompétence présumée.

Si vous vous sentez sous pression, ne laissez pas le mal-être s’installer. Il faut vous demander d’où cela vient exactement. Le but n’est pas de vous convaincre que vous vous faites des idées, mais de vous connaître un peu mieux et d’examiner s’il n’y a pas d’autres réactions plus efficaces que le stress.

Admettons que vos résultats du dernier trimestre soient très inférieurs aux projections. Vous pouvez partir dans une spirale de pression et d’angoisse et vous martyriser à coups de « Je te l’avais bien dit que tu n’y arriverais pas !! ». Vous passez alors en mode « survie », ce qui coupe l’accès à votre créativité, nécessaire pour trouver des solutions. 

Heureusement, il y a d’autres options.

Vous pourriez par exemple réagir avec curiosité. « Tiens, c’est intéressant. Je vais examiner ce qui s’est passé pour comprendre. »

Vous pourriez aussi en profiter pour avoir une discussion avec votre supérieur : « Je pense que pour atteindre les objectifs dans les délais impartis, il faut débloquer des ressources supplémentaires ».

Ou bien reconnaître, en toute bienveillance envers vous-même, « Effectivement, ce n’est pas sur ce poste que je me sens le/la plus performant-e ».

Vous pouvez aussi choisir de vous mettre en état de stress. Vous prenez conscience des enjeux et un petit coup de pression vous fait sortir de votre apathie ou procrastination. « Allez, cette fois je m’y mets sinon je n’aurai jamais fini avant mes congés. » La « bonne » pression, c’est celle que vous maîtrisez en pleine conscience.

Il est facile d’oublier que nous avons plus de choix que nous le pensons. C’est parce que nous ne rendons pas toujours compte du moment où nous faisons ce choix. Le but d’un coach est de vous aider à identifier ces moments, à remonter le fil de votre pensée et à faire d’autres choix, qui vous servent plus au quotidien. Pour une consultation gratuite avec moi, cliquez sur kasia@allislove.fr

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